| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> La chanson de l'hirondelle - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : La chanson de l'hirondelle
Publié par ironik le 20-10-2012 19:37:11 ( 880 lectures ) Articles du même auteur



Sur le rebord étincelant
D'un de ces innombrables toits
Baignés par l'astre, ce grand roi
Qui suit sa course d'un pas lent,

Se tiennent quelques voyageurs
Dont les plumages colorés
Virent depuis les cieux dorés
Toute contrée, toute splendeur.

Le premier de ces volatils
Montrait un panache bleuté
Parmi ses plumes ameutées.
Aux autres des oiseaux dit-il :

"Lorsqu'aux pointes du jour paraît
Les prémices de l'hiver blanc,
Mes ailes, ces membres ballants,
Me transportent sous d'autres rais.

Je traverse les bois de Grèce,
Lentement laisse mon esprit
S'adoucir dans ce vert abris,
Et m'alanguir dans ma paresse

Entre les hêtres dépités,
Entre leurs feuilles qui frémissent
Et leurs longs rameaux qui gémissent
Par les vents légers agités."

Et le second, un geai moqueur,
Dont la coiffure aux traits carmins
Convenait à son air mutin
Révèle l'état de son cœur :

"Je m'éloigne de vos Ménades
Pour survoler les Alcazars
Et visiter les grands Bazars
Des belles contrées de Grenade ;

Tous ces voiles ambrés de Perse,
Ces tentures aux tons de suif
Et puis ces étoles de nuit,
Ces beautés sans nombre me bercent."

Et l'hirondelle, un peu moins forte,
Dont les deux ailes ne tolèrent
Voyager mille lieux dans l'air,
Aux deux dit-elle de la sorte :

"Vous, mes amis, vous pouvez tout,
Braver les vents et leurs bourrasques
Sans que ne soient touchés vos casques,
Ni vos panaches, vos atouts.

Tandis que moi dans ma faiblesse,
Sous Apollon, sous ses cieux d'or,
Je ne peux plus outrer le sort,
Passer les mers dans l'allégresse.

Et pourtant ces contrées lointaines,
Ces beaux pays, ce beau Couchant,
Tous leurs trésors loués des chants,
Je vois de mon âme sereine.

Et ce ne sont mes yeux qui voient ;
C'est mon esprit inégalé
Qui me mène sur toute allée,
Sur tout chemin, sur toute voie."

Des ailes! Des ailes! Des ailes!
Le poète en a deux, brisées.
Il ne peut suivre l'alizé,
Mais fait ainsi que l'hirondelle.

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 20-10-2012 22:32  Mis à jour: 20-10-2012 22:32
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9069
 Re: La chanson de l'hirondelle
Citation :
Des ailes! Des ailes! Des ailes!
Le poète en a deux, brisées.
Il ne peut suivre l'alizé,
Mais fait ainsi que l'hirondelle.


Le poète vole malgré tout son esprit le transporte.
Ce long voyage dans des lieux fameux, avec ces beaux oiseaux est bien merveilleux.

Tu aimes les hirondelles ce me semble.
Une coquille:
Citation :
Le premier de ces volatils

Volatiles
Merci
ironik
Posté le: 22-10-2012 08:22  Mis à jour: 22-10-2012 08:22
Plume d'Or
Inscrit le: 13-06-2012
De:
Contributions: 77
 Re: La chanson de l'hirondelle
Merci de ton commentaire!

Les hirondelles sont de beaux oiseaux! En effet, je les apprécie! :)

Je vais essayer de rajouter quelques strophes à ce texte (pour y inclure un troisième volatile)!
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
41 Personne(s) en ligne (12 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 41

Plus ...