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Nouvelles confirmées : Le Crépuscule des Demi-Dieux - Dix-huitième Partie
Publié par dominic913 le 24-02-2012 11:43:50 ( 618 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles confirmées



Quelle que soit la décision des Personnages, ceux-ci ne peuvent que poursuivre leur chemin à l’intérieur des souterrains. Ils ne peuvent évidemment pas aller plus loin au-delà de cette crypte, puisque l’Abbé Julien Maistre et ses comparses sont sur le point de se diriger vers elle afin d’accomplir sa basse besogne. Ils ne peuvent que revenir sur leurs pas et chercher à atteindre les caves du monastère Saint-Martin. De fait, ils atteignent l’escalier non loin duquel ils ont dû se dissimuler un moment auparavant, afin de laisser passer les Prêtres partant à la rencontre de Julien Maistre. Ils gravissent les marches qui conduisent à l’ouverture qui apparaît dans son plafond. Ils se retrouvent à l’intérieur d’une cave aux murs sales, pleine de poussière et de toiles d’araignées. Une odeur nauséabonde flotte dans l’atmosphère. Divers sacs d’aliments et des barriques d’eau potable s’y entassent. Au fond se dessine l’entrée d’un corridor aux murs défraichis et constellés de fissures. De fait, les Personnages ne s’attardent pas dans cette salle. Ils s’enfoncent dans le couloir, qui aboutit rapidement à un croisement dont une des issues est un second escalier en colimaçon s’élevant jusqu’au plafond. Les autres passages se perdant dans les ténèbres, les Personnages décident de le gravir. Ils atteignent une pièce qui ressemble plus à une crypte qu’à autre chose. Sur les murs en effet, se discernent plusieurs fresques sculptées dans les parois, représentant apparemment différents épisode de l’existence de Saint Martin. Au centre du lieu se dessine un sarcophage de pierre aux contours ouvragés. Une plaque de marbre le recouvre, et au centre de cette dernière se distingue le nom « Saint-Martin » en lettres d’or et d’argent. A l’autre extrémité des lieux existent une seconde ouverture ; il s’agit, une fois de plus, d’un corridor à l’intérieur duquel les Personnages se mettent bientôt à progresser. Sur chacun des deux murs de celui-ci, ainsi qu’au plafond par instants, des représentations d’anges combattant des démons ailés se distinguent ; les anges foulent leurs adversaires aux pieds, et certains des diables paraissent enchainés aux parois du couloir. Un peu plus loin à l’intérieur du tunnel, aux abords immédiats de ces sculptures, des phrases rédigées en latin ont été gravées dans la pierre. Un peu plus loin encore, des dizaines de caisses ont été entassées contre les murs. Elles contiennent des armes de toutes sortes : pistolets, sabres, couteaux, ainsi que des munitions. Finalement, il se termine devant une porte défoncée. Et de l’autre coté apparaît une grande salle circulaire soutenue au centre par des piliers s’élevant jusqu’au plafond. Ses murs sont en partie effondrés sur eux mêmes, tandis que des roches de toutes tailles parsèment son sol ; quelques stalactites pendent également à son sommet. Et au centre se dessine un puits soutenu par un muret, et dont l’ouverture est bloquée par une lourde herse cadenassée. Enfin, à l’autre bout de la salle, un statuaire représentant un ange tenant en laisse un démon en train de ramper au sol, bavant et griffant le sol de rage, apparaît. L’un des doigts de la main droite de l’ange est brandi devant lui, en direction d’une des parties du mur qui tient encore debout, bien que largement fissuré.  Il n’y a pas d’autre passage qui part de cette salle.

Les Personnages y pénètrent donc, et fouillent les lieux si le cœur leur en dit. Mais ils n’y découvrent rien d’intéressant. Ils peuvent explorer le site de fond en comble ; ce n’est qu’au bout d’un moment, en examinant le statuaire de plus près, qu’ils comprennent alors que le doigts de l’ange désigne un petit renfoncement juste en face de lui. A l’intérieur de celui-ci, dissimulé dans l’ombre et par une multitude de toiles d’araignées, se distingue un levier en métal rouillé. En l’abaissant, ils voient alors une partie de la paroi située juste à coté s’ouvrir. Or, dès que le pan de mur leur donne la possibilité de franchir son seuil, ils perçoivent des bruits de combats en provenir.

De toute façon, n’ayant pas d’alternative en ce qui concerne leur itinéraire, les Personnages ne peuvent qu’enjamber les quelques gravats qui les empêchent encore d’aller plus avant. Dès lors, ils pénètrent dans la cave d’une habitation. Quelques caisses brisées et éparses s’y discernent. Plusieurs sacs éventrés gisent sur le sol. Mais surtout, ils se rendent compte de la présence d’un homme d’une trentaine d’années. Celui-ci cache derrière lui une petite fille d’une dizaine d’années aux traits figés par la terreur. Devant eux se dessinent les cadavres ensanglantés de plusieurs personnes. Le jeune homme est actuellement en train de défendre farouchement sa vie, car une demi-douzaine de soldats de la milice l’attaque de toutes parts. Il est sur le point de succomber à ses blessures lorsque les Personnages entrent en scène.

Evidemment, les Personnages peuvent immédiatement venir à son secours, et dans ce cas, le combat tourne en leur faveur. Au bout de quelques instants, les hommes d’armes de la milice s’enfuient, s’ils voient qu’ils ne peuvent pas vaincre les nouveaux arrivants. Une fois l’affrontement terminé, le jeune homme remercie les Personnages avec ferveur. Il se dit se nommer Olème Brasset. Il explique hâtivement que sa sœur Caroline et lui sont des Huguenots qui se sont réfugié dans la cave de cette maison quelques instants auparavant. Il dit encore qu’ils sont traqués depuis plusieurs jours par des Pères Jésuites du Collège de Montauban. Car ces derniers souhaitent en effet convertir de force Caroline au Catholicisme, comme ils l’ont déjà fait avec d’autres – jeunes pour leur plus grande part - avant elle. Il poursuit en disant que cela fait apparemment quelques temps que cela dure, et que l’évèque de Cahors couvre leurs agissements. Il dit encore qu’il a entendu parler d’une rumeur selon laquelle ces enfants seraient ensuite dispersés dans tous les couvents ou monastères de la région, afin de mieux leur inculquer la véritable foi, et que Caroline était destinée à suivre le même chemin. Et il termine en insistant sur le fait qu’ils semblent poursuivre leur oeuvre en ce moment même dans tous les lieux de la ville encore sous leur contrôle.

Il dit alors que le seul qui le protégeait encore jusqu'à présent, c’était le comte de Lamoricière. Mais, comme celui-ci est maintenant mort, puisqu’il a disparu durant l’incendie de son château, les partisans des Catholiques – même parmi ses propres troupes de soldats ou de miliciens – s’en donnent à cœur joie, comme les Personnages ont pu le constater un instant auparavant.

Il continue en disant qu’a l’origine, son intention était en fait de s’enfuir par les souterrains de Montauban en compagnie de Caroline. Il veut rejoindre au plus vite ses correligionaires Huguenots en train de se rassembler dans les rues de la ville. Mais, surtout, il souhaite retrouver l’un des plus fameux négociants en vin de la cité, Maitre Anselme Constant ; car ce dernier est aussi l’un des chefs du parti Huguenots, et l’un des principaux alliés du comte de Lamoricière. Depuis que le comte est mort, ce sont Anselme Constant et ses amis qui ont repris les rennes de la révolte, et qui tentent de repousser les Catholiques au sein de leurs églises, tout en défendant les remparts contre les assauts des troupes de Monsieur de Beaujeu. D’autre part, Anselme Constant et ses amis sont conscients qu’ils ne pourront plus tenir très longtemps si la soldatesque du comte de Lamoricière située à une demi-journée de marche de là n’arrive pas à leur rescousse sous peu. De fait, ils vont prochainement essayer de sortir de la ville afin d’anéantir l’armée de l’évêque de Cahors. Car désormais, de nombreux hommes issus de celle-ci progressent de plus en plus loin sur les remparts ; leurs assauts sont de plus en plus virulents. Et ses défenseurs sont sur le point de lâcher, d’autant qu’ils ont déjà dû abandonner une de ses principales tours à leurs ennemis. Il doit donc les rejoindre au plus vite pour les aider à les repousser définitivement hors de la ville.

Une fois qu’il en a terminé avec son exposé sur la situation actuelle aux abords des remparts et des portes de Montauban, les Personnages peuvent à leur tour dire à Olème Brasset ce qu’ils savent. Ils peuvent lui expliquer les prochaines intentions de l’Abbé Julien Maistre pour tenter d’ouvrir les portes de la ville à l’évêque de Cahors et à ses hommes. Dans ce cas, Olème Brasset s’emporte en expliquant qu’il n’y a pas une minute à perdre. Les Personnages doivent l’accompagner, et rejoindre avec lui Anselme Constant, afin qu’ils évoquent avec ce dernier ce qu’ils connaissent des plans De l’Abbé et de ses sbires. Il dit qu’il connaît un itinéraire rapide qui mène à l’habitation d’Anselme Constant. Dans la foulée, les Personnages peuvent renchérir en disant qu’ils connaissent un passage menant directement aux remparts, dont l’issue se trouve aux abords d’une fontaine datant de l’époque Carolingienne. Mais, pour l’atteindre, ils doivent passer par d’anciens souterrains existant sous l’abbaye de la Chaise-Dieu. Olème Brasset rétorque alors aussitôt qu’il connaît effectivement ces passages, et qu’ils se trouvent non loin de l’endroit où ils sont en ce moment mêmes. Mais, il dit qu’il vaut mieux qu’ils le suivent tout d’abord chez Anselme Constant. Car il parait, insiste t’il, que les tunnels y menant sont actuellement tenus par une troupe de brigands et de détrousseurs de grands chemins. Or, ces brigands font souvent des affaires avec Anselme Constant, et il leur sera plus facile d’atteindre la fontaine Carolingienne, s’ils expliquent a leur chef que c’est Anselme Constant qui les envoie. Par contre, Olème Brasset ne donne pas cher de la peau des Personnages s’ils décident de s’aventurer aux alentours du repaire souterrain de ces brigands seuls et sans protection.

Quelle que soit l’issue de l’échange entre les Personnages et Olème Brasset, ce dernier prend bientôt sa sœur Caroline par la main. Il se dirige vers le passage secret par lequel les Personnages sont arrivés. Il s’y engouffre, et s’enfonce dans les souterrains de la ville.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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