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Nouvelles confirmées : Le singe et le serpent
Publié par Loriane le 06-03-2012 16:40:00 ( 929 lectures ) Articles du même auteur



Armelle, dite Mémelle et le serpent.

j 'ai conservé un souvenir cuisant de tes attaques contre l'ennemi.
Ce jour où je conduisais la voiture sur l'autoroute entre Montpellier et Marseille, une petite envie de grignoter m'avait conduite dans un magasin et ma gourmandise avait porté mon choix sur une viennoiserie appelée sacristain,
Un gâteau fin, long et couvert de chocolat.
Je le déposais, soigneusement emballé dans son papier, sur le tableau de bord de la voiture et j'ai repris la route.
Nous étions seules toi, Armelle ma singette, et moi.
Toi, assise à l'arrière, tu semblais ne t'intéresser qu'au paysage et aux voitures qui nous doublaient.
Je te voyais calme, et somnolente sucer ton pouce, comme tu le fais bien souvent.
Lorsque, soudain, ton attention se porta, sur mon « 4 heures ».
D'abord intriguée par cette forme oblongue, et obéissant à ton insatiable curiosité, tu tiras sur le papier, et du même coup, tu découvris son contenu ondulant et couvert de taches marron.
Horreur! Horreur! mais quelle horreur !
Nous étions, brutalement, toi et moi, dans la voiture infernale.
En une seconde, un combat à mort était engagé entre ce terrible « reptile », là, sur le tableau de bord, et toi, toute occupée à nous protéger de ma folle inconscience, et à nous défendre.
D'un bond, le bras tendu pour rester à distance, prudente, tu as saisi, "le dangereux animal" d'un geste vif, rapide, comme si ce contact te brûlait les doigts, et tu l'as projeté fortement au sol.
Boum! ! écrasé !
Et voici donc, que maintenant j'avais, non plus un mais quatre gâteaux, mais seulement bien plus petits, évidemment.
Mais l 'ennemi était à terre, ça c'est le moins que l'on puisse dire, et il fallait au plus vite profiter de ton avantage et l'achever sans pitié, aucune.
« Arrête!!, Mémelle!!, mais, arrête!!, je conduis, c'est très dangereux, calme toi, ce n'est qu'un gâteau, bon sang !!»
« Kriick Kriiiiiick » ton cri de guerre, guttural et vibrant venu du fond de ta peur était violent.
""mais, maman, ça va pas ? mettre un serpent dans la voiture, tu vas pas bien !?"
Tu sautais et tu sautais encore, tu faisais de grands bonds excités dans tous les sens, il te fallait au plus vite éloigner cet ennemi de ta race, mais surtout sans le toucher, afin bien sûr, d' éviter une morsure où une piqûre de venin mortel.
Tu poussais des cris de damnée dans lesquels se mêlaient tout à la fois la colère et la terreur.
Tu tirais le papier, le faisais tournoyer dans l'air, tu jetais des morceaux de gâteau que tu avais réussi a attraper.
Ce fut vraiment un beau combat, disons le, un sacré carnage.
Chaque morceau fût écrasé à coups de poing, ou projeté avec force contre les parois de la voiture.
Mais toujours en gestes vifs et brefs, en réduisant autant que faire se peut le contact avec cette chose répugnante qui t'effrayait tant.
Accrochée à mon volant, en état de panique, je cherchais, vite, très vite un parking, pour stopper.
« Mémelle, arrête !! c'est pas dangereux, calme, Mélouille !!, c'est un gâteau, patate ! calme! »
Je te parlais avec une voix que je voulais douce, rassurante, mais sans effets notables.
« HIIII! KRIIICK, sus à l'anaconda, à mort l'anaconda, à mort »
Rien ne te calmait.
Tu voulais détruire ce dangereux reptile que j'avais si inconsciemment introduit dans notre véhicule.
J'ai conduit, concentrée, sans me laisser distraire, mais le temps me sembla long, jusqu'au prochain arrêt, jusqu'à la plus proche aire de repos.
Ouf!!!
La voiture enfin arrêtée, le calme était presque revenu, et pour cause : l'ennemi était tout à fait mort, et on peut dire même, probablement enterré, car il avait tout à fait disparu.
En miette, réduit en bouillie, en purée, le monstre était pulvérisé.
Il n'en restait rien, rien de rien.
Merci, Mémelle, merci beaucoup, si j'avais su j'aurais prévu une paille pour manger mon gâteau, à moins que je ne me transforme en aspirateur, je ne vois pas d'autre solution, vraiment !
Non, je ne vois pas d'autre solution, et puis merci, mille fois, pour l'état de la voiture. La plus grosse miette est de le taille d'un grain de riz, il n'y a pas un endroit propre dans ce véhicule.
" la voiture est dégueulasse! folle va ! Mon dieu, quel spectacle, pauvre voiture! pauvre de moi!!!!"

Tout est ma faute, ma singette, j'avais oublié ta nature profonde, j'avais oublié qui tu étais vraiment.
Tu as conservé en ta mémoire atavique, ce rejet animal puissant et salvateur de tous tes ennemis naturels.
Attaque, mon bel animal sauvage! Défends toi, courageuse biquette sauvage.
Les petits capucins sont comme le chevalier noir, celui qui, même mort, combat encore.
Les petits capucins sont très vaillants, ils se battent avec courage, et ne reculent pas devant l'ennemi, ça jamais, pas même devant un ennemi en pâte feuilletée, couvert de chocolat.
Ils sont braves et n'écoutent que leur vaillance, ils mènent leurs combats avec détermination à leur terme, avec panache, jusqu'à la victoire finale;
Bravo, mon admirable guerrière, viens me faire un bisou, ma Mémelle, ma belle singette, câlin mon amour.

Lydia Maleville

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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