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Accueil >> xnews >> La morne saison - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : La morne saison
Publié par emma le 12-05-2013 18:27:45 ( 793 lectures ) Articles du même auteur




L’arrière pays est mort
A la morne saison
Quand le brave estivant
Est parti de bonne heure
Les bagages sur le toit
Le sourire enterré
Et le visage fermé
Comme porte de prison

L’arrières pays est mort
Et les vieux se reposent
Sur le bord des terrasses
On dirait l’autre monde
Mais un monde sordide
Que l’on cache au solstice
Sous un soleil de plomb
Quand las d’avoir fait croire
Au paradis sur terre
Ne sachant comment taire
Le démon de l’ennui
Qui sévit toute l’année
Sous les toits de chaume dur
Qui font les cartes postales
Belles à en pleurer
Ce beau pays natal
Que l’on vend tout l’été

L’arrière pays est mort
A la morne saison

C’est comme préfère ma mère
Qui étale son linge
Aux haleines d’Automne
Ses robes sont des phalènes
Qui lors s’agitent un peu

Enfin elle se sent libre
« Libres d’être nous-mêmes »
Dit-elle sourire aux yeux
Même si pour être libres
Il faut mourir un peu

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Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 12-05-2013 19:51  Mis à jour: 12-05-2013 21:02
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: La morne saison
Ton poème exprime une situation que le brave estivant ignore bien souvent; c'est que toute la gaieté qui lui a tant plu, durant ses vacances, repart avec lui. Que c'est lui, le touriste , qui, comme en l'auberge espagnole, crée cette ambiance de vacances qui lui laisse tant de beaux souvenirs pour l'année qu'il aura devant lui, avant de revenir, sans doute.
Pendant des années, dans ma boutique d'Ajaccio, j'ai vu passer des quantité de touristes enthousiastes qui me disaient qu'ils se plaisaient tant en Corse qu'ils avaient décidé de tout vendre, chez eux, pour venir s'installer ici.
Ce qu'ils ne savent pas, et tu le soulignes bien dans ton poème, c'est que les autochnomes de leurs vacances n'ont pas le même comportement à leur égard que les autochnomes qu'ils auront comme voisins.
De touristes agréables et (ou parce que ) généreux, ils deviendront les 'pinzuti ' qu'ils resteront jusqu'au dernier jour.
Ce qu'ils ne savent pas, c'est combien les plages peuvent être sinistres sous la pluie ou quand le vent souffle, combien il devient lassant et banal, parfois, d'aller voir pour la trentième fois, le merveilleux paysage qui fait pâmer le touriste qui le découvre.
Ce désenchantement se manifeste après trois ans, environ, de résidence. J'en ai connu beaucoup qui repartaient chez eux. Certains, s'étant imprégnés de la véritable atmosphère du pays, prennent la mesure de leur changement de vie, l'acceptent et sauront se contenter de la large pèriode agréable qu'offre ce pays.
Il y a peut-être certains endroits où l'ambiance vacances rêgne douze mois par an, mais pas là où je suis passé.
Loriane
Posté le: 12-05-2013 22:20  Mis à jour: 12-05-2013 22:20
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9079
 Re: La morne saison
J'ai aimé ton poème et il me montre combien j'ai de la chance.:
J'adore la morne ou morte saison. Je l'aime au point de fuir la plage l'été avec cette foule qui m'insupporte. J'aime tant, mais tant les grandes et longues, longues, plages vides, le sable trempé, le vent , les coquillages qui osent enfin remonter, les nuages lourds, les bungalows inutiles, les flamands roses qui reviennent au bord des étangs débarrassés des craintes et du bruits, le silence, on retourne à la naissance du monde, à l'origine des temps et des rêves, J'aime, mais j'aime, quand les touristes partent je cours vers la plage et je jubile, il fait froid, c'est sauvage, inquiétant et tout m'inspire, je vis, je revis ...

Citation :
Enfin elle se sent libre
« Libres d’être nous-mêmes »
Dit-elle sourire aux yeux
Même si pour être libres
Il faut mourir un peu


Et moi je pense :
"Même si pour être libres
Il faut frémir un peu" .

J'aime beaucoup, pour moi ambiance de rêve
Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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