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Nouvelles : La combattante chapitre 10
Publié par aliv le 08-11-2013 19:44:34 ( 829 lectures ) Articles du même auteur



Alyssa reprit connaissance, le lendemain matin, dans une chambre d'hôpital. La lumière matinale illuminait la pièce. La jeune fille tourna la tête vers la fenêtre, pour profiter de la chaleur des premiers rayons de soleil. Elle ferma les yeux, un sentiment de bien-être l'envahit.

On frappa à la porte, une personne entra et s'installa sur le lit auprès de la jeune fille.
- Bonjour ma princesse, annonça-t-elle en lui caressant la tête.
- Bonjour, balbutia-t-elle la bouche sèche.
Andrew qui portait sa blouse et son stéthoscope, se leva, remplit un verre d'eau et fit boire sa fille.
- Merci, réussit-elle à dire d'une voix plus claire.
- Comment vas-tu, lui demanda-t-il en lui prenant le pouls.
- Fatiguée...
- C'est normal, les médicaments font encore effet, expliqua-t-il cette fois-ci en lui prenant la tension.
- David va bien ? Questionna-t-elle en laissa son père arranger les coussins.
- Il va bien. Ne t'inquiète pas, rassura-t-il.
Il attrapa la fiche du patient qui était au pied du lit et indiqua prestement les derniers relevés.
- Verdict.
- Pour quelqu'un qui a été poignardé, tu t'en remets très vite, affirma son père en se réinstallant sur le lit. Andrew lui retira une mèche de cheveux qu'elle avait devant les yeux, admira son doux visage puis lui prit tendrement la main.
- Aly une personne attend pour pouvoir te voir. Il veut prendre de tes nouvelles.
- Il ?
- C'est l'agent Sullivan. Je voulais savoir si...
- Bien sûr que je veux le voir. J'ai des remerciements à lui faire.
- Je le fais entrer, avisa-t-il en se dirigeant vers la porte.

Il sortit dans le couloir, aperçut l'agent appuyé contre le mur. Dès que son regard croisa celui du médecin, il se remit au garde-à-vous et attendit sa décision.
- Elle veut bien vous voir, mais seulement quelques minutes. Elle a besoin de repos.
- Il n’y a aucun problème. Merci beaucoup, remercia-t-il en passant la porte.
- C'est moi qui dois vous dire merci. Vous lui avez sauvé la vie, ajouta Andrew en s'en allant.

Alyssa n'avait pas remarqué sa présence. Elle était occupée à se battre avec le lit pour pouvoir s'asseoir. Elle n'était pas du tout habituée au bouton de la télécommande du lit médicalisé.
- Besoin d'aide, demanda Michael en s'approchant vivement de la couche.
- Je veux bien.
La jeune fille lui tendit la télécommande et le laissa faire.

En fin de compte, Michael abandonna l’appareil et aida la jeune fille à s'asseoir. Après quelques minutes ou son corps fut maltraité, elle réussit à s'installer confortablement.
Il approcha le fauteuil et se disposa au bord de celui-ci.
- Comment allez-vous, demanda-t-il d'une douce tonalité.
- Selon mon père, je guéris plus vite que prévu, mais je ne sens pas la différence. Chaque mouvement est un calvaire, expliqua-t-elle en évitant soigneusement le regard de son interlocuteur. Et puis cela m'apprendra à foncer avant de réfléchir, ajouta-t-elle.
- J'avoue que vous êtes une tête de mule, admit-il. L'essentiel est que vous alliez bien et...
- Et cela, est grâce à vous, coupa-t-elle.
- C'est une habitude chez vous de couper la parole aux autres, affirma Michael en riant.
- Pardonnez-moi, s'excusa-t-elle en baissant la tête.
D'un geste, il lui releva la tête et planta son regard dans le sien.
- Cela fait votre charme, avoua-t-il.

Alyssa se noya dans le regard amande, taché d'une pointe de vert de l'agent. Les palpitations de son cœur s'accélèrent, ses joues s'empourprèrent. Elle savait qu'elle ne pouvait pas admettre ce sentiment, mais elle approcha sa bouche de celle de Michael. Leurs lèvres étaient à seulement quelques centimètres les unes des autres. Mais au dernier moment, un courant d'air pénétra dans la pièce et fit claquer la porte. Les deux personnes sursautèrent. Michael se retira de l'étreinte de la jeune fille. Un silence pesant s'installa dans la chambre. Il fut interrompu par la visite inopportune d'un médecin. Il ne remarqua pas le malaise, car il était occupé à s'égosiller au téléphone. Il raccrocha après deux petites minutes et s'approcha du lit.
- Mademoiselle, je vous présente le docteur John Roux.

La jeune fille observa l'homme en face d'elle. Elle le connaissait. Elle l'avait déjà vu à plusieurs reprises à l'hôpital. Elle savait que la plupart des femmes tombaient sous son charme. Il faut l'avouer, ses cheveux d'un blond doré, coupés courts, ses yeux d'un bleu saphir ne pouvaient que faire fondre le cœur de ces demoiselles.

- On se connaît, il me semble, risqua Alyssa.
- En effet, cela fait quelques mois que je travaille avec vos parents, affirma le jeune médecin.
- John fait partie de l'unité spéciale depuis quelques années maintenant. C'est l'un de nos meilleurs médecins et l'un des plus qualifiés pour s'occuper de vous, intervint Michael.
- Pourquoi me donner un médecin, j'ai déjà mes parents ? Questionna Alyssa à l'adresse de Michael.
- C'est exact, mais dans certaines circonstances, ils ne pourront pas intervenir. Vous êtes fatiguée, on reparlera de tout cela plus tard, changea-t-il de sujet.
- Je suis d'accord, vous avez besoin de vous reposer. Je suis passé vous voir pour me présenter et pour vous assurer que vous pourriez sortir demain matin, déclara John.

Alyssa était tellement courbaturée, épuisée, qu'elle avait beaucoup de peine à réfléchir aux paroles des agents.  Elle se contenta de leur faire un mince sourire. John reposa sa feuille après avoir noté quelque chose, puis sortit après lui avoir fait un signe d'au-revoir. Quant à Michael, il prit le temps de lui rendre son sourire avant de la laisser se reposer.

000

- Vous savez, je peux marcher, se plaignit Alyssa.
- C'est la procédure, expliqua John en poussant le fauteuil roulant dans le couloir de l'hôpital.
- C'est une procédure à la con, bredouilla la jeune fille.
John afficha un sourire aux paroles de sa patiente, mais ne releva pas.
Dès qu'ils arrivèrent devant l'entrée de l'hôpital, les portes s'ouvrirent automatiquement.
- Bonjour ma chérie, salua Victoria en lui déposant un baiser sur le front.
- Vous comptez me porter jusqu'à la voiture, ajouta-t-elle à l'adresse du médecin.
- Aly, ne sois pas désagréable, il veut t'aider, intervint sa mère avec une pointe d'autorité.
- Ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave. Au moins, c'est la preuve qu'elle va bien, répondit John. Je suis désolé, je dois vous laisser, j'ai à faire, ajouta-t-il en regardant son téléphone.
- Passez une bonne journée, lança Alyssa avec un sourire.
- Tu es vraiment incorrigible, affirma Victoria en l'aidant à se lever. J'ai pris mon après-midi, annonça-t-elle. Tu veux faire quelque chose de précis, demanda-t-elle à sa fille qui prenait place sur le siège de la voiture.
- Oui, je voudrais rendre visite à une personne, afin de la remercier correctement.
- Pas de problème, donne-moi l'adresse.
- En face de chez nous. Tu vois ce n'est pas trop loin de ma chambre au cas où j'ai envie de faire une énième sieste, ironisa Alyssa avec un sourire.
Victoria détailla les traits fins du visage de sa fille, lui caressa la joue puis lui déposa un baiser sur le front.
- Cela me va. Au moins, je serais où te trouver, répondit-elle en refermant la portière.
Elle contourna le véhicule, s'installa à son tour, mit sa ceinture, ordonna à sa fille de faire de même puis démarra tranquillement.

Alyssa commençait à s'impatienter. Depuis qu'elles étaient parties de l'hôpital, le véhicule s'était arrêté à chaque feu rouge qui se trouvait sur la route.
- J'ai l'impression que le sort s'acharne sur nous, s'énerva la jeune fille.
- Mais non, regarde, on est arrivé, rassura Victoria en ralentissant afin de prendre un dos-d'âne.
- Ce n'est pas trop tôt. Tu veux bien me laisser devant son portillon s'il te plaît, demanda-t-elle, tout en regardant le paysage défiler devant ses yeux.
Sa mère s'exécuta et stoppa le véhicule devant un portail blanc. Alyssa remarqua que le rideau d'une des fenêtres venait de se remettre en place.
- Merci. Je te promets de ne pas rester trop longtemps et puis j'aimerais bien passer une après-midi mère-fille comme avant, argumenta la jeune fille en ouvrant la porte.
- Mais avec plaisir, ma chérie. À plus tard.

Alyssa descendit puis se dirigea d'un pas hésitant vers le portail qui s'ouvrit comme par enchantement. Elle releva la tête, son sauveur était venu à sa rencontre.
- Je... J'ai pas mal de questions à vous posez, réussit-elle à prononcer.
- Venez, ne restons pas dehors, dit-il avec douceur.
Ils s'aventurèrent dans l'étroit hall d'entrée de la demeure. Michael prit les devant et conduisit la jeune fille dans le salon.
- Je vais chercher des boissons chaudes, mettez-vous à l'aise, proposa-t-il en laissant Alyssa au milieu de la pièce.
Son regard balaya la salle très largement. Certes, le désordre y régnait, mais cela ne la dérangeait pas. Elle retira maladroitement son manteau et chercha un endroit où le déposer. Elle décida de le garder avec elle sur son bras. Ensuite, elle s'avança vers un fauteuil en cuir et s'y installa. Mais se releva inopinément car quelque chose l'avait dérangé. Un stylo traînait dans un coin. Elle le prit et le posa sur la table basse. Au même moment Michael réapparut dans la pièce portant un plateau, qu'il déposa gauchement sur le guéridon.

- Je suis vraiment désolé pour le désordre, je n'ai pas eu le temps de tout remettre en ordre, s'excusa-t-il en retirant des vêtements qui traînaient ici et là.
- Ce n'est pas grave, répondit Alyssa en le suivant des yeux.
- En quoi puis-je vous aider, demanda-t-il en versant du chocolat dans deux tasses.
- Tout d'abord merci, commença la jeune fille.
- De quoi, questionna Michael en poussa une tasse vers Alyssa.
- Pour m'avoir sauvé la vie. Je n'ai pas eu l'occasion de le faire correctement.
- Cela a été un plaisir, répondit l'agent avec un fin sourire.
Alyssa réalisa un signe positif de la tête, mais ne s'attarda pas davantage.
- Ensuite, j'ai des questions qui me trottent... Plutôt une question, hésita-t-elle.
- Je vous écoute, annonça Michael en portant son bol à sa bouche.
- Le pouvoir de prémonition... Pourquoi maintenant ? Décida-t-elle de solliciter.
- Vos pouvoirs sont liés à vos émotions, vos sentiments. La plupart du temps, ils apparaissent dans un état de nervosité, de stress...
- Depuis quelques mois, je suis plus que perdue. Je n'arrive plus à me retrouver, avoua Alyssa calmement comme pour argumenter les explications de l'agent.
- Et puis, vous êtes très proche de votre ami. Vous avez peur de le perdre. Cela peut être une autre raison du développement de ce don, continua Michael en acquiesçant les dires de la jeune fille.
- On a toujours été proches. Mais avant...
- Vous avez toujours eu des prédispositions, depuis votre plus jeune âge, mais vous ne vous en êtes jamais rendu compte. Mais depuis que la combattante, avant vous, est décédée, vos aptitudes se sont développées. Vous comprenez ?
- Oui. C'est en moi et je ne peux rien y faire. Je crois que je suis obligée de vivre avec. Et j'ai une faveur à vous demander. Compléta Alyssa.
- Je suis tout ouïe, répondit Michael content de voir que sa protégée intégrait très vite les faits.
- Je voudrais que vous m'appreniez les techniques de combat. Je crois que c'est une bonne solution pour que je vive aussi longtemps que possible, déclara la jeune fille.
- J'attendais que vous me le demandiez. Je suis ravi de devenir votre professeur, annonça-t-il avec un sourire.

Sur ces mots, Alyssa se leva et commença à mettre son manteau. Michael se plaça derrière elle, puis l'aida à s'habiller.
Ensuite, elle se dirigea vers la sortie, suivie de près par l'agent. Elle ouvrit la porte et sortit.
- Au revoir, dit-elle en descendant les marches.
- Passez un bon après-midi, répondit Michael en restant sur le perron.
En bas de l'escalier, Alyssa se retourna et lança :
- Je suis désolée... Désolée, pour ce qui a failli se passer à l'hôpital, je...
- C'est pardonné et oublié, balbutia Michael aimablement.
Pour simple réponse, la jeune fille afficha une risette puis partit.
Sullivan la suivit du regard, puis pénétra dans son logement.

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Loriane
Posté le: 11-11-2013 15:10  Mis à jour: 11-11-2013 15:10
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9132
 Re: La combattante chapitre 10
je suis perdue :

La combattante, meurt en Russie, presque tous les personnages ont des noms Anglais, et
Citation :
C'est la procédure, expliqua John en poussant le fauteuil roulant dans le couloir de l'hôpital.

ça c'est vrai qu'au US et encore pas dans tous les états.
Alors j'ai du mal à situer ton récit.
Merci
aliv
Posté le: 11-11-2013 18:22  Mis à jour: 11-11-2013 18:22
Plume d'Argent
Inscrit le: 25-03-2013
De:
Contributions: 290
 Re: La combattante chapitre 10
La dernière combattante était Russe. Et je l'ai fait mourir en Russie.

Pour les noms Anglais. Pour cette version tu es la première à me le dire. J'ai changé les noms, sauf Sullivan et je suis allée prendre les noms sur internet, ils sont tous français.

Le récit se situe en France et non au US. Je sais parfaitement que le fauteuil roulant n'est pas obligatoire mais j'ai voulu le mettre, pour moi c'est beaucoup plus crédible après un coup de couteau.

J'espère avoir pu d'aider.
Loriane
Posté le: 11-11-2013 18:50  Mis à jour: 11-11-2013 18:50
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9132
 Re: La combattante chapitre 10
Mais en plus de Sullivan, Andrew, John, Michael ... sont tous des prénoms anglais.
Et si tu introduis dans ton récit des anecdotes qui appartiennent à une autre culture, tu déroutes ton récit..
Si l'action se passe en France, tu ne verras jamais de fauteuil.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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