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Accueil >> xnews >> Erato: 1 - Bacchus : 1 -- Match nul . - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : Erato: 1 - Bacchus : 1 -- Match nul .
Publié par Bacchus le 28-01-2014 21:30:00 ( 612 lectures ) Articles du même auteur



- O Putaing ! fainéant, reprend un peu ta lyre !
Ton histoire de train, moi, ça me fait pâlir.
Fan de pied, t'es fada ? Et tu te crois poète ?
O graine de coucourge, tes clients s'embêtent !

- Calme-toi, o douceur, laisse-moi t'expliquer.
La poèsie, vois-tu, est chose compliquée....
-Va endormir ailleurs. Moi, ce que je constate,
C'est qu'ils se tirent en douce, et sans que tu combattes.

- Mais enfin, Erato, pourrais-tu me comprendre ?
Parmi tant de chemins, je ne sais lequel prendre,
Et pour plaire à chacun, j'aurais tout essayé.
Pour qu'ils restent fidèles, faudrait-il les payer ?

- Tu n'es plus dans le coup, O mon pauvre Bacchus;
Afin de les garder, fais donc preuve d'astuce :
Rappelle-toi du temps, honteux, je le confesse,
Où, pour les appâter, tu leur parlais de fesses.

- M'enfin, mon Erato, le fessier ne paie plus !
On en voit de partout, on en trouve aux surplus !
La Belle au bois dormant ? A poils, elle se brade,
Et elle fait le tapin dans de sordides rades.

- Ben tu vois ? Là, tout seul, t'as trouvé le filon .
Possédant la jument, trouve-lui l'étalon !
Par exemple, Simplet, perdant son pucelage
Dans un décor de rêve, au milieu des feuillages.

- Non Erato, jamais ! face à ce déshonneur,
Comment pourrais-je encor respirer une fleur,
Parler de l'onde pure et de claires rivières,
Si je dois y planter de sinistres rombières ?

- Et tu t'étonnes encor, arrivé à ton âge,
De n'avoir publié jamais la moindre page ?
- Tu y vas un peu fort ! Si je suis un peu lu,
De là à éditer...Je n'ai jamais voulu.

- La muse que je suis à bien des choses à faire.
Je te laisse, en soufflant, arranger tes affaires.
Tu avais des projets ? Tu peux t'y atteler.
Si tu veux quelque chose, oublie de m'appeler.


" Je te retrouve enfin, abyssale souffrance
Pétrie de noirs desseins,de sombres espérances
Perdues dans les arcanes de tourments sans fin,
Jonchés d'alexandrins me laissant sur ma faim ..."

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
tagazou
Posté le: 28-01-2014 23:13  Mis à jour: 28-01-2014 23:15
Plume d'Or
Inscrit le: 17-07-2013
De: aulnay sous bois
Contributions: 483
 Re: Erato: 1 - Bacchus : 1 -- Match nul .
Surtout à ne pas jeter aux orties ! Le dernier quatrain sublime, résume tout ce qu'il y a d'ironique de désinvolte et de pathétique dans la totalité du poème! Salut Bacchus! Tagazou. (Erato? Polymnie ou terpsichore)?
arielleffe
Posté le: 29-01-2014 09:51  Mis à jour: 29-01-2014 09:51
Plume d'Or
Inscrit le: 06-08-2013
De: Le Havre
Contributions: 805
 Re: Erato: 1 - Bacchus : 1 -- Match nul .
Moi je suis fan, et une de tes fidèles lectrices, pas besoin de parler de fesses tu as raison !
Loriane
Posté le: 29-01-2014 17:15  Mis à jour: 29-01-2014 17:18
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 8910
 Re: Erato: 1 - Bacchus : 1 -- Match nul .
L'âme du poète ne se brade pas ! Tu as raison Bacchus !
Erato est bien exigeante, tout au temps que capricieuse et cette inconséquente est frivole elle nous abandonne aux premières brumes sombres, c'est une infidèle mauvaise fille qui ne sait pas nous soutenir quand la vie traîne les pieds.



Citation :
- M'enfin, mon Erato, le fessier ne paie plus !
On en voit de partout, on en trouve aux surplus !
La Belle au bois dormant ? A poils, elle se brade,
Et elle fait le tapin dans de sordides rades.


Ça eut payé, mais crois moi ça paye encore, il faut juste forcer la dose.

Citation :
" Je te retrouve enfin, abyssale souffrance
Pétrie de noirs desseins,de sombres espérances
Perdues dans les arcanes de tourments sans fin,
Jonchés d'alexandrins me laissant sur ma faim ..."

D'une justesse émouvante, presque une communion : idem pour moi.

Quel beau moment
Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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