| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Les Sirènes - Nouvelles - Textes
Nouvelles : Les Sirènes
Publié par alexis17 le 17-04-2014 10:00:00 ( 594 lectures ) Articles du même auteur



Bonjour à vous ! Voici un de mes textes, n'hésiter pas à laisser un commentaire, bon, ou mauvais tant qu'il est honnête !


La maison de la famille Carmine était située en haut de la plus haute colline du quartier des briques rouges. On ne pouvait la rater, au milieu de toutes ces maisonnettes de briques pourpres, noircies par la pollution : elle exhibait sa pâleur du haut de son trône, elle exhibait sa triste agonie. Des décennies à vivre dans la pente l’avait faîte s’écrouler, tout doucement ; l’étage semblait s’effondrer dans le living-room et les colonnes du porche s’affaissaient sur elles-mêmes, se repliaient dans le parquet de la terrasse.

Starlet et Bunny musardaient dans le jardin, emmitouflées dans d’épaisses vestes noires, serrant leurs tasses de café et se regardant droit dans les yeux, comme si elles faisaient valser leurs iris, comme si elles s’apprivoisaient, se chassaient. Starlet sortit sa casquette de sa poche arrière de jean et se l’enfonça sur la tête.
« Il faut qu’on se venge. Qu’importe que ça va coûter, qu’importe que je prenne une amende, que je me refasse un mois de taule, qu’importe c’qu’y m’arrive tant qu’on lui pourrit sa foutue baraque, murmura Starlet entre ses cheveux blonds ».
Bunny s’assit sur un transat en plastique et prit un air profondément pensant, presque idiot, se tressant les cheveux, s’arrachant quasiment les mèches par paquets noirâtres. Elle prit une grande gorgée de café brûlant et s’échauffa l’œsophage. Elle toussota et un nuage d’haleine s’envola vers les cieux et l’ouate nuageuse déchirée.

« Le courant fougueux nous emportera, charriera nos vêtements mouillés dans les rapides, nous noiera alors que, quelques lunes plus tôt, le ruisseau caressait nos tendres joues. J’ai peur Starlet, j’ai peur. Tu n’as pas peur toi ? Tu n’as pas peur de moi, pas peur de toi ? Qu’adviendra-t-il si je… Tomberais-je dans l’océan, me noyant lentement dans une amère folie, perdant un à un mes esprits avisés, les gâchant par kilos dans des fossés mortuaires ? Je ne veux pas finir comme tous ces corps prodigués dont la chaire pourrie n’est plus qu’un flacon de parfum haineux. Je ne veux pas mourir. ».

Starlet n’écoutait plus Bunny, ne l’avait peut-être jamais écoutée, et continuait de boire son café en tournant en rond. Lorsque la chope de café se retrouva vide, elle la jeta violemment contre l’herbe grasse et la tasse blanchâtre se brisa dans un millier d’éclats, un millier de cristaux incandescents, scintillant sous les rais d’un doux après-midi automnal.

« Nous chantons les louanges d’une jeunesse que nous pensons éternelle, mais le vent nous embaume de bandelettes feuillues, nous fait chavirer contre la terre stérile, et, immobiles et inconscients, nous finirons par nous décomposer le temps d’un été. Et toi Starlet, le vent souffle-t-il sur ton ventre plat, sur ton nombril si profond qui n’obsède que toi et moi. ».

Starlet s’approcha d’elle, en faisant grincer sa mâchoire si fine, en la dévisageant sauvagement et pris le visage de Bunny entre ses mains. Elle serra, pressa ses joues, jusqu’à que les larmes sortent par dizaines.

« Tu sais Starlet, nous risquons gros, mais je t’aime trop pour ne pas prendre ce risque. Je ne me défile pas, tu sais ; pour toi, je ne me défilerais jamais Starlet. Tu es ma Starlet. ».

Starlet relâcha son visage et l’enlaça dans ses bras. Elle colla sa joue sur l’épaule de Bunny et lui murmura un tendre mot. Bunny se mit à rire, dévoilant ses dents blanches et embrassa l’arête du nez de Starlet, puis la pointe.

« Tu sais ma Bunny, on se fera pas prendre. Le vent nous porte, il souffle dans notre dos, pas contre nous. Il nous permet de voler, tu sais. Nous avons des ailes Bunny ! ».

Starlet avait depuis longtemps laissé divaguer sa mémoire dans les bas tréfonds de l’insalubrité psychique.

« Nous ne sommes pas issues des hautes sphères, mais nous n’allons pas laisser cet enfoiré de trou du cul s’assoir tranquillement sur nous, nous traiter comme des chiennes, comme de vulgaires putes à qui l’on jette quelques billets. Je ne le laisserai pas te rabaisser ou me rabaisser une fois de plus. Il va le payer et rien ne l’empêchera de souffrir. ».

Starlet pris Bunny par la main et l’emmena au fond du jardin, ouvrit le garage et s’approcha de l’établit du patriarche. Elle examina longuement le panel d’outils et prit tout d’abord un marteau, maniable et féroce, sauvage, de quoi éclabousser les murs de cervelle. Elle le tendit à Bunny qui le prit d’une main hésitante et le mit dans sa ceinture. Puis, Starlet se saisit d’un énorme pied de biche dont le manche était bien trop pansu pour ses doigts de jeune fille, pour ses paumes d’artistes.
Elles allèrent ensuite dans la voiture, une vieille automobile deux places dont la peinture jaunâtre avait noircie avec les années. Starlet vérifia que le paquet était bien dans le coffre et se mis au volant. Elles décidèrent tout de même de faire un dernier tour dans le quartier avant d’aller déloger le fumier.

« Refait un tour ma belle. Fait-nous faire un tour. Je veux revoir toutes ces maisons avant d’y aller. J’ai besoin de me souvenir qui je suis avant de devenir quelqu’un d’autre. Une dernière danse, un dernier tour de piste. ».

Un camion de glace passa et les enfants s’y précipitèrent, abandonnant leurs tricycles rouges, délaissant leurs battes et leurs crosses, sortant de leur poche leur unique billet tandis que la ritournelle des sorbets envahissait l’air. Malgré le froid, tous se jetèrent sur M. Hull et sa camionnette féerique. Ils se figeaient devant le cinquantenaire qui leur récitait son habituel numéro : il prenait une voix grave, faisait tinter les clochettes au bout de ses manches de chemise, dévoilait ses dents jaunâtres et riait à pleine gorge. Ses yeux globuleux et son sourire blond lui conférait une face hideuse, mais après tout, c’était le vendeur de glaces. Les enfants ne pouvait s’empêcher de sourire et, lorsque tous les visages s’étaient éclairés, le vieux marchand leur demandait un à un leur parfum préféré.

« Tu crois qu’on redeviendra des fillettes Starlet. Ou sommes-nous perdues à jamais ? Peut-être qu’on devrait partir quelque part, reprendre une nouvelle vie, celle d’un autre ou celle de personne, reconstruire notre passé. ».
Starlet sourit.

« Ouais, on ira dans une petite ville en Irlande. Je serais Simone et tu seras Blondie, je serais serveuse et tu seras chanteuse, on rira, on boira, on vieillira, et tout sera oublié. Tout s’effacera et tout recommencera. Ou sinon, si tu n’aimes pas l’Irlande Bunny, on ira à… on ira à Buffalo. ».

Bunny s’affaissa sur le siège et prit un air pensif. « C’est où Buffalo ? ». Starlet haussa les épaules et lui demanda une cigarette. Bunny sortit un paquet de la boîte à gants et tapota le fond pour en faire sortir deux belles et longues blondes. Elle se les mit toutes les deux dans le bec et les alluma avant de jeter le paquet par-dessus son épaule. Elle passa une clope à Starlet et toutes deux se mirent à enfumer la bagnole, crapotant leurs maigres mégots du bout de leurs lèvres rouges et saignantes.

« Tu crois qu’on ira au paradis Starlet ? Tu crois que… que le paradis existe Starlet ? ».

Lorsque Bunny dit cela, elle savait déjà que leur simple vengeance tournerait au malheur. Elle le savait mais elle ne pouvait laisser Starlet y aller seule. Celle-ci comprit également ce qui se préparait et soutenu à Bunny que le paradis existait et qu’elles ne manqueraient pas d’y aller. Intimement toutes deux savaient, et pourtant, un sentiment inconnu les poussait vers la destruction de leurs âmes juvéniles, à peine écloses et pourtant dépourvues de leur ardeur passée. « Le paradis existe. Oui, il existe, se murmura Bunny à elle-même ».

Les maisonnettes de briques rouges défilaient et le tour de piste s’éternisa en une valse sempiternelle. Bunny se mit à pleurer mais Starlet l’agrippa violemment par le cou et posa sa tête sur ses cuisses. Bunny sanglotait de plus en plus fort, laissant les larmes se déverser sur les genoux cagneux de Starlet.

Finalement, lorsque l’église communale fit retentir cinq coups, la voiturette s’arrêta devant la maison du fumier. L’herbe y était superbement verte et la peinture rouge resplendissait sous le soleil, sous le firmament incandescent. Elles sortirent et allèrent chercher le paquet du fumier dans le coffre : deux énormes sceaux de sang de cochon accompagnés de quelques bouts de chaire rance et pourrissante. Elles enlevèrent les films plastiques qui les recouvraient et en prirent chacun un. Elles marchèrent lentement jusqu’à la baie-vitrée du salon et y balancèrent subitement le sang, sans un mot. Elles restèrent de marbre et l’on entendit un cri de femme, horrifiée, apeurée ; à son tour, un enfant d’une dizaine d’années pleura d’effroi. Le fumier sortit en courant. Bunny se saisit du marteau et le laissa discrètement derrière son dos.

« Je vais vous buter salopes ! J’aurai déjà dû le faire ! Vous allez payer pour ce que vous venez de faire. Vous allez voir, personne ne vient chez moi, personne ne… Je vais vous tuer et je vais… ».

Alors qu’il s’approchait de Starlet, qui, le pied de biche dans sa main, s’était figée de peur, le corps du fumier s’écrasa sur l’herbe du jardinet familial. Ses yeux vides vers la route, son crâne ensanglanté contre la terre humide. Bunny le frappa de nouveau et son nez explosa. Starlet ne pouvait plus bouger et Bunny dû la prendre par la main pour qu’elles puissent s’enfuir.


Il devait être cinq heures et quart lorsque les sirènes défilèrent dans une parade mortuaire et attisèrent l’éveil de la belle Juliette d’Hautbois. Elle se tourna sur elle-même et s’emmitoufla dans ses draps blancs. Elle rêvait d’une femme brune, mince et pâle, une certaine Hélène. Hélène était d’une telle beauté, que Juliette aurait voulu aimer les femmes plus qu’elle n’aime les hommes. La beauté d’Hélène était non-conventionnelle, indescriptible. Hélène n’avait pas de formes charnelles, Hélène n’avait pas un tendre visage ou de cheveux scintillants, mais qu’Hélène était belle… Et ainsi, pour la première fois de sa vie, Juliette d’Hautbois se mit à aimer quelqu’un. Hélène n’était qu’un rêve mais Juliette ne pouvait s’empêcher de l’aimer. Ce n’était peut-être pas un « je t’aime » comme dans les vieilles comédies, non, ce n’était un de ces « je t’aime »-là, pas un de ces « je t’aime » où l’on s’embrasse fougueusement, où la musique s’emballe et où l’on aperçoit un feu d’artifice à l’horizon. Non. Ce n’était pas un de ces « je t’aime » et pourtant, il y avait tant d’amour en Juliette. Un amour si beau que les mots pouvant le décrire se sont échappés vers des contrées inexplorées, telle la rosée matinale s’enfuyant des suaves feuilles d’acacia au contact des premières pétales sidérales du tendre hélianthe stellaire.

« Eteignez-moi ces sirènes ! Non, non, où es-tu Hélène, reviens Hélène, Hélène ! Pourquoi ? Hein ? Pourquoi ? Mais éteignez ces sirènes, qu’il crève votre macchabé, laissez-le se finir en paix et moi avec. Où es-tu Hélène ? Reviens-moi… Pourquoi ? Pourquoi ? Je m’appelle Troie, je me battrais pour toi, je me déchirerai pour toi, mon Hélène, mon unique Hélène, ma belle, ma douce, ma chérie, ma tendre Hélène, reviens te lover dans mes rêves ! ».

Mais lorsque Juliette eut clos ses paupières, elle ne vit qu’un hall d’aéroport, un hall vide et immense, rempli de solitude, terre des âmes exilées. Un avion décolla. Elle accourut contre la baie vitrée et vit un simple coucou s’envoler vers des cieux grisâtres. Une silhouette ombrageuse, et ce qui devait être la ténébreuse Hélène, regarda par le hublot. Juliette s’effondra contre le carrelage et ses cris ébranlèrent le hall, le déchirèrent dans des hurlements de souffrances.


Les partenaires de crime s’étaient élancées dans la brousse asséchée et leurs chevilles battaient les herbes vertes, leurs poignets fouettaient les jaunes épis, leurs joues caressaient les doux feuillages, leurs âmes n’étaient plus rien d’autre que de tendres et humides ramures.

« Les morceaux encore saignants de nos vies coulent sur nos vierges linceuls. Les pleurs fondent contre notre chaire brûlante et je sens le souffle de la vie me quitter pour d’autres horizons. Le sang se déverse sur nos âmes éplorées et le claveau originel de nos cathédrales empiriques s’est effondré sur nos cœurs ensanglantés, étouffant la foi dans son berceau d’espoir. Nous ne sommes désormais plus qu’un couple de cerfs centenaires, voguant dans les mers de racines, virevoltant dans les prairies ombragées, broutant les boutons juvéniles. Sans foi et sans remords, nous sommes redevenus des bêtes ancestrales, des animaux séculaires. ».


Juliette ouvrit la fenêtre, s’assit sur le rebord et mit une jambe dedans, une jambe dehors. Elle s’alluma une cigarette et commença à engloutir le tabac à grandes bouffées. Les nuages étaient presque noirs et il pleuvrait sûrement ce soir.
La rue était vide mais un homme commença à la remonter en boitant. Il portait un large imper beige et un pantalon noir troué au niveau des genoux. Il enleva son chapeau, le porta sous son bras, et dévoila une calvitie refoulée, avec des mèches rabattues des côtés vers l’avant. Il devait avoir cinquante ans, ou un peu plus, et trottinait étrangement avec sa jambe éclopée. Lorsqu’il arriva au niveau de Juliette, il leva la tête au ciel, vers son appartement, sortit un mouchoir, s’essuya le front, et sourit. Un sourire hideux, un atroce rictus aux dents noirâtres et aux lèvres retroussées. Il reluqua sa culotte, reluqua son tee-shirt et son sourire grandit. Juliette lui jeta son mégot. Elle visait sa tête mais il arriva tout de même sur sa main. Il eut un léger cri, ôtant cette immondice de son visage, et disparut en remontant l’allée d’un pas vif.

Elle alluma la télé et partit se faire quelques œufs avec un reste de jambon. Tandis que les blancs crépitaient dans la poêle chaude, Juliette s’assit sur une petite chaise en bois, et, depuis ses fourneaux, regarda les infos. On parlait d’un violent homicide par très loin de chez elle et se souvint du ballet mortuaire qui l’avait réveillée, des innombrables et assourdissantes sirènes qui avaient dévalées sa rue. On parlait d’un père modèle assassiné sous les yeux de son idéale famille et l’on avait lancé un avis de recherche sur deux jeunes filles dont l’une avait déjà fait plusieurs mois de prison pour récidives de délits mineurs, notamment du « cambriolage de parcmètre ».

On en faisait tout un tapage, un vacarme urbain dont les arrestations rapporterait les louanges d’un inspecteur et, si elles s’évaporaient, on oublierait cette histoire tout aussi vite que n’importe quel fait divers.

Elle versa ses œufs dans la première assiette venue et continua d’admirer le bruit que l’on faisait pour cette histoire destinée à disparaitre dans la masse informative.
« Ici Johanna Strongle en direct de la scène de crime. Pour l’instant, la police n’a daigné nous filer aucune information à part le nom de la victime, Carl Johannsen, vendeur d’électroménager et membre de l’association de protection de quartier. ».
Là était la clef, se dit Juliette. L’association de protection de quartier. Encore un despote castré qui cherche à établir sa loi hors du cocon familial, hors du territoire de Madame. La bien nommée, mademoiselle l’ « envoyée spéciale » continuait son long monologue où elle expliquait qu’elle ne savait absolument rien et qu’elle n’en saurait pas plus avant une éternité.
Les infos passèrent à la météo et à la politique et l’on oublia les deux adolescentes en cavale.


Merci de me laisser un commentaire, je vous répondrais dès que possible !

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
EXEM
Posté le: 18-04-2014 00:57  Mis à jour: 18-04-2014 00:57
Plume d'Or
Inscrit le: 23-10-2013
De:
Contributions: 1480
 Re: Les Sirènes
Bon moment de passé avec une histoire intéressante qui prend dès le début. On suit avec intéret jusqu'à la fin. Vous faites montre d'un talent certain de conteur. L'imagination est bonne et le récit se tient. J'ai relevé une ou deux fautes d'ortho mais cela n'est guère important, ni juste de ma part de le mentionner. Donc Bravo! Merci.
alexis17
Posté le: 18-04-2014 10:03  Mis à jour: 18-04-2014 10:03
Semi pro
Inscrit le: 16-04-2014
De: France, enfin, je crois
Contributions: 135
 Re: Les Sirènes
Merci beaucoup.
Pour les fautes d'orthographe, j'essayerai de les retrouver.
Merci en tout cas et à bientôt.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
37 Personne(s) en ligne (12 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 37

Plus ...