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Nouvelles : La Méduse du lac Taureau
Publié par fpascal le 25-07-2014 22:40:00 ( 1372 lectures ) Articles du même auteur



L’enfançon noir qui bâtissait un château de sable cessa de tambouriner sur son seau et leva gravement la tête. Une mouche se percha sur le donjon le plus élevé puis, elle aussi, observa l’entrée de la plage et attendit. La femme étendue sur le ventre et qui avait délacé le haut de son maillot de bain le rattacha prestement, comme si elle se découvrait subitement honteuse d’être à demi-nue, chercha sans regarder son sac derrière elle, soupira, le trouva enfin et en sortit une paire de lunettes fumées. Autour du filet de volley, la partie tardait à reprendre. C’était à l’adolescent dégingandé en short bleu, aux mains et aux pieds trop grands, de servir, mais il s’attardait à dribler le ballon, gauchement et l’air ailleurs, alors que les autres joueurs s’impatientaient, Allez, Joey, mais qu’est-ce que tu fous, tes trois œufs du p’tit déj’ te pèsent ou quoi? Hou! hou! on est là et on cuit au soleil, mais qu’est-ce que tu regardes?

Probablement elle, comme je la fixai moi-même. Cette jeune femme, vingt-trois à vingt-six ans, qui entrait sur la plage principale de l’Auberge du lac Taureau. Une beauté peu conventionnelle mais absolue. Tout simplement Elle.

Aussitôt, je sus que je ne pourrais plus continuer de lire Dites-nous comment survivre à notre folie, ces récits austères et violents de Kenzaburô Ôé, puisqu’il me faudrait la regarder tant qu’elle serait là, même si cela était aussi une folie dont je payais le prix par mon désir se dissolvant dans la honte d’être seulement un homme bedonnant de cinquante-deux ans, tache grotesque sur une chaise longue.

Elle. D’abord et surtout des cheveux incroyablement blancs, longs et bouclés l’entourant comme une cape vivante ou un coquillage à la nacre festonnée, qui, j’en étais alors sûr, aurait pu la porter sur le lac si elle s’y était couchée… D’abord, ils me rappelèrent ceux de l’héroïne du vieux conte que tante Carmelle m’avait lu souvent autrefois, au point que, bambin à peine plus haut que le livre, j’avais pu sortir de celui-ci cette princesse aux longs cheveux pour l’amener dans mes rêves. Une belle aux cheveux plus fins et blonds que l’or, tout frisés et qui lui tombaient sur les pieds – « si bien qu’on ne pouvait la voir sans l’aimer », lisait ma tante de sa voix grasseyante.

Mais ce souvenir disparut dès que le vent se leva et joua avec ces mèches blondes de plus d’un mètre de long, une danse impressionnante évoquant davantage une harpie ou une sorcière qu’une princesse. Ou n’étaient-ce que les spores de mille et une féminités qui tentaient de se disperser, tant plein de femmes – toutes les femmes, de tout temps et tous lieux – semblaient tenir en cette seule, un amalgame en fait de toutes les beautés féminines et androgynes que le monde eût jamais vénérées. Rien de moins. Elle.

Lorsque mon regard parvint à quitter cette incroyable chevelure, il aperçut à l’intérieur un t-shirt bleu contre lequel les aréoles saillantes de seins graciles mais bien pris formaient deux atolls paradisiaques, puis, plus bas, un short rouge gonflé de fesses parfaites, négroïdes bien que la belle ne l’était pas, et d’où fusaient des jambes qui semblaient infinies. Pourtant, elles étaient courtes, musclées et, comme tout le reste, admirablement proportionnées et elles aussi d’une blancheur si intense que cet éclat, à l’érotisme aussi ostensible qu’une lame d’argent sous le soleil, les prolongeaient comme pour embraser le sable clair de la plage. Des jambes nées de générations de femmes qui avaient beaucoup couru, non pas après leur pitance ou pour échapper à quelque danger, mais pour leur plus grand plaisir, courir nues vers une mer scintillante et chaude, ou en poussant un ballon, ou pour faire monter le désir d’un beau prétendant à leur poursuite, ou encore, tout simplement, pour faire jouir en les éreintant les muscles des mollets et des cuisses… Des jambes de princesses, triomphantes et qui, même immobiles, n’en finissaient pas de nous tenir en un brûlant étau.

Elle, c’était aussi des épaules et des bras de gars, de garçonnet plutôt, donc eux aussi graciles mais bien pris, parfaits, ceux d’adolescents qui jouent au volley de temps à autre, comme sur cette plage. Il fallut qu’elle se retournât pour que je puisse enfin distinguer son visage et une autre de ses féminités, asiatique, en découvrant des yeux légèrement bridés – était-elle à la fois eurasienne et blonde? – et si sombres que je pouvais voir le noir de ses prunelles à douze mètres de distance. Des yeux qui regardaient avec attention, dans un mouvement circulaire, la plage et chacun de ses occupants. Lorsque ce fut mon tour, un frisson vif, presque un spasme de panique, me saisit, et je replongeai aussitôt la tête dans les nouvelles d’Ôé.

J’avais eu le temps de distinguer son charmant petit nez, fin mais épaté, innu, et sa bouche immense dont les lèvres lippues esquissaient sans vergogne un sourire narquois, si expressif : Tiens, tiens, c’est vous, ça, les clients de l’Auberge du lac Taureau, quelle famille timorée et disparate vous formez, mais allez, j’en ai vu d’autres, et on va faire avec; faut juste que vous sachiez rire de vous-même, car, moi, je ne me priverai pas de me bidonner de vos tronches, de votre ridicule souci du qu’en-dira-t-on et de vos petites misères. Sachez-le : je prends de la place, et si je veux la vôtre, je n’ai qu’à vous regarder pour faire de l’air…

Mais elle se dirigea vers deux chaises longues libres, sous un arbre et proche de moi, qui n’en pouvais plus de faire semblant de rien. Elle se servit de l’une d’elle pour y déposer ses affaires, en les sortant une à une d’un gros sac de plage noir : un énorme livre dont j’aurais aimé voir le titre, une bouteille de bière (qu’importait à la fille que tout récipient en verre fût interdit sur cette plage), une serviette molletonnée, une paire de jumelles d’ornithologue…

Avant de les déposer sur la chaise, elle examinait chaque objet un instant, le retournait délicatement entre ses mains de poupée comme si elle ne l’avais jamais vu, et son sourire se faisait plus tendre. Le moindre de ses gestes était le début spontané et génial d’une œuvre d’art, alliant la grâce émue du mime à l’assurance d’un vieux peintre. Ici et là, partout et pour toutes choses, même les plus insignifiantes, tout ne doit être qu’ordre et beauté, semblait-elle vivre…

Le ciel était alors complètement couvert, et le vent se leva. Y aurait-il cet orage annoncé? Les plus vieux parmi les estivants commencèrent à se rhabiller, la partie de volley prit fin et l’on vit sur le lac des pédalos et des kayacs se rapprocher rapidement du quai. La fille, elle, continuait à s’installer sans désemparer, étendant sa serviette sur la chaise où elle allait s’étendre, avant de rattraper sur l’autre, d’un autre geste raffiné, ses lunettes fumées qu’une bourrasque allait emporter. Elle les remit sur son nez mutin, se coucha doucement sur la chaise comme si elle voulait bronzer, la tête fixant le ciel qui virait au gris et, par endroits, au noir. Même les premières gouttes de pluie, d’abord clairsemées, ne la troublèrent pas, alors qu’elles provoquaient alentour un exode vers l’auberge. En quelques minutes, il n’y eut plus sur le sable qu’elle, deux ou trois employés qui en retiraient les chaises abandonnées et les parasols, et moi, qui ne la quittait d’un regard oblique, douloureux à maintenir. L’un des employés se rapprocha d’elle, jeta un œil sur sa bouteille de bière, hésita puis poursuivit son chemin, nous laissant seuls sur la plage.

Elle caressa ses belles joues rebondies, sans doute pour en essuyer la pluie, mais avec une volupté évidente, impudique, qui me faisait battre les tempes, d’autant plus que cette masturbation faciale dura longtemps. Elle ne cessa que lorsque la pluie se fit plus abondante. La fille se redressa, examina de nouveau les lieux d’un regard circulaire et, en me découvrant toujours là, me sourit et me fixa longuement, derrière ses lunettes noires.

Ce fut l’une des deux plus grandes expériences de ma vie, la première, en fait, qui précéda de peu la seconde.

Pas un mot ne fut échangé, mais j’en lus plein sur son visage. Ou ne s’agissait-il que de plaintes nées de mes propres angoisses? Tant d’années ont passé depuis, et je crois toujours que non, que ce monologue si structuré, si cru et tendre à la fois provenait d’elle et me visait.

« Tiens, tu ne fuis pas le gros temps, mon bonhomme? Bien sûr, tu l’aurais fait si je n’avais pas été là. Tu restes pour me regarder sans en avoir l’air. Peut-être bandes-tu si tu en es encore capable. Tu veux me regarder? Alors, vas-y, ne te gêne pas. Mais je t’en avertis : cela peut être dangereux…

Pourtant, je n’ai rien contre toi, c’est juste que je m’appelle Incendie et j’ai brûlé tant d’hommes. Même des comme toi, des vieux jeunes bedonnants que leur solitude et leur manque de charme condamnent à cultiver des talents austères, comme cuisiner, jardiner ou écrire. Des vingt, trente ans plus vieux que moi, j’en ai eus, et cela pouvait être charmant si ça ne durait pas trop longtemps. Quand ils étaient plus gros que toi, ils ne pouvaient me prendre qu’en levrette, et j’aimais alors sentir leur gros bedon rebondir sur mes fesses. Ils jouissaient en me criant qu’ils voulaient tout me donner et, après, tentaient de se faire pardonner en me sortant dans un resto hors de prix ou, plus modestement, en me filant deux fois l’argent qu’il me fallait pour mon taxi de retour. Mais c’est quand on ne baisait pas que je les préférais, quand ils me parlaient comme à une toute petite nièce adorée ou à une jeune élève dans un cours particulier. Sans le vouloir, ils m’introduisaient alors à la tendresse, à la sagesse et à tant de connaissances. Et cela me reposait, car Incendie n’est pas tendre et n’a aucune maturité ni culture puisqu’elle dévaste toutes celles qu’elle rencontre. Or, ces hommes n’étaient, justement, qu’un repos : après quelques semaines, parfois seulement quelques jours de liaison, je sentais impérieusement le besoin de repartir en campagne, de me faire feu de joie pour des gars plus jeunes et moins complexés, avant de les dévorer eux aussi, mais de passion. Je quittai donc les hommes comme toi après leur avoir brisé le cœur d’un mot ou d’un regard.

Aussi, mon bonhomme, je ne te conseille pas de m’adresser la parole. Je ne crois pas, de toute façon, que tu le feras, à voir ton visage apeuré, tes mains qui se délitent comme ton livre mouillé, la douceur naturelle de tes yeux que tu oses, maintenant, fixer sur moi… Tu souffrirais davantage – et juste me regarder te fait souffrir, n’est-ce pas? C’est la preuve qu’Incendie n’est pas pour toi. Cherche plutôt une femme plus rassurante, de terre et non de feu, au plus chaleureuse, au moins dépendante et serviable; une femme un tant soit peu réfléchie, et il y en a de vraiment jolies, au lieu d’être, comme moi, pures impulsion et beauté.

Car je connais, et trop, ma beauté absolue, qui est mon malheur, puisqu’elle me condamne à consumer toute personne voulant la défier et à vivre une solitude que tu ne peux pas imaginer. Mais je n’en suis pas moins femme, être de pitié, et j’en ai pour toi; voilà pourquoi je te présente mon visage en gardant mes lunettes. Voilà pourquoi, moi aussi, je souffre que jamais nous ne pourrons bavarder tranquillement, sans arrière-pensées, sur cette plage, en sirotant moi cette bière et toi un Sex on the beach. Oh! mon doux, mon gentil homme, si tu pouvais voir le fond de mon cœur, brûlé lui aussi, un désert qu’aucune pluie n’a jamais réveillé, un charnier d’amours mortes… Mais quelquefois, à vrai dire de plus en plus souvent, je cesse malgré moi de ravager les alentours, en proie à quelques étincelles, enfin de vraies réflexions sur moi, des questions cruciales qui me trouvent vacillante sur le trop mince fil de ma vie : "Comment pourrais-je vivre sans semer tant de violence, de désolation? Comment devenir un jour cette petite nièce adorable, cette écolière obéissante, émerveillée d’apprendre à vivre, cette femme chaleureuse et réfléchie?" J’ai tellement, tellement besoin de trouver les réponses… »

Elle détourna la tête et fixa le ciel avec nonchalance, transition si brutale que je ressentis une violente douleur à la poitrine, ayant l’impression qu’Incendie avait d’un coup oublié son long regard sur moi et jusqu’à mon existence. Elle était là, tout près, et me manquait si cruellement! Ne restait plus que les étranges propos qu’elle m’avait tenus en silence et que je ne pouvais méditer, tant ils m’avaient plongé dans une confusion épouvantée.

La pluie et le vent s’intensifiaient et les nuages étaient de plus en plus noirs. Y aurait-il une tornade ou seulement la fin du monde? Nous étions complètement trempés, que faisions-nous encore sur cette plage… Qui de nous deux partirait le premier se mettre à l’abri. J’étais toujours incapable de bouger. Elle retira ses lunettes, prit les jumelles pour regarder le ciel menaçant et cela dura jusqu’à ce qu’un premier coup de tonnerre, si assourdissant qu’il me fit tressauter, éclatât.

« Hou! Hou! », cria-t-elle en me jetant un bref coup d’œil. Ce furent les seuls sons que j’entendis de sa voix, qui me sembla grave et forte, étrangement masculine. Et c’était clairement des cris de joie, ceux de l’Incendie qui ne craignait même pas l’orage, qui voulait le défier avec enthousiasme… Elle le prouva en se levant et en enlevant son t-shirt et son short – mon dieu, mais elle est nue! Non, c’était seulement la peau et le mince bikini, presque de même couleur, qui se confondaient, le second devenant toutefois plus sombre à mesure que la pluie battante le mouillait; seules les pointes des seins, plus saillantes que jamais, avaient une teinte différente, rose de la même joie moqueuse du visage qui contemplait avec ravissement le ciel bas et noir.

Elle s’étira et esquissa ces gestes d’échauffement que font les sprinters avant de s’élancer sur la piste, car, à n’en pas douter, Incendie allait compétitionner, se mesurer à l’orage, mais comment? Elle n’en était pas moins impressionnante, avec son regard hautain et ses cheveux interminables que le vent furieux allongeait encore en les agitant en tous sens, nœuds de serpents terrorisés essayant désespérément de se déprendre d’un piège infernal ou, au contraire, mouvements d’intimidation débridés, déploiement de milliers de lances vivantes tout juste avant l’attaque.

La pluie devint froide en redoublant de violence et un deuxième coup de tonnerre retentit, plus fort que le précédent. Une vapeur épaisse comme de la fumée commença à s’insinuer partout, engourdissant de flou les lieux et toutes choses. Mon livre était si trempé que l’encre des deux pages que je venais de relire dix fois sans en retenir un mot se liquéfiait en perçant le papier. Même la réalité ou du moins son sentiment dans mon esprit semblait se dissoudre dans la tempête, me laissant aux prises avec une peur sans objet, que je tentai de comprendre. Qu’est-ce que je fais ici? D’où me vient ce sentiment de honte et de répulsion, si proche de celui que j’éprouve d’habitude devant un spectacle obscène que je continue pourtant d’observer à la dérobée? Que va faire Incendie…

Comme si le troisième coup de tonnerre avait été un signal attendu, elle courut aussitôt, la bouche ouverte sur un cri de guerre que je n’entendis pas, vers les vagues que l’orage avait gonflées et jetait brutalement sur la berge. Je vis un instant les longues mèches blondes s’étaler en demi-cercle sur l’eau, chevelure de la comète qui fendait avec énergie ces eaux chaotiques. Je vis ces dernières tenter en vain de noyer Incendie, celle-ci réapparaissant chaque fois entre deux vagues. Puis je vis…

Ce fut la plus grande expérience de ma vie, donc la plus insensée, la plus douloureuse. Celle que j’oserai peut-être te raconter jusqu’au bout, mon chou, toi qu’elle m’avait souhaitée… Peut-être le ferai-je sur mon lit de mort pour qu’encore, une dernière fois, tu me rassures, tu me dises que ce n’était qu’un cauchemar…

Puis je vis Incendie debout dans l’eau, qu’elle avait jusqu’à mi-corps. En poussant un autre cri que je ne pus entendre, elle leva les deux bras vers le ciel, l’index des deux mains dressé, en me regardant. Presque aussitôt, il y eut deux éclairs, celui qui la frappa et l’autre, qui la transfigura d’une lumière si éclatante, si blanche et insoutenable que je crus un moment être devenu aveugle. Mais non : j’eus le temps de voir les cheveux s’animer de raies et d’étincelles orangées avant qu’ils disparaissent dans les flots. Un autre coup de tonnerre roula, plus faible.

Au lieu de me précipiter au secours de la foudroyée – pourquoi ne l’ai-je pas fait? pas une semaine ne passe, mon amour, sans que cette question me hante –, je courus jusqu’à la chaise où elle avait laissé ses affaires. Avec ses jumelles, je scrutai l’endroit où Incendie avait coulé. Je voulais tant qu’elle resurgisse, et, pour la première fois de ma vie, je crus en Dieu.

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Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 26-07-2014 00:09  Mis à jour: 26-07-2014 00:09
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: La Méduse du lac Taureau
C'est un texte tout à fait passionnant que j'ai lu avec beaucoup de plaisir.
Une grande maîtrise de l'écriture, de la description et du ressenti.
Une présentation de classe.
Merci Bacchus
Loriane
Posté le: 26-07-2014 10:36  Mis à jour: 26-07-2014 10:38
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9440
 Re: La Méduse du lac Taureau
Tu nous viens avec un récit fabuleux, bien écrit et un art certain de la description, tu te situes par cette fiction dans la tradition des récits antiques, homériques. L'image féminine que tu dessines est bien celle des mythes de la littérature, des archétypes fondateurs de la femme fatale, sexuée, personnage prégnant, évanescent, puissant et redoutable, femme double et qui contient tous les fantasmes. Beauté et Gorgone, vie et mort, sorcière vierge et pécheresse toute puissante et ...qui ... te laisse sur le sable.
J'ai été sensible aussi au thème de la solitude, tant il est vrai que cette hyper sexualité est aussi le symbole de la rupture des êtres, de la rupture entre les êtres, puisque cette femme absolue, fictive 'inspire aux hommes plus de peur que de désir. C'est un mythe redoutable bien ancré dans l'inconscient masculin.et qui fit, et fait encore le malheur des femmes, le malheur de l'humanité.
Belle lecture.


Citation :
que je ne pourrais plus continuer de lire

Je me suis interrogée sur cette formulation, commencer de ? commencer à ? et en fait le problème n'est pas résolu. Je viens de faire un tour dans les dicos et le Littré, il semble que le débat entre "commencer à" et "commencer de" ne soit pas si clair que cela
J'ai trouver ça ;
http://www.loree-des-reves.com/module ... ost_id=6303#forumpost6303

Je te souhaite la bienvenue parmi nous et une longue route sur L'ORée des rêves.
Tu peux aller te présenter sur le forum "qui je suis"
Tu trouveras le règlement du site dans la section "L'ORée des rêves" que se trouve dans la barre de navigation, avec les forums, les ateliers, les concours et défis. ...
Pour une aide technique tu trouveras des explications et des réponses dans "aides techniques" dans la section "ateliers"
Visite, découvre et si tu as un problème demande de l'aide sur la box ou par MP, ta messagerie privée, dans le menu utilisateur à droite.
Merci pour ta participation.
fpascal
Posté le: 27-07-2014 19:39  Mis à jour: 27-07-2014 19:39
Débutant
Inscrit le: 25-07-2014
De: 2030, Préfontaine, Montréal (Québec) Canada
Contributions: 3
 Re: La Méduse du lac Taureau
Bonjour Bacchus et Loriane,

Grand merci de vos commentaires sur mon texte, La Méduse du lac Taureau! Ils m'ont ému à un point que vous ne pouvez imaginer.

Voyez-vous, j'ai 51 ans, et vous êtes les deux premières personnes que je ne connais pas (depuis mes profs de littérature du collège, et c'est si loin tout ça...) à me donner un avis sur une de mes créations littéraires. Et quel avis! Quel encouragement vous me donnez ainsi!

Il faut dire que c'est seulement depuis peu que je songe à me faire publier. Je ressors donc mes nouvelles de mes tiroirs, tente de les peaufiner, d'en écrire d'autres et d'en soumettre à des sites comme celui-ci.

Vous m'encouragez donc à déposer d'autres textes sur l'Orée des rêves, ce que je ferai sans tarder. En outre, il me tarde, déjà chers Bacchus et Lauriane, de mieux vous connaître en allant lire vos créations et les commenter.

Donc, grand merci encore : vos propos sur la Méduse du lac Taureau (un endroit qui existe vraiment au Québec, dans Lanaudière, et qui est effectivement un vrai petit paradis) font ma journée, ma semaine, mon mois et plus encore.

P.-S. : J'espère vivement que vous recevrez le présent message, car, je vous l'avoue, j'ai un peu de difficulté à comprendre les fonctions de communications de ce site. Ainsi, il semble que je puis vous écrire que par le forum, et non personnellement. Merci de m'éclairer sur ce point.

François Pascal _
Loriane
Posté le: 27-07-2014 20:17  Mis à jour: 27-07-2014 20:18
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9440
 Re: La Méduse du lac Taureau
Ta réponse nous est bien parvenue, les commentaires se trouvent en général sous les textes, si tu désires faire une communication plus personnelle tu as la possibilité d'utiliser la messagerie personnelle (MP) . "messages privés" dans le menu utilisateur à droite de l'écran. Si tu as des problèmes techniques demande de l'aide, prends ton temps pour apprivoiser le site et si tu te heurtes à une difficulté tu peux me joindre au téléphone : 033 06 60 46 32 25 cela peut-être plus simple.
Québec est au programme de cette semaine, puisque le 27 Juillet 1605 naissait Port-Royal en Acadie.Voir en page d'accueil, clique sur le lien "lire ici".
Merci
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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