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Torpeur Landaise ….
Sous un ciel barbare Les grands pins maritimes, Projettent de leurs cimes, Comme mille poignards Des longs rais de lumière. Ils éclatent au sol, Se mélangent et s’envolent En frôlant les bruyères.
Pas un souffle ne descend A travers le feuillage : L’air chaud est au mouillage. Sur les troncs gémissant L’écorce scarifiée, Laisse couler la sève. Et le jour qui s’achève Montre un ciel éclaté.
Puis Phébus vermillon, Chavire vers l’océan, Rejoint en déclinant La ligne d’horizon. L’air est lourd, ramassé, Rien ne bouge sous les pins : Et la forêt soudain Semble enfin reposée.
CUGA
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