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Accueil >> xnews >> L'indifférence d'une nuit - Poèmes - Textes
Poèmes : L'indifférence d'une nuit
Publié par antares le 25-05-2012 11:40:00 ( 904 lectures ) Articles du même auteur



L’indifférence d’une nuit

Le bitume fume encore sous l’orange réverbère
Une ombre étendue gît sur la terre
Quelques klaxons se font entendre au loin

Sur les murs de la vaste ville
Chaque seconde file
Avec empressement, loin

Et l’ombre ne bouge plus sur le sol
La poussière orangée vole
Les secours sont là-bas, loin

La nuit au plus profond d’elle-même domine
Les colères du vent s’animent
De petits insectes passent, l’ombre non loin

La lune au sommet de vastes nuages féconde la brume
Sa lumière pale peine à venir toucher l’ombre qui fume
Mais la vérité n’est pas loin

Elle attendait qu’on puisse la prendre
Qu’enfin elle s’allume, pour un devenir tendre
Elle était fatiguée, et restée allongée, les clients au loin

Rien ne viendrait en ce soir désiré d’amour
Rien ne voulait croire à cette promesse, sauf elle toujours
Lorsque la nuit venait féconder sa part de rêve qui le jour se tenait loin.

Elle regardait la lueur de la lune dominer l’immense pénombre
Et récitait à voix haute ces vers sombres,
Ceux d’une quête dont la destination fuyait les réverbères, loin

Elle ne travaillerait pas ce soir, elle rêverait avec ses lumières ténues.

Antares

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 25-05-2012 20:00  Mis à jour: 25-05-2012 20:00
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: L'indifférence d'une nuit
Ce déphasage ' province-ville ' m'a rappelé une chanson de Mouloudji : Province blues.
Elle m'avait inspiré, à l'époque, un poème dans le genre du tien.Spleen, ennui, pessimisme.
Une ambiance qui peut plaire, sans s'y complaire...
Loriane
Posté le: 26-05-2012 14:16  Mis à jour: 26-05-2012 14:17
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9072
 Re: L'indifférence d'une nuit
J'ai beaucoup aimé la puissance du propos derrière le décor et sa poésie.
Elle était fatiguéeet restée allongéeles clients au loin

Elle ne travaillerait pas ce soirelle rêverait avec ses lumières ténues.

Très joli. J'ai toujours aimé les unions célestes :
La lune au sommet de vastes nuages féconde la brume

L'ambiance est bien rendue dès le premier vers mais la chute est inattendue.
J'aime ce romantisme, j'aime cette idée de la prostituée poète.
Une coquille :
Rien ne viendrait en ce soir désiré d’amour

Désirer ?
Merci
antares
Posté le: 26-05-2012 19:33  Mis à jour: 26-05-2012 19:33
Plume d'Or
Inscrit le: 16-04-2012
De: Aix en provence
Contributions: 15
 Re: L'indifférence d'une nuit
Merci à vous pour votre témoignage.

Il n'y a pas de coquille. "Désiré" est un participe passé ici. La prostituée désire "un soir d'amour". La chute, brève, est inattendue. On ne sait pas ce qu'est cette ombre, qu'on croit peut-être être un cadavre, jusqu'au dernier moment. Elle est justement une forme de cadavre rendue à elle-même, frappée par l'écho absurde que lui renvoie le silence du monde. D'où l'indifférence.

Salve
Loriane
Posté le: 26-05-2012 20:38  Mis à jour: 26-05-2012 20:38
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9072
 Re: L'indifférence d'une nuit
Merci pour la précision sur "désiré" je l'ai relu avec ce renseignement.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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