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Au jardin du Père Bouleau, Vivaient un chêne et un roseau. Du plus grand des deux, la présence, Assombrissait la résidence Du pauvre vieux paysan qui Voyait un noir danger en lui. En effet, du grand chêne, l'ombre, Lui paraissait beaucoup trop sombre. Il en était épouvanté, Y pressentant calamité. Nuit et jour de son existence, Il en mesurait la distance, Ne pensant jamais au roseau Qui grandissait sans dire un mot. Un jour se lève une tempête Qui au roseau des forces prête ; S'acharnant sur le paysan, Il le flagelle jusqu'au sang. Le pauvre vieillard, dans sa peine, En oublia l'ombre du chêne.
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