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Accueil >> xnews >> À l'aube, je me suis levé... - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : À l'aube, je me suis levé...
Publié par Marco le 10-10-2015 13:58:44 ( 1319 lectures ) Articles du même auteur




À l'aube, je me suis levé…






Il y a des lieux qui m'attendent,
Comme ceux qui exhalent l'aigreur de mon enfance ;
Une enfance blessée,
Blessée dans l'amour,
Qui ressemble à cette allée de glaïeuls écarlates,
Limite à ne pas franchir,
Que j'ai coupé à la base,
Pour leur dire, j'existe… embrassez moi !





Aujourd'hui, JE SUIS BLESSÉ MAIS LIBRE…



Il existe des lieux qui m'attirent
Et que j'épouse…
Pour un jour,
Une heure, un instant !
L'instant d'un soupir,
D'un clin d'œil,
d'un battement de cil…
d'un cri…



Il y a des gens qui me souhaitent,
Certains me rêvent,
D'autres m'espèrent…
Il y a ceux qui me haïssent
Mais, je n'ai que faire de ces Intolérants,
De ces ignorants
Enfermés dans une consanguinité philosophique.


Moi, c'est toi que je désire.
C'est toi, qui m'inspire,
C'est pour toi que je respire…
C'est toi, que je veux !





Tu t'es donné, Nous nous sommes aimés,
Nous en avons pleuré ;
Nous étions heureux,
Allongés sur ce tapis de fleurs d'aubépine.



Mais une nuit où tu étais seul,
Tu n'as pas eu la patience d'attendre que le jour se lève,
Une envie soudaine de nuit éternelle,
T'a emporté !


Pourtant,
Moi, tous les matins
Pour ne pas qu'il n'oublie
Que mon cœur ne battait que pour lui,
Mes lèvres lui chuchotaient aux creux de l'oreille,
Ces paroles pleines d'avenir :
" Quand je suis avec toi,
j'oublie mes peurs,
J'oublie que je meurs".



Je le choyais tant,
Je l'aimais autant.

Le soir, mes mains redessinaient son corps,
Mes lèvres se "pausaient" sur les siennes
Et des larmes de vie perlaient sur nos corps ;
Mes paupières caressaient ses rêves
Et l'harmonie du soir
Semblait protéger l'espoir.




Je ne danserai plus avec son corps !



Je n'ai pas compris,
Je ne comprends plus.
Je ne comprends pas,
Tout ce vide autour de moi.



Il fait froid,
Mes peurs me glacent,
Mon enfance émergent ;
La vie m'assassine !





À l'aube je me suis levé.
Le long de la grève
j'ai marché,
Au fil de l'eau
j'ai noyé mes idéaux ;
Parterre fané,
kaléidoscope d'un Monde brisé.



Après la perte de l'être aimé on devient, quelqu'un d'autre,
Un étranger de sa propre vie,
Un SDF au pas lourd et hésitant !





Je n'aimerai plus !




Marco

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Istenozot
Posté le: 11-10-2015 21:39  Mis à jour: 18-10-2015 16:31
Plume d'Or
Inscrit le: 18-02-2015
De: Dijon
Contributions: 2303
 Re: À l'aube, je me suis levé...
Très cher Marco,

J'ai hésité entre le silence et l'espérance de quelques mots.
Et de l'espérance, je suis passé au désir amical de te dire quelques mots.
Certes mon ami, ils ont de la peine à sortir car ils désirent retourner au silence de la compassion et de la bienveillance.

Je te lis depuis un peu plus d'un an maintenant. A la lecture de tes textes, je ressens un guerrier de la vie, un combattant du droit et de la justice mais aussi une âme en floraison permanente d'amour.
A mes yeux, tu n'es pas fait pour ne pas aimer!

Ce poème est émouvant et très touchant.
On a envie de te serrer dans nos bras et de te dire au creux de l'oreille cette belle citation : "omnia vincit amor". L'amour triomphe de tout même de sa propre désespérance. C'est la seule émotion qui finit toujours par revenir, si la voie lui est ouverte.

Bises mon ami.
Porte toi bien et prends bien soin de toi.

Amitiés de Dijon.

Jacques
mafalda
Posté le: 12-10-2015 11:23  Mis à jour: 12-10-2015 11:23
Plume d'Or
Inscrit le: 02-02-2013
De:
Contributions: 836
 Re: À l'aube, je me suis levé...
Un texte à fleur de peau, et une sensibilité exacerbée.
J' aime bien.
Merci Marco, bien à toi,
couscous
Posté le: 13-10-2015 06:53  Mis à jour: 13-10-2015 06:53
Modérateur
Inscrit le: 21-03-2013
De: Belgique
Contributions: 3218
 Re: À l'aube, je me suis levé...
Mon cher Marco,

On sent un être plein de sensibilité, presque écorché, qui a peur d'être à nouveau blessé par un perte amoureuse. Ton texte est empreint de mélancolie avec des images colorées.

Merci pour cette belle lecture.

Gros bisoutoudou.

Couscous
Marco
Posté le: 13-10-2015 13:03  Mis à jour: 13-10-2015 13:03
Plume d'Or
Inscrit le: 17-05-2014
De: 24
Contributions: 725
 Re: À l'aube, je me suis levé...

Jacques,

Je te remercie pour l'élégance de ton commentaire
et je remercie aussi le fidèle lecteur, que tu es.

Effectivement, j'ai besoin d'amour pour vivre, besoin d'en donner,
c'est pour cela que je tiens encore.

Bise mon ami.

Marco
Marco
Posté le: 13-10-2015 13:06  Mis à jour: 13-10-2015 13:06
Plume d'Or
Inscrit le: 17-05-2014
De: 24
Contributions: 725
 Re: À l'aube, je me suis levé...
mafalda,

Merci de ta lecture ; bien lu, bien vu !

amitiés

Marco
Marco
Posté le: 13-10-2015 13:19  Mis à jour: 13-10-2015 13:19
Plume d'Or
Inscrit le: 17-05-2014
De: 24
Contributions: 725
 Re: À l'aube, je me suis levé...


Ma petite belge adorée,


Je te remercie de t'être "plongé"
dans ce méandre où bonheur et horreur ce chevauchent,
sans que l'on puissent atténuer l'un ou l'autre, ou bien même les deux.

Gros bisoustoudoux (j'aime cette idée)

Marco
Ermite
Posté le: 16-10-2015 08:43  Mis à jour: 16-10-2015 08:43
Plume d'Or
Inscrit le: 31-03-2014
De:
Contributions: 1652
 Re: À l'aube, je me suis levé...
Déjà, pardon, il est tellement vrai que je fais peu de commentaires.
Ton écriture te distingue, déjà par cela,qu tu lui donnes une forme, mais il est tellement évident qu'il y a plus.
La musique des mots, bien sûr, mais un poète n'est pas un technicien et toi, tu es un poète.
Un poète a dit qu'il n'y a de poésie que dans l'intense et c'est là que tu es.
Alors, chantes ! Il y aura toujours une autre voix qui accompagnera ton chant.
En tous les cas, il y a la mienne.
Le poète chantera toujours l'amour dans son bonheur et dans sa douleur.
Amitiés,
Louis.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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