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Nouvelles confirmées : Les terroristes protecteurs chap 18 partie 2
Publié par saulot le 05-09-2017 01:30:00 ( 23 lectures ) Articles du même auteur



Albert l’enthousiaste exultait, Alphonse le modéré se laissa finalement convaincre d’envisager un assassinat. L’enthousiaste espérait que cela marquerait, le début d’un procédé d’acceptation progressif du meurtre chez le modéré. Pendant quelques instants Albert réfléchit à un plan pour faire échouer le cambriolage, mais il se heurtait à des difficultés importantes. Comment nuire à l’effraction sans mettre en danger la liberté d’Alphonse ? Donner des renseignements au cambriolé, constituerait une stupidité sans pareille. Envoyer un message anonyme à la police pourrait valoir des ennuis monstrueux. Il restait toujours l’erreur volontaire qui déclencherait une alarme, mais ce type d’action nécessitait un haut niveau de subtilité et de chance. En outre si le modéré découvrait la supercherie, il se mettrait dans une colère noire, il n’hésiterait pas à expulser l’enthousiaste des chevaliers de Gaïa. Il y avait aussi la possibilité que Théodore commandite discrètement une agression déguisée contre Albert. En matière d’amitié, il ne plaisantait pas, ceux qui mettaient en danger ses amis, subissaient souvent des représailles sévères. Théodore ne tua pas encore pour venger ses proches, mais il risquait de très mal prendre une tentative de sabotage de la part de l’enthousiaste, dans le seul but de légitimer le meurtre au sein des chevaliers. Il reconnaissait l’assassinat comme un moyen nécessaire de faire triompher de manière certaine la cause écologiste. Toutefois il n’admettait pas que l’on joue la liberté, voire la vie d’un ami, pour satisfaire des ambitions.

Alphonse : Pourquoi êtes-vous revenu plusieurs fois à la charge, pour demander que je soutienne des meurtres les gars ?
Albert : Alphonse tu es trop gentil et clément à mon goût, notre action présente une certaine efficacité. Toutefois se montrer magnanime en temps de guerre constitue souvent une faiblesse.
Alphonse : Pour combattre un système corrompu, avoir une certaine moralité est utile.
Albert : J’ai un sens de l’honneur très exigeant, je fais passer la sauvegarde de la nature avant ma liberté.
Alphonse : Tu as raison et tort, ne pas s’abaisser au niveau d’un adversaire pitoyable demande une sévère rigueur morale.
Albert : La majorité des politiques et chefs de multinationale ne mérite aucune pitié.
Théodore : Je ne vais pas aussi loin qu’Albert, mais je suis d’accord sur le bien-fondé de faire quelques exemples sanglants.
Alphonse : Je vais vous démontrer que nos cambriolages suffisent à changer les choses en profondeur.

Le sixième sens d’Alphonse le modéré s’affolait, il ressentait une immense tension, il estimait que quelque chose clochait dans la maison qu’il fouillait. Malheureusement il avait raison, un être capable de mettre en déroute un bataillon complet composé de combattants d’élite, espionnait le modéré et ses compagnons. Il détecta grâce à ses machines sophistiquées implantées en lui, l’appréhension d’Alphonse. Mais le soldat se retenait d’intervenir, car il voulait distiller progressivement de l’angoisse dans le cœur de ses proies. Il était un trésor de technologie de guerre, il s’avérait capable de mettre à mort des milliers de personnes lourdement armées. Il s’agissait de la plus belle réalisation en ingénierie militaire de la multinationale Ovéa. S’il arrivait à survivre pendant plus d’un an, il équiperait les armées de pays comme les États-Unis. Des problèmes éthiques se posaient en rapport avec son existence. Cependant grâce au pouvoir de l’argent, le processus de fabrication de l’être ne devrait pas être interrompu, du moment que le soldat continue de prouver sa fiabilité. Ses prédécesseurs connurent souvent une fin tragique et prématurée, qui fit de la mauvaise publicité pour Ovéa. Néanmoins l’être résistait pour l’instant grâce à sa forte volonté de survie. Même si sa création provoquait un certain niveau de folie chez lui. En effet le soldat bénéficiait d’une technologie très avancée, mais son corps et son esprit furent mis à rude épreuve par tous les implants mécaniques, que les scientifiques de la multinationale greffèrent sur lui. L’être devait d’ailleurs prendre tous les jours vingt pilules pour stabiliser son état mental, éviter de faire d’impressionnantes crises de nerf, et résister à l’envie de commettre un massacre sur ses employeurs.

Théodore : Méfiance les gars, j’ai l’impression que nous avons plongé droit dans un traquenard.
Tom : Tu ne crois pas si bien dire, je vous conseille de vous rendre tous les trois, cela prolongera de quelques jours votre existence.
Alphonse : Malroux qu’est-ce que tu fais ici ? N’oublie pas que j’ai toujours plusieurs centaines de photos compromettantes.
Tom : Je m’en moque maintenant, je vais bientôt avoir un nouveau nom et visage.
Alphonse : Dans ce cas, tu vas être assommé. Malgré les tirs encaissés, Tom ne broncha pas.
Tom : Vos balles assommantes n’ont aucune chance de m’affecter, je ne crains plus la plupart des balles d’arme à feu.
Alphonse : Serais-tu un cyborg ?
Tom : C’est cela, j’ai été modifié pour devenir un homme-machine, à part mon cerveau, mon corps est entièrement mécanisé. Bon assez discuté préparez vous à mourir. Des lames sortirent des bras de Tom.
Alphonse : Derrière toi une guêpe.
Tom : Quoi horreur, je vais la détruire, non je vais me détruire, détruire, détruire, détruire. Erreur système.

De la fumée blanche se mit à surgir du corps de Tom, ses systèmes mécaniques déraillèrent, ses lames se rétractèrent puis sortirent de façon frénétique. Il passa de manière incontrôlable de la vision normale à celle nocturne puis thermique. À force de surcharger ses yeux électroniques de changements incontrôlables, il devint aveugle. Ensuite il tomba par terre, et il eut ce qui ressemblait à une crise d’épilepsie, son corps était agité de convulsions.
Cependant le cyborg serait bientôt d’attaque d’ici dix à vingt secondes, et le coup de la guêpe ne risquait de plus marcher. Il fallait intervenir heureusement Théodore avait une idée, il brancherait une clé-usb avec un virus informatique foudroyant sur Tom afin de griller son cerveau.
Mais il risquait de s’attirer la réprobation d’Alphonse, de finir expulsé des chevaliers, s’il optait pour le meurtre d’une personne à terre. Toutefois Théodore ne voyait que l’option de l’assassinat pour se sortir d’affaire. Mais il hésitait à aller jusqu’au bout, il ne voulait pas décevoir son ami, d’un autre côté il ne voyait que sa clé-usb comme moyen de sauver sa vie et celle de ses amis. Et puis il n’avait pas le temps de concevoir une solution alors il brancha sa clé-usb malgré les risques de subir une expulsion de son organisation.
Au départ rien ne sembla se passer, puis les tremblements de Tom s’amplifièrent, ils devinrent frénétiques. Après cela le cyborg commença à fondre par endroit, il surchauffait tellement que certaines de ses parties électroniques prirent feu. Alphonse devant ce spectacle fut tenté de recourir à un extincteur. Mais Théodore l’en dissuada, sauver le cyborg pourrait valoir des ennuis monumentaux, en outre il y avait très peu de chances que de la mousse anti-incendie arrête le processus de destruction de l’homme-robot. La phase finale de l’annihilation de Tom fut l’éclatement de sa tête en petits morceaux.

Albert : Que s’est-il passé ? Je n’ai rien compris.
Alphonse : La technologie des cyborgs est souvent instable, un homme-machine face à une situation de stress important, peut dérailler. Je savais que Malroux avait la phobie des guêpes, alors j’ai profité de sa faiblesse pour le manipuler.
Albert : Bien joué, et que vas-tu faire à l’égard de Théodore ?
Alphonse : Rien du tout, Théodore a agi de manière sanglante, mais un cyborg c’est un sacré adversaire. Donc je comprends le fait que des mesures définitives aient été prises contre un ennemi qui était invulnérable aux balles de pistolet. Je déteste le meurtre, mais je pense que nous n’avions aucune chance contre une machine à tuer sans passer par l’option assassinat.
Théodore : Merci beaucoup Alphonse.
Albert : Quelle est la suite du programme ?
Alphonse : On emporte les trois ordinateurs de cette pièce, et on s’en va. L’explosion de Malroux a dû attirer l’attention du voisinage.


L’action des chevaliers de Gaïa valut une avalanche d’ennuis à Dominique Bollet. Même les médias libéraux ne gardèrent pas le silence sur le projet anti-indigènes. Il devint impossible de rester aveugle aux actions de la multinationale Ovéa en Afrique et Asie, grâce à l’engouement des internautes. Le président d’Ovéa s’entretint avec Jérôme Chameau le premier ministre de la France.

Jérôme : Monsieur Bollet vous êtes dans une situation très problématique. Je ne vois pas comment je pourrais vous aider au grand jour.
Dominique : Ne vous en faites pas, j’ai une solution pour éviter des ennuis.
Jérôme : Même votre fortune ne vous suffira pas à éviter la prison.
Dominique : J’ai tout prévu, je suis certain de m’en tirer.
Jérôme : C’est bien d’être optimiste mais il faut aussi être lucide.
Dominique : Les juges français sont généralement honnêtes, mais j’ai eu la chance de tomber sur un magistrat particulièrement vénal.

Dominique Bollet dut renoncer au projet anti-indigènes, et fut contraint de dépenser des milliards d’euros, mais il conserva effectivement la liberté. En effet il trouva plusieurs boucs émissaires, par l’intermédiaire du chantage et de pots-de-vin. Il convainquit le vice-président de la multinationale Ovéa, d’endosser l’essentiel des responsabilités judiciaires. Bollet passa pour un naïf, mais aussi officiellement une personne sans lien avec le projet anti-indigènes.



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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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