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Il est né Et ne cesse de naître, Toujours le même mois, Toujours le même hiver, Il n'y a que l'heure qui change, C'est sans doute, Parce que à cette heure, L'on mange. Ô Marie, avec ton gros ventre, Comme on te fait attendre ! Et quand viendra le moment, Le moment de l'enfant, Entendrons-nous le cri de la délivrance, Quand à table, on fera bombance ? Ô Marie ! Le temps se répète Et l'on ne sait ce qui change.
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