| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Les enfants l'appelaient Mamère - Poèmes - Textes
Poèmes : Les enfants l'appelaient Mamère
Publié par Titi le 25-10-2013 12:00:21 ( 1302 lectures ) Articles du même auteur



Elle passait hoquetant, marchand vaille que vaille
Ses rubans qui flottaient sur son chapeau de paille
Comme une ombre échappée d’un tableau de Renoir
Comme une éclipse sombre dans le ciel gris d’un soir

Un sourire en passant chaque jour suffisait
Pour révérer les gens, qui d’ailleurs l’ignoraient
Un petit geste bref, d’une femme discrète
La peur de déranger, une dame secrète

Les gamins du quartier qui jouaient dans son jardin
Plus sensibles à son charme datant des années vingt
Là surnommaient Mamére, Mamère confidente
A qui l’on disait tout, quand le cœur fait tourmente

Entourée de ses chats, compagnons de misère
Sans famille prés d’elle, elle vivait solitaire
En dehors des enfants, nul n’a poussé son huis
D’ailleurs toujours ouvert, de jour comme de nuit

Un soir de grand hiver, quand le froid fait morsure
S’est posé l’arc en ciel dessus de sa masure
Sa porte s’est refermée, Mamére était partie
Comme elle avait vécu, sans esclandre et sans bruit

25/10/2013

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.

Auteur Commentaire en débat
Titi
Posté le: 25-10-2013 20:16  Mis à jour: 25-10-2013 20:17
Administrateur
Inscrit le: 30-05-2013
De:
Contributions: 1622
 Re: Les enfants l'appelaient Mamère
Merci tagazou et cuga, pour vos commentaires, toujours fort agréables.

Cette dame habitait dans mon quartier et mes filles allaient, en compagnie de leurs amis, jouer dans le grand jardin abandonné, de cette petite femme discrète, et vivant chichement.

Nous lui avons apporté ce que nous pouvions, mais même si elle ne l’a jamais évoqué, sa famille semblait lui manquée fortement. Pourtant jamais de plainte, jamais d’accusation envers qui que soit, un peu comme dans la chanson de jacques Brel:« chez ces gens là, on ne pleure pas monsieur, non on ne pleure pas !! »

De ces petites dames, aujourd’hui, il me semble en voir davantage encore, problème d’époque, sans doute….

Cette génération avait traversé trop d’épreuves pour émettre la moindre jérémiade, puissions nous le prendre en compte, et en tirer les leçons, mais……………. ????

Merci encore à vous deux
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
93 Personne(s) en ligne (18 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 93

Plus ...