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Re: Defi du 16 09 2017( le retour des défieurs)
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Quelle belle idée de revenir nous titiller l'imagination mon Titi !

Alors voici ce que m'inspire ton défi :

Tic tac

Je suis née dans les mains d’un artisan, maître horloger suisse, au cœur de la Forêt-Noire en Allemagne au début du vingtième siècle. Achetée par un belge que j’ai séduit, j’ai été amenée dans son pays, au cœur de sa famille. Une fois posée sur le mur du salon, mon acquéreur a remonté lentement mes deux poids, l’un pour les aiguilles, l’autre pour le petit oiseau que je dissimule en mon cœur. J’ai découvert les yeux d’un petit garçon, émerveillé chaque fois que mon petit coucou chantait joyeusement pour annoncer l’heure nouvelle.
J’ai connu les débuts de l’éclairage autre que la lampe à pétrole ou la bougie. Ce fut d’abord des lampes à gaz puis celles fonctionnant à l’électricité. De là, tout a évolué assez vite. Les diverses générations de ma famille ont défilé, toujours dans la même demeure. J’ai été témoin de disputes, de réconciliations, de moments de joie intense et d’extrême tristesse.
Mais maintenant, on ne remonte plus mes poids. L’heure est désormais donnée par une horloge fonctionnant à piles : un gros chat dont la queue balance pour rythmer les secondes. Je suis devenue une simple décoration à l’instar d’une reproduction de Magritte et des photos de famille. On m’appelle désormais la pendule à coucou de Grand-Papy René.
Un jour, alors que j’étais au sein de la quatrième génération de propriétaires, un homme inconnu avec de grosses lunettes s’est arrêté face à moi. Il m’a scruté un long moment, détaillant du regard mes moindres détails avant de griffonner sur une feuille de papier. J’ai entendu le mot « trésor » résonner dans la pièce et le visage de la maîtresse de maison s’est illuminé. Peu de temps après, l’homme à lunettes est venu me décrocher du mur pour me déposer dans un camion avec une grande minutie au beau milieu de toutes sortes d’objets anciens.
Placée sous vitrine, j’ai vu défiler des dizaines de visages jusqu’à ce qu’on m’amène dans une salle remplie de personnes munies de pancartes avec des numéros. J’ai entendu « Début des enchères à deux cents euros. ». Là, tout a été très vite jusqu’à un coup de marteau décisif de la part d’un barbu chauve : « Adjugé à trois mille cinq cents euros ! » L’argent a été remis à mon ancienne famille, la mine soulagée. J’ai compris que je venais de changer de mains. Une dame âgée, à la chevelure violacée, s’est approchée de moi et m’a admirée avec les yeux d’un enfant, les mêmes que celui du petit garçon de mon premier propriétaire.

« Quel travail magnifique ! Tu es une pièce rare ! »

Depuis lors, je trône fièrement sur la cheminée d’un salon style Louis XV, dans un château en Touraine. Mes poids sont remontés régulièrement et je vois l’horloger chaque année. Ses instruments me chatouillent les entrailles. Le temps passe, j’en suis un peu le gardien et son serviteur mais il semble ne pas avoir de prise sur moi. Les visages qui me regardent se rident et moi je reste là, inchangée. Tic Tac… coucou coucou…

Posté le : 16/09/2017 20:25
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Défi du 10 juin 2017
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Bonjour à tous !

Je suis en retard sur le défi d'Istenozot mais je vous propose le mien, le temps que je cogite...

Voici :"Les nouveaux voisins", des personnes viennent d'acheter l'immeuble juste à côté de chez vous et ils se mettent à faire des choses étranges...

Racontez-moi cela...

Au plaisir de vous lire les amis.

Je vous embrasse.

Couscous

Posté le : 10/06/2017 10:59
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Re: Défi du 27 mai
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Bon, je suis à la bourre mais mieux vaut tard que jamais !!


Un air en tête

Tout a commencé subitement. La secrétaire m'appelle en me déclarant :
– Ton rendez-vous est là !
– Merci.
Je raccroche et dans ma tête résonne « Rendez-vous, rendez-vous au prochain règlement, rendez-vous, rendez-vous aux prochaines règles » de Stromae. J'invite un homme grisonnant à entrer dans un bureau d'entretien. Il s'assied et sort ses documents en me disant :
– J'ai plein de papiers !
Et là, Régine me crie dans l'oreille « Laissez parler les petits papiers ». L'homme enchaîne :
– Et plein de problèmes !
« J'ai un problème je sens bien que je t'aime » me susurre Sylvie Vartan. Mais je ne l'aime pas ce gars.
– J'ai acheté ma maison…
« Dans sa maison un grand cerf regardait par la fenêtre… » et vous connaissez la suite de cette chanson enfantine. Qu'est-ce qui se passe ? Tous ces airs m'empêchent d'écouter cet homme. Je le scrute mais dès qu'il parle, ses mots sont transformés en paroles qui résonnent dans ma tête comme si les musiciens et l'interprète avaient installé leur studio entre mes deux oreilles. Je suis incapable de mener à bien mon entretien. Je prends rapidement les justificatifs de ce pauvre homme et m'enfuis dans le local de la photocopieuse. Là, il n'y a aucun bruit, ni dans ni hors de ma caboche. Je souffle un peu.
Je retourne voir mon client. Dès qu'il ouvre la bouche, ça recommence. Je ne peux que mettre un terme à notre conversation en m'excusant d'un malaise passager, prête à lui crier « Je suis malaaaade, complètement malaaade ».
J’évoque une vilaine migraine à ma chef afin de pouvoir partir plus tôt.
Dans la voiture, je coupe de suite la radio, il ne faut pas aggraver mon mal. Je me rends directement chez mon médecin. La salle d'attente est comble ! Je me pose sur le dernier siège libre, à côté d’une maman et son jeune enfant qui lui dit doucement :
– Le docteur va regarder ton bobo.
« Allô maman bobo, qu’est-ce que t’as fait ? J’suis pas beau. » chante Souchon. Je sens que l’attente va être pénible. En face de moi, un homme lit un magazine qui titre : « Torremolinos, destination préférée des belges »… « Tous tous tous à Torremolinos ! » m’exhorte Sttellla. Je finis par baisser le regard et me boucher discrètement les oreilles. Je le fais si bien que lorsque c’est mon tour, une dame me touche discrètement le bras pour me le signifier. Je la remercie sèchement avant de me précipiter vers le praticien qui me fait entrer dans son cabinet.
– Comment ça va ? Me demande-t’il naturellement.
« Comment ça va, comment ça va, Comment ça va pour vous ? Parce que pour moi, oh oui pour moi, Ça va pas, mais pas, mais pas du tout. » Patrick a si bien résumé la situation.
– J’en peux plus ! Vous devez m’aider !
– Bien sûr. Quel est votre problème ?
– Je sens bien que je t’aime… Mais non ! Je deviens totalement folle. J’ai toujours des chansons et des paroles qui m’envahissent la tête. Je ne parviens plus à me concentrer.
– Je vois. Vous êtes atteinte d’un mal assez rare.
– Vous avez eu des cas similaires ?
– Un seul dans toute ma carrière.
– Et comment a-t’il guéri ?
– Jamais !
– Pardon ?
– Il vit avec. Mais il y a moyen d’atténuer les symptômes.
– Comment ?
– En participant à des karaokés.
– C’est une blague ? Cessez de vous moquer.
– Je ne me moque pas. D’ailleurs, la victime de ce mal dont je vous parlais, c’est moi !
– NON ! Et comment s’appelle-t-il ?
– Je m’présente. Je m’appelle Henri. J’voudrais bien réussir ma vie, être aimé !
– Ah je vois. Sinon le mal, il s’appelle comment ?
– La chansonite aigüe.
– Cela ne fait pas très sérieux.
– Est-ce que ce monde est sérieux ? vous dirait Francis (en mimant un jeu de guitare)
Je fonds en larme.
– Ne pleure pas, non, ne pleure pas. Tu as toujours les yeux d'autrefois. Ne pleure pas, non, ne pleure pas.
– Merci Hugues. Mais que dois-je faire ?
Le médecin scribouille sur un papier qu’il me remet.
– Voici ma prescription. Rendez-vous ce soir à vingt heures au Hiboux Hurlant. Je vous ai noté l’adresse.
Je trouve l’établissement indiqué. C’est une ancienne boîte de nuit transformée en karaoké. Le parking est rempli et l’intérieur est bondé. Dans un coin, je remarque mon médecin qui m’invite à sa table.
– Qu’est-ce que vous buvez ?
– Une menthe à l’eau.
Et d’une même voix, nous chantons : La fille aux yeux menthe à l'eau, Hollywood est dans sa tête, Tout' seule elle répète.
– Maintenant va falloir vous lancer pour combattre le mal par le mal.
– Mais je suis trop timide !
– Je vais vous accompagner. Je suis malaaade !
– OK, on y va.
Nous entamons alors un duo sur « Besoin de rien, envie de toi ». Je commence avec pudeur puis je gesticule, prise par la chanson puis terminer par embrasser fougueusement mon partenaire.
Voilà ! Vous l’aurez compris. Plusieurs fois par semaine, je me rends au Hiboux Hurlant pour ma thérapie. J’y suis obligée, c’est prescrit pas mon médecin et il surveille si je suis bien mon traitement.

Posté le : 05/06/2017 19:17
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Re: Défi du 27 mai
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Cher Jacques,

Quelle belle chanson ! Je ne la connaissais pas. Tu as rendu un vibrant hommage à celle qui t'a donné la vie et plus encore.

Merci

Cher Donald,

Je ne te savais pas fan de cette chanteuse. Elle m'évoque aussi ma jeunesse mais apparemment pas de la même manière... ;)

Merci

Cher Serge,

La chanson du grand Georges reste imtemporelle, comme toi !

Merci


Je vous embrasse tous !

Couscous

Posté le : 04/06/2017 14:42
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Re: Défi du 20 mai 2017
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Bonze et menhir

Un moine bouddhiste en vadrouille dans la belle région bretonne se retrouva à Carnac, face aux célèbres menhirs. Intrigué par ces monuments de pierre, il s’approcha de l’un d’eux et lui murmura :
– Dis-moi grosse pierre comment es-tu arrivée là ?
– Comment oses-tu me traiter de la sorte ? Je ne suis pas grosse mais taillée en oblongue. Et si j’étais en diamant, l’on pourrait m’enchâsser dans un chaton !
– Désolé mais vous avez plus de la pierre tombale que de la pierre précieuse. Et au lieu de chaton l’aurait fallu envisager un lion entier ! Heureusement que vous n’êtes pas ronde !
– Puis-je en connaître la raison ?
– Vous rouleriez !
– Et donc…
– Ne connaissez-vous pas l’expression sur la pierre qui roule ?
– Si bien sûr ! La mousse, trop peu pour moi ! Je préfère le vin. Que souhaites-tu savoir insolent petit homme orange ?
– Orange ? Ma tenue est d’un bel ocre lumineux et non orangée.
– Soit ! Pose ta question.
– Je vous trouve bien sèche. Votre cœur est-il de pierre ?
– Disons que mon tailleur n’était pas Cardin et que, issue de l’âge de pierre, je me fais vieille et un peu grincheuse. N’allez pas me jeter la pierre pour cela !
– Non, je vous respecte. Vous devez être malheureuse comme une pierre à devoir rester ainsi, debout, stoïque face aux années et aux intempéries.
– Le pire est lorsqu’il gèle à pierre fendre !
– Je vous plains et ne reste pas de marbre à votre condition. Mais racontez-moi comment êtes-vous arrivé là ?
– Sachez que vos ancêtres nous vénéraient. Nous, menhirs et dolmens, ancrés dans la terre et pointés vers le ciel étions considérés comme les médiateurs entre le monde terrestre et celui des esprits. Certains êtres possédaient les connaissances pour nous utiliser comme moyen de communication. Mais les savoirs se perdent au fil des années. Il ne reste alors que des vestiges, comme nous et les pyramides, laissant les nouvelles générations d’hommes avec de grandes interrogations. Nous sommes les pierres dans le jardin de leurs sciences.
– Je vous remercie de m’avoir en partie révélé votre secret. Cette journée est à marquer d’une pierre blanche. Savez-vous où je peux rencontrer d’autres menhirs comme vous ?
– Continuez vers l’ouest, à un jet de pierre, vous trouverez nos frères et sœurs.
– Je ne vous oublierai jamais.
– Notre rencontre sera désormais gravée dans la pierre pour moi aussi. Adieu homme chauve. Sème ta bonne parole comme des petits cailloux.

Posté le : 25/05/2017 15:10
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Re: Défi du 20 mai 2017
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Titi !

Tu as titillé ma curiosité dès l'annonce de la véritable raison de l'existence de ces menhirs. Je n'ai pu m'empêcher de rire à ton explication qui somme tient debout comme ces pierres mystérieuses ! J'y ai vraiment cru ! Il n'y a que toi pour inventer cela !

Merci.

Bises

Couscous

PS : Mme Titi lit-elle tes textes ? ;)

Posté le : 25/05/2017 09:05
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Re: Défi du 13 mai 2017
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Cher Jacques,

C'est un véritable hymne à nos chers rituels et tout ce qu'ils peuvent nous apporter. Tu nous livres tes secrets les plus intimes en toute pudeur.

Je te remercie pour ce très beau texte qui m'a émue.

Quel beau rituel que de nous retrouver ici pour un moment de partage.

Je t'embrasse.


COuscous

Posté le : 25/05/2017 08:59
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Re: Défi du 13 mai 2017
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Rite et mérite

Aujourd’hui, j’ai un entretien d’embauche à quinze heures trente. Il faut que je me prépare car c’est une situation stressante que je redoute toujours. Alors, je me suis fabriqué un petit rituel qui me rassure et me donne confiance en moi. Tout d’abord, je me confectionne un bon café bien fort afin de me dynamiser et me rendre réactive. Ensuite, je me mets en situation. Je rentre dans la peau de mon futur employeur et pose des questions auxquelles je réponds en changeant de siège pour le côté réaliste. Cela doit paraître assez cocasse vu de l’extérieur mais je fais cela avec un grand sérieux. Et en dernier lieu, je finalise par un passage aux toilettes pour vider au maximum ma vessie qui, avec le stress, semble rétrécir.
Un coup de téléphone à quatorze heures trente m’annonce que mon entretien est avancé d’une demi-heure. Je n’ai pas le temps de pratiquer mon rituel ! Mon cerveau se met en mode panique. Je trie rapidement dans mon esprit entre l’urgence et le reste. Je me maquille, enfile mes chaussures, attrape mon sac et m’engouffre dans ma Twingo jaune. Une place de parking m’ouvre les bras. Un peu de chance dans ce monde de brutes.
J’entre dans l’entreprise qui recherche une secrétaire et me présente à l’accueil. Une cinquantenaire m’amène dans une salle d’attente vide. Je m’assieds et pousse un profond soupir. Un coup d’œil rapide aux alentours m’indique la présence d’un distributeur de boissons. Faute de café fort, je prends une canette de coca, cela tiendra mon esprit en alerte. Je sens rapidement les effets de la caféine. Comme personne ne vient ni me tenir compagnie ni me chercher, j’en profite pour entamer mon « mono-dialogue ». Je me tortille sur ma chaise, une fois tournée vers la gauche, puis vers la droite pour simuler une conversation avec mon futur employeur.
– Alors, quel est votre parcours professionnel ?
– J’ai débuté ma carrière dans l’HORECA comme serveuse. Mais après la naissance de ma fille, j’ai préféré trouver des horaires de jour. J’ai suivi une formation auprès du Forem (ANPE pour les français) afin de devenir secrétaire de direction et me voici devant vous.
– Très bien (il faut toujours s’encourager) ! Quelles sont vos qualités et vos défauts ?
– Je suis organisée, ponctuelle, je m’adapte facilement au travail à accomplir et je suis sociable. Quant à mes défauts, je n’en ai pas ! (Non, franchement, ce n’est pas réaliste. On ne se vante pas de la sorte auprès d’un patron). Hé bien, je suis de nature vite stressée, parfois un peu timide. J’ai aussi tendance à avoir certains tocs de rangement. Mais cela me permet d’avoir un espace de travail toujours nickel !
Je continue ainsi ma conversation fictive quelques minutes jusqu’à ce qu’une envie pressante se manifeste. Un panneau m’indique « TOILETTES VISITEURS ». Va-t-on venir me chercher dans la minute ? De toute façon, je ne peux plus attendre sinon je vais mouiller le joli parquet. Je suis l’indication et me précipite dans la première toilette libre. Une forte odeur m’agresse immédiatement : un mélange de bouse de vache et de lavande chimique. J’ai l’impression qu’une candidate avant moi a connu quelques soucis gastriques et s’est lâchée. La bombe déodorante lui a permis de camoufler son méfait. Je ne traîne pas dans cet environnement malsain.
De retour dans la salle toujours vide, la même dame vient me chercher et je l’accompagne jusqu’à un bureau imposant derrière lequel une femme en tailleur de marque tapote sur son téléphone portable. Celle qui m’a guidée chuchote dans l’oreille de l’autre qui lui sourit avant de sortir. Elles me laissent plusieurs minutes seule. J’ai le temps de détailler la décoration plutôt chique de ce bureau offrant une magnifique vue sur le parc communal.
La dame revient s’asseoir sur son siège en cuir. Elle a le regard amusé en me déclarant :
– Je vois que vous avez pris de l’avance sur notre entretien.
– Pardon ? On m’a dit de me présenter une demi-heure plus tôt.
– Oui, c’est parfait ! Je parlais de votre petite mise en scène dans la salle. Tout a été filmé et ma collaboratrice m’a montré les images.
À ces mots, je deviens rouge comme une écrevisse sortie de l’eau bouillante.
– Je…
– Ne vous en faites pas. J’ai apprécié votre sens de la répartie et votre honnêteté. Vous semblez organisée, motivée et je vous sens dynamique !
Merci Coca !
– Bon, vous commencez lundi. Venez à huit heures.
– Oh ! Un grand merci. Je n’aurai jamais connu un entretien d’embauche si rapide.
– Moi non plus ! Juste un conseil : ne forcez pas trop sur l’essence de lavande. Ça me fait trop penser au désodorisant des toilettes !

Posté le : 14/05/2017 19:53
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Re: Défi anticipé du 6 mai
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Mon cher Titi,

Ta réponse à ce défi est on ne peut masculine ! Nous, femmes, ne pouvons même pas envisager nous soulager dans un recoin de rue. Nous sommes condamnées à payer notre contribution à Madame Pipi !

Merci de m'avoir fait rire, une fois de plus.

Bises

Couscous

Posté le : 13/05/2017 11:07
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Défi du 13 mai 2017
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Bonjour cher amis défieurs,

Cette semaine, je vous propose de réfléchir sur le thème du rituel. Il peut être familial ou personnel, nous en avons tous.

Parlez-nous des vôtres, qu'ils soient drôles, pathétiques, originaux ou autres.

J'ai hâte de vous lire.

Je vous embrasse et vous souhaite un bon week-end.

Couscous

Posté le : 13/05/2017 10:20
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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