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Re: Défi du 08-08-2015
Plume d'Or
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Réclame


Mes pas me guidèrent
Comme tout dimanche matin
Vers cette place
Où exposent des marchands forains

Il y avait ce jour-là
Au bout de l'esplanade
Un nouveau vendeur
Au teint mât et aux yeux de jade

Devant lui, bien rangés,
Sur son étal
Se trouvaient de petits cœurs étincelants
Et des cerveaux en métal

Venez, mesdames,
Et vous messieurs venez
Il vous suffit d'ajouter juste
Un peu de monnaie
Pour troquer contre ces babioles
Neuves, jamais servies
Toutes vos angoisses
Toutes les toxines de votre vie
Vos rêves abandonnés,
Vos pires cauchemars
Les souvenirs encombrants
Dont vous en avez marre
Je vous cède ma camelote,
Moyen sûr d'évasion
Mettez-là, sur cet étal
Tous vos vécus d'occasion !





Posté le : 10/08/2015 19:18
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Re: Défi du 08-08-2015
Plume d'Or
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Salut Donald
ça, c'est un défi!
j'ai d'abord pensé à un vieux poème, puis j'ai finalement opté pour ce cru primeur, l'autre ça sera demain:

saoulez-vous avec notre vin

Il existe le chaud vin
Et il y a de beaux vins
Qu’on goûte un soir
Aux vingt rosées
Il y a les vingt culs
Qui errent sur les trottoirs
Et les vains cœurs
Dont la bravoure est méconnue

Et puis il y a le nôtre
Que vous dégusterez
Tout le long
De
Ces pages !



Posté le : 08/08/2015 16:53
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Re: Défi du 1er Août
Plume d'Or
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merveilleux, Donald
au fait, les médicaments?

Posté le : 07/08/2015 16:03
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Re: Défi du 1er Août
Plume d'Or
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mon cher Jacques
ce voyage dans le temps est des plus passionnants
j'apprécie également la pointe d'humour qui accompagne toujours les sujets sérieux dont tu parles, eh oui, en fait nous ne sommes pas des dieux, restons hommes, et faisons l'humour pas la guerre!
tu as toute mon amitié
Houcine

Posté le : 03/08/2015 15:27
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Re: Défi du 1er Août
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chère couscous
quelle merveilleuse idée que ce lègue
une nouvelle solidement bâtie, comme d'habitude
amitiés
houcine

Posté le : 03/08/2015 11:42
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Re: Défi du 1er Août
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emma!
ces salauds de lobbies pharmaceutiques qui poussent à pervertir les pauvres gentils mecs innocents!
une nouvelle qui pose moult réflexions
j'ai aimé

Posté le : 02/08/2015 09:08
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Re: Défi du 1er Août
Plume d'Or
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Donaldo
j'ai souvent rêvé d'un post pareil mais que je manierai à ma guise pas à la sienne!
et là, mon message t'arrivera à quelle époque?
merci pour ta nouvelle

Posté le : 02/08/2015 09:00
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Re: Défi du 1er Août
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@ Donaldo
il faut bien quelques naïfs dans ce bas monde, c'est le grain de sel qui en ôte l'insipidité
merci pour ton commentaire
amitiés
Houcine

Posté le : 01/08/2015 19:16
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Re: Défi du 1er Août
Plume d'Or
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@ Couscous
même si l'objet est le même, l'idée est différente
j'aime cette complémentarité (vérité - espoir) et cette douce connivence
amitiés
Houcine

Posté le : 01/08/2015 19:12
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Re: Défi du 1er Août
Plume d'Or
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-Tenez, voici vos lunettes!
Christophe Franc mit ses nouvelles lunettes et regarda le vieil opticien qui lui parut plus souriant et jovial que jamais
- Elles vous siéent bien, ajouta ce dernier.
Christophe remercia, paya et s'en alla.
Le soir tombait doucement sur la ville. Un soir aux couleurs douces qui emplirent ce journaliste d'une allégresse et d'une espérance dont il ne sut s'expliquer les motifs réels. Était-ce l'effet de ces délicates teintes que diluait à l'horizon la brosse d'un peintre invisible?
Avant de rentrer chez lui, il passa aux locaux du journal afin de mettre les dernières retouches à une édition spéciale qui devait paraître le lendemain. Le rédacteur en chef avait l'air bien fatigué, et Christophe ne put s'empêcher de le lui faire remarquer.
- Je ne me suis jamais senti aussi bien portant, dit l'autre souriant hideusement.
Christophe n'insista pas.
Chez lui, il trouva sa femme en train de préparer le dîner, le visage tiraillé de fatigue, sûrement une dure journée au travail. Christophe s'excusa du retard et se mit tout de suite à l'aider. Lui aussi, en fin gourmet, aimait cuisiner.
A table, Chloé lui demanda:
- Tu as été chez l'opticien?
- Ah! S'exclama Christophe. J'ai oublié de te montrer mes nouvelles lunettes.
Et il les prit de leur pochette et les ajusta .
- Elles te vont bien, dit Chloé.
Cependant l'expression du sarcasme affichée sur son visage contrastait avec la voix où l'on ne décelait aucune intonation moqueuse. Christophe ôta ses lunettes et le rictus qu'il voyait dessiné sur les lèvres de sa femme disparut aussitôt. Il remit alors ses verres pour surprendre encore quelques traces de cette grimace se retirant du visage de la conjointe.
- Pourquoi joues-tu avec tes lunettes? Demanda cette dernière.
- Euh... Pourquoi, je... Non, non, comme ça... bafouilla Christophe.
Sa femme lui dit qu'il était bizarre, mais lui ne sut qu'en penser sur le coup, et tint pour responsable de cet étrange phénomène, le fait qu'il n'était pas habitué à mettre des verres de contact. Cette histoire aurait pu s'arrêter là si de nouveaux cas de ce qu'il appela alors "certitudes optiques" ne vinrent consolider ce premier manifeste et chambarder par ailleurs toute sa vie.
Le fait est qu'à chaque fois qu'il mettait ses lunettes, Christophe découvrait chez ceux qu'il côtoyait une expression et une attitude différentes de ce qu'ils voulaient exposer aux regards des autres. Il lui semblait également qu'il saisissait l'intention profonde, jamais déclarée tout haut ou presque, de ses interlocuteurs, des personnes qu'il interviewait ou de ceux qu'il regardait parler à l'écran. Des personnalités de haut rang et dignes de foi déclaraient tout haut le contraire de ce qu'ils pensaient, par peur, par intérêt, par conformisme, pour ne pas paraître une note isolée, ou pour plaire à la foule. Des individus qui faisaient montre d'indignation ne l'étaient pas, d'autres affichaient des sourires de satisfaction et d'approbation mais bouillaient à l'intérieur d'une colère savamment contenue. Sur un plateau, dans un débat, les antagonistes semblaient se livrer bataille, prêts parfois à en venir aux mains; comédie! A travers ses lunettes, Christophe voyait une équipe harmonieuse, des alliés aux sourires de connivence. Il voyait tout cela, mais en sus, il en percevait les raisons et le dessein.
Cette hypocrisie partout présente, cette énorme fosse qui sépare la réalité de la vérité commença par gêner Christophe, et finit par ébranler toutes ses convictions. Mais comme à quelque chose malheur est bon, ce journaliste put grâce à ses nouvelles lunettes acquérir une perspicacité et une acuité qui imprégnèrent ses articles d'une véracité et d'une solidité redoutables et devint ainsi d'une notoriété incontestable. Dans les milieux influents, ses écrits étaient craints et exécrés, et bien qu'on prétendît le contraire, on cherchait, par mille moyens, à entraver le travail de cette plume.
Sa réussite aussi le renseigna sur le vrai sentiment de certains de ses collègues qui, en faisant semblant d'être content pour lui, le jalousaient et n'hésiteraient pas à lui jouer quelque mauvais tour.
Chloé ne semblait cependant pas contrariée de ce succès qui accapara le temps de son mari et l'éloigna un peu d'elle. Elle l'encourageait au contraire, se montrait très indulgente et dévouée, se disant éprise de cette quête de la vérité et prête à de grands sacrifices pour un monde moins perfide. Ou peut-être faisait-elle seulement semblant? Christophe n'osa jamais mettre ses lunettes pour espionner sa femme. Il se contentait de la croire.
Cette confiance se consolida lorsqu'elle voulut l'accompagner au Niger pour une enquête que Christophe tint à mener en dépit d'un énorme péril encouru. Il avait soupçonné un député d'entretenir de bons rapports avec des trafiquants d'armes dans la région, et en avait fait allusion dans l'un de ses articles. Cela avait fait tollé. Des politiciens influents se montrèrent mécontents, menaçant même. Le rédacteur en chef rappela Christophe au calme, mais celui-ci ne s'intimida nullement et décida d'aller au bout de ses investigations, jugeant plus pratique de faire ce voyage pour les quérir à leur source.
- Je t'accompagne, Rouletabille! Lui dit sa femme la veille de son départ.
Elle l'avait baptisé du nom du petit reporter de Gaston Leroux depuis que ses écrits faisaient la une.
- Tu m'accompagnes?
- Oui, je viens avec toi au Niger.
- Et ton boulot?
- J'ai pris un congé.
Christophe parut réfléchir un moment
- Ça va être dangereux, tu sais!
- Et alors? Tu veux dire que je vais te gêner dans ton enquête?
- Non, non, dit doucement Christophe.
Puis il se pencha pour la baiser par-dessus la table.
- Au fond, j'avais besoin d'un compagnon sûr. Mais nous allons nous y rendre séparément. C’est pour ta sécurité mon amour. Nous garderons toujours le contact bien sûr et tâcherons de nous rencontrer dans la plus grande discrétion…
A Agadez, ville du Niger, les deux compagnons conjuguèrent leurs efforts tant et si bien qu'ils réussirent à glaner quelques renseignements les mettant sur une piste intéressante qui saurait incontestablement confondre le député et même d'autres personnalités importantes. Christophe avait rendez-vous ce jour-là dans un café avec un autochtone qui était prêt à le pourvoir de précieuses preuves.
- Bon, j'y vais dit-il à sa femme dans la chambre d’hôtel où ils se rencontraient de temps à autre.
- Allons-y, dit cette dernière.
- Non mon chat, cette fois-ci, je m'y rends tout seul.
Sa femme allait protester, il lui posa délicatement l'index sur les lèvres
- Mon amie, j'aurai besoin de toi ici. Nous devons nous organiser.
Chloé le regarda sans comprendre.
- Si je ne reviens pas, disparais au plus vite, mais surtout, prends soin de ceci comme de la prunelle de tes yeux.
Et il lui tendit ses lunettes.
- Tu comprendras quand tu les auras essayées. En outre, je sais que tu as déjà des prédispositions pour bien gérer ce que ces binocles vont te faire découvrir.
Puis il l'étreignit avant de descendre.
Cinq minutes après, un coup de feu retentit en bas dans la rue…

Posté le : 01/08/2015 04:15
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Il vole à moi un vieux cahier
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Il vole à moi un vieux cahier
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Il souffle des mots à l'estrade
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A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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