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Accueil >> newbb >> Paul Léautaud [Les Forums - Histoire de la Littérature]

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Paul Léautaud
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Le 18 janvier 1872 à Paris naît Paul Léautaud

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mort, à 84 ans le 22 février 1956 à Châtenay-Malabry, écrivain et critique littéraire français. La part de son œuvre consacrée à la critique dramatique fut écrite sous le nom de plume de Maurice Boissard. On se souvient surtout de lui pour son Journal littéraire en dix-neuf volumes et comme d'un briscard perspicace et tonitruant grâce aux trente-huit entretiens radiophoniques qu'il a accordés à Robert Mallet en 1950-51. Ses dernières paroles avant de mourir auraient été : Maintenant, foutez-moi la paix.

En Bref

Fils d'un souffleur de la Comédie-Française, abandonné par sa mère, romancier essayiste, critique, mémorialiste, Paul Léautaud parle surtout de lui-même. En 1900, il publie avec Van Bever Les Poètes d'aujourd'hui, une anthologie du symbolisme, qui fut rééditée jusqu'en 1956. Le Petit Ami (1902) est un roman autobiographique qui dit le souvenir de l'amour du fils pour sa mère. Il poursuit cet émouvant aveu dans In memoriam (1929), en racontant la mort de son père. De toute son œuvre, un seul récit, Madame Cantili (1925), échappe à ce besoin permanent de retour sur soi-même. Cependant, de 1908 à 1941, Léautaud est secrétaire du Mercure de France, et toute sa vie de misanthrope se concentre dans les conversations littéraires qui se tiennent journellement dans son bureau... Il tient en outre la rubrique de critique dramatique dans la revue. Sans aucune méthode, il y bavarde librement, de tout, mais très peu des pièces elles-mêmes. Il dit son plaisir ou sa déception, comme tout spectateur, en racontant ses souvenirs. Pourtant, les jugements sévères qu'il a portés sur certains auteurs, comme Bernstein ou Porto-Riche, ont été confirmés par la postérité, tandis qu'il appréciait à leur juste valeur Tristan Bernard ou Sacha Guitry. Ses chroniques furent réunies en deux volumes sous le titre Le Théâtre de Maurice Boissard (1926 et 1943). Mais son œuvre essentielle reste son journal littéraire, tenu quotidiennement depuis 1893. Le bohème, le libertin, le non-conformiste s'y confesse à toutes les pages. Les petites anecdotes de sa vie dans son pavillon de Fontenay-aux-Roses, au milieu des chiens et des chats, font intervenir tout le monde du théâtre et des lettres pendant plus d'un demi-siècle. Il parle de la vie, de son plaisir, le tout avec beaucoup de désinvolture. Sans morale, sans respect, il est parfois très sévère pour ses contemporains dans les dix-huit volumes de ce Journal publié entre 1954 et 1964. C'est seulement dans les dernières années de sa vie, après avoir séduit les auditeurs de la radio dans une série d'entretiens avec Robert Mallet (1951), que Paul Léautaud atteint une renommée tout à fait méritée.

Sa vie

Il naît à Paris dans le Ier arrondissement, au 37 rue Molière de Jeanne Forestier 1852-1916, sans profession, et de Firmin Léautaud 1834-1903, comédien puis souffleur vingt-trois années à la Comédie-Française. Cinq jours après l'accouchement, il est abandonné par sa mère, l'une des compagnes temporaires de ce père souvent indifférent, qui l'élève et l'initie toutefois au monde du Théâtre, qui l'enchante, lui accordant une précoce indépendance: ainsi le petit Paul possède-t-il une clef du domicile, situé 21 rue des Martyrs, dès l'âge de huit ans. À partir de 1882, Firmin emménage dans un pavillon à Courbevoie avec son fils et de nombreux chiens.
Dans sa jeunesse, il se lie d'amitié avec Adolphe Van Bever, le poète Pierre Guédy, Léon Marié, et partage avec ces derniers une vie d'employé pauvre. Leur passion commune de la poésie conduira Van Bever et Léautaud à publier en 1900 l'anthologie Poètes d'Aujourd'hui.
À dix-neuf ans habitant quelques mois au numéro 14 de la rue Monsieur-le-Prince, il découvre Stendhal et cette rencontre littéraire demeurera comme une étape essentielle dans sa formation d'écrivain. Il entreprend la même année son Journal littéraire, qu'il tiendra soixante-trois ans, témoignage essentiel sur l'homme qu'il était et panorama monumental et richement personnel sur la première moitié du XXe siècle et le monde littéraire d'alors, principalement vu de son bureau d'employé sous-payé au Mercure de France.
Jeune homme, il reverra sa mère en 1901, lors des obsèques de sa tante, à Calais. Femme d'un notable genevois, la mère ne reconnaîtra d'abord même pas son fils. Ils entameront une courte correspondance puis se quitteront à jamais. Elle mourra en mars 1916, assassinée par sa domestique. Cet épisode le marque pour longtemps. Sa vision des femmes, sa longue liaison avec le Fléau femme acariâtre et tendre, selon porteront la trace de la blessure. Il avouera avoir manqué sa vie amoureuse.
Misanthrope à la trogne voltairienne, d'une efficacité incisive dans son écriture, il fait le choix d'une existence retranchée, bien que toujours en contact avec les gens essentiels de la société littéraire : il suscite l'admiration d'Octave Mirbeau et de Lucien Descaves, qui l'auraient volontiers soutenu pour le prix Goncourt, et il compte parmi ses amis Marcel Schwob, Remy de Gourmont, Alfred Vallette, Guillaume Apollinaire, Paul Valéry et André Gide.
Sous le pseudonyme de Maurice Boissard, inspiré de sa marraine l'actrice Blanche Boissart, dite Mlle Bianca de la Comédie-Française, Léautaud devient, en 1907, critique dramatique au Mercure de France, puis à la Nouvelle Revue française et aux Nouvelles littéraires.Tranchant sur l'ordinaire expression de son cru, il confirme son attitude face au monde et les axes premiers de sa nature et de sa pensée. L'auteur du Petit ami concilie un retranchement forcené dans sa demeure du 24 rue Guérard à Fontenay-aux-Roses après avoir quitté le passage Stanislas à Paris à partir de 1911, dépourvue de confort la maison n'étant pas raccordée au réseau électrique, il s'éclairait à la bougie, entouré de dizaines de chiens, de chats et autres animaux plus ou moins exotiques une oie, un singe…, et une fréquentation du monde culturel, toujours empreinte d'une distance cynique.
Pour assurer sa survie, il travaille trente-trois ans comme secrétaire général du Mercure de France. Même s'il est connu dès les années 1930, la grande notoriété ne viendra que sur le tard, en 1950, grâce aux entretiens radiophoniques de Robert Mallet. À quatre-vingts ans, sa verve et ses indignations, portées par une voix aux timbres singuliers, sont plus puissantes que jamais. Il s'éteint dans son sommeil à la Vallée-aux-Loups, dans la Maison de Santé du Docteur Henry Le Savoureux à Châtenay-Malabry, sise sur l'ancien domaine d'un autre écrivain, Chateaubriand, où il logeait depuis un mois.
Léautaud est un aristocrate par l'esprit, dans sa certitude de lui-même, par une pratique tous azimuts d'une lucidité souvent caustique, par une fidélité sans faille à sa manière d'être et de penser. Alfred Vallette, directeur du Mercure, l'un des hommes à l'avoir le plus côtoyé, lui déclare, en 1924, Au fond, vous êtes un aristocrate. Tous vos faits et gestes, vos façons d'agir, le prouvent. Son parti-pris de la subjectivité en toute chose se concilie sans peine avec une efficacité reconnue de la plume et du verbe. Il est un parangon de l'aristocratisme en solitaire, sans quête du pouvoir, misanthrope attentif de ses contemporains, écrivain par plaisir.

Ses positions politiques étaient autant réactionnaires qu'anarchistes. Son respect de l'ordre établi, son horreur du désordre et de la nouveauté, son dégoût du peuple tranchaient avec son mépris pour le patriotisme, la violence, la guerre, l'esprit de sacrifice et l'esprit grégaire, le conduisant toujours à adopter les opinions qui lui semblaient le mieux garantir sa vérité intrinsèque. Dans son journal d'après-guerre, il regrette l'Occupation allemande et se montre antisémite alors qu'il raillait dans sa jeunesse les antisémites et les antidreyfusards, il vitupère les ouvriers, jugés fainéants, les allocations familiales car il prétend détester les enfants, ce que démentira Marie Dormoy, les syndicats et les partis, surtout de gauche. Il méprisait finalement la politique : il n'a milité dans aucune faction, n'a jamais voté, et s'il a entretenu de bonnes relations avec des personnages aux idées totalement opposées aux siennes comme Jean Paulhan, qui s'amusait à faire déposer Les Lettres françaises devant sa porte ou Julien Benda, c'est que ceux-ci ne le prenaient pas au sérieux.

Par testament, il nomme comme ayant droit de ses œuvres la S.P.A., laquelle est gestionnaire de celles-ci jusqu'en 2035.


Un intellectuel libre et égotiste

Dans les volumes 10, 11, 12 et 13 de son Journal Littéraire correspondant à la fin des années 1930 et à la Seconde Guerre mondiale Paul Léautaud exprime des vues teintées d'antisémitisme. Il reviendra sans arrêt sur la judéité de Léon Blum pour qualifier son gouvernement de coquin. Le Chamfort de la rue de Condé se dit favorable à Chamberlain qui tente de conclure une paix séparée avec le gouvernement nazi. Il qualifiera alors l'Angleterre comme étant sa patrie civique. L'échec des pourparlers du Premier ministre anglais pousse Léautaud à s'exprimer en faveur de l'Allemagne. Le gouvernement de Vichy lui apparaîtra d'ailleurs comme un rempart contre le retour des coquins, le gouvernement du Front Populaire qu'il accuse de véhiculer l'utopie égalitaire en France. Dans le journal des années de la Seconde Guerre mondiale, il fait état de ses collaborations au journal Je suis partout d'obédience fasciste. Il condamne la Pologne d'avoir suscité une guerre et d'avoir bravé la grande nation allemande ». Cette expression revient souvent sous sa plume. L'antisémitisme sera un trait de son appareil critique qu'il aura eu toutes ces années la faiblesse de ne pas remettre en question. Dans son journal du 5 novembre 1946, lors même qu'il rejoindra de nouveau la revue du Mercure de France, il écrira : Être antisémite, c'est une opinion. Cette opinion est devenue un crime comme quelques autres. Condamnation. Si les juifs sont un jour les maîtres, cela deviendra peut-être un crime d'aller à la messe.
Dans ses jugements sur les arts, Léautaud est aussi tranchant. Il juge futile l'art de Matisse et tient en haute estime l'art d'Ingres et de Bottat, lequel se montrerait supérieur car il rend la réalité sans interprétation. Ce sont des propos de cette nature qui accréditent à son endroit les termes de fasciste et réactionnaire .

De même, sa pensée sociale est fortement individualiste. Paul Léautaud défend la thèse selon laquelle il y a des pauvres et des riches, un état immuable. Il serait aussi ridicule de s'en rebeller que de s'insurger contre le fait qu'il y ait des gens plus beaux que d'autres. Il accepte l'inégalité et les différences de fortune comme un trait constant des sociétés humaines. Dans son journal de 1944, il dit croire que cet état des choses est le résultat d'un ordre des mérites et des talents s'inscrivant dans le caractère même des individus. À cet égard, ce n'est pas trahir Léautaud que de le situer parmi ceux dont le cœur et l'esprit penchent vers la droite réactionnaire.
La vision du monde dont témoigne l’œuvre de Léautaud s’inscrit dans une tradition libertaire toute française qui ne dépasse pas les clivages droite-gauche pas clair. Elle se montre par ailleurs transportée par une pitié et une grande compassion pour le monde animal qui paie le prix pour l'aveuglement des hommes. Les descriptions de la vie animale, de ses souffrances, de l'abandon cruel des compagnons fidèles, s'inscrivent comme les pages les plus touchantes de son journal littéraire.

Œuvres

Le roman Le Petit Ami sort en 1903 au Mercure de France, premier ouvrage de Paul Léautaud paru sous son nom.
1900 : Poètes d'Aujourd'hui 1880-1900, morceaux choisis accompagnés de notices biographiques et d'un essai de bibliographie11, avec Adolphe Van Bever, Paris, Mercure de France :
Sommaire originel : Henri Barbusse - Henri Bataille - Tristan Corbière - André Fontainas - Paul Fort - René Ghil - Fernand Gregh - Charles Guérin - André-Ferdinand Hérold - Francis Jammes - Gustave Kahn - Jules Laforgue - Raymond de la Tailhède - Pierre Louÿs - Maurice Maeterlinck - Maurice Magre - Stéphane Mallarmé - Camille Mauclair - Stuart Merrill - Robert de Montesquiou - Jean Moréas - Pierre Quillard - Henri de Régnier - Adolphe Retté - Jean-Arthur Rimbaud - Georges Rodenbach - Albert Samain - Emmanuel Signoret - Laurent Tailhade - Paul Valéry - Émile Verhaeren - Paul Verlaine - Francis Vielé-Griffin.
Tome 1 et 2 ajouts, 1908 : Lucie Delarue-Mardrus - Émile Despax - Max Elskamp - Remy de Gourmont - Gérard d'Houville - Léo Larguier - Louis Le Cardonnel - Sébastien-Charles Leconte - Grégoire Le Roy - Jean Lorrain - Éphraïm Mikhaël - Albert Mockel - Comtesse Mathieu de Noailles - Ernest Raynaud - Paul-Napoléon Roinard - Saint-Pol-Roux - Fernand Séverin - Paul Souchon - Henry Spiess - Charles Van Lerberghe
Tome 1, 2 et 3 ajouts, 1929 : Guillaume Apollinaire - André Castagnou - Jean Cocteau - Guy-Charles Cros - Tristan Derème - Charles Derennes - Léon Deubel - Georges Duhamel - Édouard Dujardin - Fagus - Tristan Klingsor - Philéas Lebesgue - Maurice Maeterlinck - Louis Mandin - François Porché - Jules Romains - André Salmon - Cécile Sauvage - André Spire - Touny-Léris
1903 : Le Petit Ami, Paris, Mercure de France.
1926 : Le Théâtre de Maurice Boissard : 1907-1923
1928 : Passe-Temps, Paris, Mercure de France.
1942 : Notes retrouvées Imprimerie de Jacques Haumont, Paris : Lundi 25 août 1941. En triant de vieux papiers, je retrouve une série de notes que j'avais bien oubliées. Je ne sais plus si je les ai utilisées, ni si elles se trouvent à leur place dans mon "Journal". Je les regroupe ici par ordre de dates de 1927 à 1934.
1943 : Le Théâtre de Maurice Boissard - 1907-1923 - avec un supplément
1945 : Marly-le-Roy et environs, Éditions du Bélier
1951 : Entretiens avec Robert Mallet, Paris, Gallimard.
1954 à 1966 : Journal littéraire 19 volumes, Paris, Mercure de France.
1956 : In Memoriam, Paris, Mercure de France.
1956 : Lettres à ma mère, Paris, Mercure de France.
1956 : Le Fléau. Journal particulier 1917-1930, Paris, Mercure de France.
1958 : Amours
1958 : Le Théâtre de Maurice Boissard : 1915-1941 tome 2
1959 : Bestiaire, Paris, Grasset.
1963 : Poésies
1964 : Le Petit ouvrage inachevé
1966 : Lettres à Marie Dormoy, Paris, Albin Michel, réimprimé en 1988.
1968 : Journal littéraire, Choix par Pascal Pia et Maurice Guyot
1968 : Correspondance Paul Léautaud-André Billy 1912-1955, Le Bélier
1986 : Journal particulier 1933, présenté par Edith Silve, Paris, Mercure de France.
1992 : Correspondance de Paul Léautaud, tome 1, 1878-1928 recueillie par Marie Dormoy, Paris, Mercure de France.
1992 : Correspondance de Paul Léautaud, tome 2, 1929-1956 recueillie par Marie Dormoy, Paris, Mercure de France.
2004 : Chronique poétique, Éditions Sigalla.
2012 : Journal particulier 1935, présenté par Edith Silve, Paris, Mercure de France.

Citations

Dans le mariage, on fait l'amour par besoin, par devoir. Dans l'amour, on fait l'amour par amour.
La vie de couple
Aimer, c'est préférer un autre à soi-même.
Le mariage fait les cocus, la patrie les imbéciles.


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Posté le : 16/01/2015 22:36

Edité par Loriane sur 17-01-2015 19:30:47
Edité par Loriane sur 17-01-2015 19:31:27
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Re: Paul Léautaud
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11/01/2012 16:10
De Rivière du mât
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Les Entretiens de Léautaud avec Robert Mallet, c'est quelque chose qu'il faut avoir entendu, j'ai eu la chance de le faire il y a trois ans, et puis la lecture de son Journal littéraire a aussi été un grand moment.

Le drame de Léautaud à mon sens aura été une certaine impossibilité à s'accomplir comme écrivain hors du champ somme toute restreint de la critique et de l'analyse littéraires.

Après sa mort, certains ont eu la tentation d'en faire une icône de l'anarchisme de droite (Je ne pense pas du tout à Pierre Perret en l'occurrence, pour que les choses soient claires) mais je crois que c'était mal le comprendre. C'était surtout un esprit libre et indépendant, c'est devenu rare de nos jours, vous ne trouvez pas ?

Il a expliqué lui même dans les Entretiens pourquoi il préférait recueillir un chien perdu ou battu plutôt que secourir un humain en détresse, je vous laisse juge de ses propos et je peux même donner à ceux que ça intéresse le lien pour se les procurer.

Merci Loriane pour ce bel article.

Posté le : 23/01/2015 19:29
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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