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Accueil >> xnews >> Elles - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : Elles
Publié par Loriane le 18-01-2012 15:57:28 ( 925 lectures ) Articles du même auteur



Elles,
Elles, mon pluriel
Avancent, font la route plus belle.
Amies, frangines, sistoeurs, les mains détachées,
Libre nuée, déclinée en multiple,
Rassemblement aujourd’hui mosaïque.

ELLES

Grandeurs abaissées, avilies, opprimées,
Ont vécu liées, longtemps émiettées,
Explosées,
Dans la violence des silences,
Devant les mots durs et courts, 
Encore souvent prostrées.
Sous des pouvoirs sourds
Les rêves dans le foulard emprisonnés,
Linceul du souffle des pensées.

ELLES

Douce force irrésistible qui patiemment,
Des cachots à user l’infâme dureté,
Elles ont rappelé leurs âmes oubliées,
Pour triompher de la noirceur de la glaciale nuitée.
Sourdes aux prônes,

ELLES

Sans jamais tuer, sans détruire, sans violence,
Sans se dénaturer d’elles,
Assurées, en foule amie dans la lumière, elles avancent,
Les pieds bandés ont pris aisance,
Puissants et solides, ils portent le pas sans crainte, aujourd’hui,
Des amantes, des épouses, des égéries.

ELLES

Compagnes de la vie, elles s’allient sans affliction,
Leurs regards vers leurs compagnons,
Elles donnent leurs sourires,
Elles leur prennent la main.
En paix travaille, jouis,
Regarde, souris, aime encore, dors,
Le sang n’est plus celui de la guerre, de la mort,
Le sang que je porte est celui de la vie.

ELLES

Elles ont osé, mettre de la force dans leur tendresse,
Alors, de la tendresse dans leur force, ils ont mis
Unis devant l’immensité, la peur les fuit soudain 
Unis, tirent, tirent ensemble le chariot de la vie.
Hier est mort, nous construisons demain.

Lydia Maleville

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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