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Nouvelles : Vers La Monade
Publié par Gilbert le 26-02-2019 08:50:00 ( 335 lectures ) Articles du même auteur



Voyage eschatologique à la mémoire de Stephen Hawking parti rejoindre Isaac Newton, Albert Einstein et le Commander Data (du Starship Enterprise) avec lesquels, disait-il, il aimait jouer au poker.


Ainsi Dieu est l’Unité primitive, ou la substance simple originelle, dont toutes les Monades créées ou dérivatives sont des productions
Gottfried Wilhelm Leibniz (Monadologie §47)




Autour de moi les voix s’éteignent.
Et cela m’indiffère.
Le monde extérieur m’est devenu étranger.

Je sens mon corps se replier sur lui-même et cela suffit à emplir totalement ce qui me reste d’Existence.
Monte en moi la sensation de m’immerger doucement dans un liquide tiède et doux.
Bientôt mon nez seul dépasse et prend voluptueusement une dernière inspiration.

Ma peau, ma chair, mes os se contractent en convulsions indolores.
Ma poitrine implose, dernière sensation perçue par mon enveloppe charnelle.
Qui cesse d’être moi, alors que je sais être toujours moi, en dehors d’elle, qui n’existe plus.

Je conserve encore, cependant, un reste d’identité biologique.
Qui se déconstruit à une vitesse vertigineuse.
Jusqu’à une simplification extrême, qu’un violent désordre thermodynamique pulvérise.

Je suis, maintenant, à la fois partie intégrante et extérieur à un nuage de corpuscules.
Atomes d’hydrogène, de carbone, d’oxygène, d’azote, de fer…
J’identifie leur présence et interagis naturellement avec eux.

Je ressens et comprends les milieux,
Glacés ou torrides,
Ténus ou denses,
Lumineux ou noirs,

Où je continue d’Etre.

Je ressens et mesure la vitesse à laquelle je me déplace, avec eux et en eux.
Je ressens et subis l’attraction de monades, toujours plus denses et plus parfaites, dont j’intègre la contraction.
Vers encore plus de perfection.

Mes atomes compagnons remontent à leurs origines, en se décomposant à des feux primitifs.
Qui me laissent, moi, intact, dans un monde ionisé aux conditions extrêmes.

13 milliards d’années en une inspiration ultime et me voici à la porte de l’ineffable.
Celle que les hommes ont rêvé de mettre en équations.

Passé le seuil, je ne suis plus partie d’un nuage, d’un amas, d’un corps,
D’un ensemble quel qu’il soit.

Je suis un tout.
Je suis Le tout.
Sans dimension.
Sans passé ni présent.
L’Essence originelle.
La Monade des monades.

La Main de Dieu.

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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