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Nouvelles confirmées : L'amour étourdissant
Publié par Loriane le 20-10-2019 14:50:00 ( 71 lectures ) Articles du même auteur



L'amour est éblouissant

Les marches de l'escalier la soulaient, elle quittait son appartement toujours en courant, trop pressée, elles sentait l'étourdissement la gagner.
Sa tristesse l'accompagnait comme chaque jour, son fils, son enfant, sen petit, son amour lui manquait tant. Il lui refusait son affection, il obéissait et se soumettait à la haine que son père exigeait de lui, il fallait qu'elle paye, elle, la séparation de ce couple, il fallait la punir.
Elle portait en elle pour toujours, cet amour maternel douloureux et que rien ne distrayait, malgré les années de séparation.
Les volées de marches se succédaient vite, bien trop vite, elle voyait les huit étages du vieux immeuble filer. La rampe s'arrêta brutalement elle était sur le sol; du hall, elle voyait les dalles de marbre luire doucement, ses yeux recherchaient la sortie mais stupéfaite elle constata que la porte d'entrée étaient invisible, disparue.
Le vertige qui la saisit effaça tout ce qui l'entourait. Mais où était-elle ? Dans quel lieu était-elle arrivée ?
Elle ne reconnaissait rien, elle ne savait plus dans quel sens se diriger. Elle était désorientée mais sans peur, sans inquiétude.
Elle baignait dans une odeur merveilleuse qu'elle ne connaissait pas et que malgré tout elle reconnu, tout vibrait dans une musique chaude et éthérée, quelques notes aériennes et légères se promenaient vaporeuses et irréelles créant une ambiance de bonheur pur
Le charme la saisi toute, quel était ce curieux espace sombre et brillant qui l'entourait ? c'était abracadabrant .
Des sensations étranges envahissaient son corps, elle ne ressentait aucune peur mais elle éprouva le besoin de revenir au réel, elle baissa la tête et chercha ses pieds du regard, ils avaient disparus, sa main sur la rampe en sentait bien le froid mais elle était invisible, disparue elle aussi, son corps s'était effacé et pourtant il vivait, elle le sentait, elle le savait.
Autour d'elle tout était léger et doux, tout était singulièrement vivant, la magie, l'étrange colorait l’atmosphère, des nuées flottaient, elles étaient faites de clair et sombre paradoxales, cet éclairage invraisemblable était si insolite qu'il aurait du appeler l'angoisse.
Et malgré l'inconcevable mystère elle ne ressentait qu'une délicieuse euphorie, une béatitude déconcertante dont l'inattendue extravagance la faisait voler, elle flottait..
Elle se baignait dans l'amour, dans l’irréel incohérent sa voix avait des doigts pour caresser, d'un soupir de plaisir tendre elle frôla tendrement la peau aimée de son fils.
Il était devant elle assis à son bureau, ses yeux agrandis de surprise.
"Maman !"
L’énigme fantastique le laissa silencieux, abasourdi par cette situation inaccoutumée, il regardait l'extraordinaire, l'incompréhensible, il regardait sa maman passe muraille, apparaitre devant lui.
Mon dieu, qu'il est beau, pensait-elle, elle mangeait des yeux cet être qui avait habité son corps et qu'elle avait portait avec adoration.
Elle sentait déjà fondre son âme et étonnée, stupéfaite par l'inexplicable, par l'anormal elle s'enroula dans le fort vertige qui l'emporta dans l'incompréhensible voyage.
Ce singulier transport se termina dans un triste silence, la curieuse, l'étonnante musique qui sourdait de loin et lui tenait compagnie alentours depuis le saugrenu intermède, se perdit avec une brutalité anormale.
Elle revint éblouie de l'incroyable errance.
Ses pieds pesants sur le marbre du sol, sa main toujours accrochée à la boule de la rampe, elle sentait le hall dans son dos et ses yeux virent l'immense porte vitrée du hall.
Son retour du bizarre surprenant était bien trop inhabituel, trop chargé d'invraisemblable, il ne serait que pour elle, elle ne pourrait jamais partager l'inouï sans inquiéter ou sans soulever les railleries de l'incompréhension.
Donc silence.
L'amour transporte, l'amour est ailleurs et partout, maintenant elle le sait, maintenant elle peut le vivre.
L'amour est éblouissant.

Loriane Lydia Maleville

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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