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Accueil >> xnews >> Ecoute, regarde, je voulais juste te dire... - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : Ecoute, regarde, je voulais juste te dire...
Publié par Loriane le 15-02-2012 11:20:00 ( 588 lectures ) Articles du même auteur





Regarde,
Regarde là-bas,
Est-ce que tu vois ?
Regarde les montagnes, les vallées
Regarde plus loin,
Oui, un peu plus loin,
Plus loin là-bas
Regarde les animaux qui paissent
Si paisibles dans leurs près,
Regarde les champs, les chemins,
Oui,
Et aussi, regarde bien,
Les Fermes, les hameaux,
Et là,
Là, sur les collines
Assemblés comme des commères
Autour des clochers qui Tintillent
Les usines, les bureaux,
Les stades, les hôpitaux,
Et toutes les maisons de pierres
Regarde encore les routes, les bois,
Et le serpent du chemin de fer,
Et encore plus loin,
Là-bas,
Les arbres grands, les fleurs,
Les lupins et la fougère,
Sous les avions et leur cargaison
Regarde tu vois ?
Autour des maisons des lumières.
Et partout des jardins,
Vois les vaquer sans peur,
Loin des douleurs,
Loin de la guerre,
Regarde ces humains,
Travailler leur terre.
Tu vois leurs ventres pleins ?
As-tu vu les placards remplis ?
Par de jolies mains de manucures,
Et les poubelles bien nourries.
Regarde,
Regarde rouler leurs voitures,
Et encore plus loin sous le bleu
Tu vois, les plages, le sable ?
Tu vois dans la chaleur ?
Tu vois dans les parcs ?
Les musées et leurs jeux ?
Et regarde,
Admire le ciel
Regarde là sous l'arbrisseau
Regarde la glace de l'hiver
Et dés l'automne la belle eau,
Et partout des rivières,
Des poissons entre les cailloux
Et aussi regarde,
Regarde, ce ciel si doux,
Quand il pleut.
Regarde,
Ouvre bien tes yeux.
Écoute,
Mais c'est de ceux-là
Que vient la clameur ?
Écoute,
Leurs craintes, leurs plaintes,
Jérémiades, pleurnicheries,
Écoute, les cris,
Les pleurs et les prières.
Entends, les stades en furie,
Écoute la haine s'exaspère,
Écoute les hurler leur ennui.
Entends cet appel de la guerre.
Ils cherchent partout un ennemi
Inoccupés,
Ils tuent leurs frères,
Les voitures deviennent incendies,
Écoute les,
Ils se sentent inutiles,
Leur force en jachère,
Débordants d'énergie
Rêvent de briser des barrières
Ils dévoient leur esprit
Pour détruire père et mère,
Trop bien nourris
Engraissent, sans rien faire
Écoute les,
Sans emploi, sans amis,
Encore, écoute les,
Tourner vers la terre
Leurs insatiables appétits,
Leur stérile colère.
Écoute les
Chercher le sens de la vie
L'âme en désert,
Vides, mais de peur emplis,
La cécité les perd,
Tourne leur folie,
Anéantissent la mer.
Écoute les
Ils fuient
En enfer
Partis
Amers.
Écoutent
Pauvres Hères
Las, aigris, ramollis
Obèrent la vie,
De leurs
Lazzis
De nantis
De leurs
Pleurs
Sans merci...
Et puis,
Regarde,
regarde là-bas,
Non, pas là,
Là-bas loin,
Encore plus loin,
De l'autre côté,
Dans le froid, sur la glace,
Sous le vent, la menace.
Tu les vois marcher,
Luttant seuls et tenaces ?
Regarde de l'autre côté,
Tout au loin,
Non, là-bas,
Vois sur l'horizon,
Dans le feux de l'âpre désert,
En colonne ils avancent,
Le ventre affamé pour salaire
Sur le chameau qui danse,
En quête de l'eau salutaire.
Vois les,
Eux...
Sans mots, sans cris,
Dans les guerres...

Lydia Maleville



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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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