| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Accueil >> xnews >> Octobre - Poèmes confirmés - Textes
Poèmes confirmés : Octobre
Publié par Loriane le 05-11-2018 14:00:00 ( 772 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



N'ayant pas le temps d'écrire, puis-je vous offrir un vieux poème de saison ?


Octobre


Il pleut des pommes au verger
Les poires dorment dans l'herbe mouillée
Sur le muret de pierre les mousses ont reverdi
Gonflées de rosée froide et adoucies
Elles font tapis devant les cognassiers
Et dansent la ronde des fruits
Alors que les troupeaux sonnaillent
Frileux bientôt à l'étable vont rentrer
Retrouver leur doux lit de paille
Que le bel été a moissonné.


Octobre tourne ses ors
Octobre donne ses trésors


La nuit a préparé les champignons
Secrets lumignons discrets, cachés
Au pied des arbres, de leurs troncs
Surprises sous les feuilles mouillées
Ils parfument l'ondée, bons ou poison
Ils sont débauche de senteur
Mêlés aux herbes, feuillages, tapis mordoré
Quand la terre veut nous saouler
De sa sensuelle et suave odeur.


Octobre tourne ses ors
Octobre la vie d'abord


L'eau de l'air tremblotant
L'azur tendre bleuit 
Et souffle doucement
La luminosité du ciel rafraichi 
Sous le retour de la brise.
Un tendre soleil tout rond blanc
Que l'humidité irise
Va séduire l'astre lunaire
Il a calmé ses feux violents
Soupirant, apaisé et doux
Il est pastel pour lui plaire
Brillance sans courroux
Cet hiver il sera tendre amant
Ce sera fête dans l'éther :
De sa belle il sera l'époux


Octobre tourne ses ors
Octobre fait le décor


Les forêts s'allument toutes entières
Sur les versants dans les pierres
Les résineux et les feuillus font la fête
Ils s'embrasent outrageusement
Sans retenue, ils perdent la tête
Sous le firmament d'un bleu délicat
A l'heure de se dévêtir sagement
Ils explosent comme des fadas
Ils sont mille chandelles fières
Ils sont lampes de chevet
Ils sont mille incendiaires
Qui allument les forêts.
Et s'enflamment les sentiers forestiers
Ormes, érables, mélèzes lampadaires ..
De rouges, jaunes et or ils éclairent
Ils sont brasier pour farfadets.
Et,
Sous l'ombre des cieux mauves
La clarté, la lumière
Reflet fauve qui nous sauve
Maintenant,
Etonnamment,
Nous vient de la terre.


Octobre tourne ses ors
Octobre nous endort


Lydia Maleville

  

Article précédent Article suivant Imprimer Transmettre cet article à un(e) ami(e) Générer un PDF à partir de cet article
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
dumont011
Posté le: 21-10-2012 15:43  Mis à jour: 21-10-2012 15:43
Plume d'Or
Inscrit le: 10-02-2012
De: tunisie
Contributions: 308
 Re: Octobre
j'aime beaucoup ce poème, autant que cette saison nostalgique qu'est l'automne
merci loriane
Titi
Posté le: 12-10-2013 08:43  Mis à jour: 05-11-2018 16:45
Administrateur
Inscrit le: 30-05-2013
De:
Contributions: 1400
 Re: Octobre
[Ormes, érables, mélèzes lampadaires
De rouges, jaunes et or ils éclairent
Ils sont brasier pour farfadets
Sous l'ombre des cieux mauves[


merci Loriane pour ces couleurs d'automne superbes à cette époque dans nos forets, et dont la variété infinie me rappelle un récent voyage au Canada, somptueux ....!!!
tagazou
Posté le: 12-10-2013 09:33  Mis à jour: 12-10-2013 09:33
Plume d'Or
Inscrit le: 17-07-2013
De: aulnay sous bois
Contributions: 492
 Re: Octobre
Né un 22 septembre,un jour de vendanges tardives... L'automne empreint de nostalgie la fait oublier dans un feu d'artifice de couleurs musicales que tu exprimes à merveille ! Quel don de l'observation et quel art poétique pour en traduire le nuancier. Tagazou
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
33 Personne(s) en ligne (9 Personne(s) connectée(s) sur Textes)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 33

Plus ...