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Poèmes confirmés : Ces femmes que j'ai tant aimées...
Publié par dominic913 le 01-06-2013 14:29:03 ( 944 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



D'aussi loin que je m'en souvienne, quelles que soient les contrées que j'ai arpentées, les cités moribondes que j'ai fréquentées, les gouffres sans fonds qui ont maintes fois tenté de m'avaler, les sommets que j'ai atteint au point d'y perdre une part de mon intégrité, il n'y a qu'une seule chose qui m'a permis d'avancer. Quels que soient les déserts qui ont manqué de me briser, quelles que soient ces jungles empoisonnées au cœur desquelles j'ai failli périr étouffé, quelles que soient les tempêtes que j'ai traversé, les orages auxquels j'ai été confronté, il n'y a qu'une seule image qui s'est à moi imposée.
Jamais je n'aurai cru qu'une femme puisse pénétrer mon âme et mon cœur comme tu l’as fait. Jamais je n'aurai espéré qu'une créature d'une telle beauté, d'une aussi grande sensualité, d'un tel érotisme teinté de volupté, ait pu me charmer. Jamais je n'aurai songé qu'un Etre à la noblesse teintée de majesté, à la perfection idéalisée, ait été capable de toucher ce que j'ai maintes fois refusé d'envisager. Car, j'ai souvent dressé remparts et murs infranchissables pour ne plus être blessé par ces femmes qui m'ont si souvent ensorcelé. J'ai préféré fuir celles que j'ai désirées mais qui se sont détourné de mes vaines tentatives de les approcher. J'ai préféré, de loin, les contempler pour ne pas les effaroucher. J'ai préféré demeurer dans l'ombre afin de les vénérer, et les laisser libre de se donner aux hommes aux sculpturaux attraits dont la nature ne m'a pas doté.
Pourtant, il y a un aspect de ma personnalité que tous ces Adonis n'auront pas la possibilité de leur donner : c'est ce désir enfiévré de les déifier. C'est cette folle envie de leur montrer à quel point elles sont adulées. C'est cet ardent plaisir de les honorer, de les respecter pour les multiples aspects de leur individualité. Oh, bien sûr, je me damnerai volontiers afin de, physiquement et intimement, les posséder. Je vendrai mon Ame au plus vil des Démons, afin de les aimer. Je m'arracherai tripes et boyaux afin de les sentir vibrer de désir et de plaisir sous mes caresses les plus osées. Mais jamais je ne les considérerai comme un objet qui, après s'en être servi dans le but d'assouvir ses fantasmes les plus débridés, peut être jeté. Toujours je leur offrirai ce fragment d'Eternité durant lequel je n'existe que pour les servir et les révérer ; pour élever des autels révérant leur féminité ; pour ériger des Temples dédiés aux nuits que j'ai consacré à explorer en leur compagnie le sens du mot : Volupté. Car pour moi, chacun d'elle est un trésor pour lequel je suis prêt à me sacrifier. Et je préférerai mourir mille fois plutôt que de les blesser ou les humilier.
C'est pour cette raison que j'ai donc choisi de ne pas les approcher ; de les laisser choisir si elles souhaitent ou non, vers moi, regarder. Puisque, plus important que ma propre satisfaction à les côtoyer, c'est de les voir heureuses et épanouies qu'est mon souhait...
Dominique

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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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