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Essais confirmés : Les fêtes de fin d'années
Publié par Loriane le 01-11-2015 09:00:00 ( 2770 lectures ) Articles du même auteur
Essais confirmés



Chaque année, au moment des fêtes de fin d'année, nous voyons des raidissements s'exprimer, des refus de ces fêtes accusées tour à tour de n'être que des festivités commerciales, ou des célébrations religieuses, ce qui permet à certains de les rejeter et de les juger contraire à leur propres religions ou encore, prétextant qu'elles heurtent leur absence de religion.
La réalité est pourtant plus simple et plus complexe, elle est aussi de nature à nous mettre tous d'accord, car ces fêtes comme tant d'autres ont des origines multiples et rejoignent notre fond culturel humain.

Elles sont le patrimoine commun de notre humanité, et elles ont leurs racines dans notre passé lointain, elles sont enracinées dans toutes les cultures.
Ces fêtes sont le bien de tous et de personne. Elles sont interculturelles, et elles sont nées de diverses chapelles ou dévotions.
Depuis toujours, l'espèce humaine n' aime rien plus que construire une nouvelle ville sur une autre plus ancienne, construire ses sépultures sur celles d'une civilisation précédente, ériger ses temples, lieux de cultes sur d'autres et bien entendu reprendre les même dates de célébrations ou fêtes populaires pour de soi-disant, nouvelles fêtes.
Nous voyons que les célébrations les plus importantes s'empilent donc les unes sur les autres, les religions se calant toujours sur les fêtes païennes qu'elles vont remplacer.
Les fêtes de fin d'année qui ont depuis ce siècle pris un caractère internationale et donc nous unissent, ne sont à l'origine, ni catholique, ni Chrétienne, ni même religieuse au sens où nous lui donnons aujourd'hui.
Nous fêtons le premier Janvier le changement de date, et nous fêtons noël le 25 Décembre

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Les origines des fêtes de fin d'année

Entre le 20 et le 23 Décembre se produit le solstice d’hiver dans l’hémisphère nord.
Ce jour .est avant tout et surtout le jour le plus court de l'année, le jour de la nuit la plus longue, le symbole de l'angoisse humaine des ténèbres, la peur que le soleil ne nous abandonne à tout jamais.
Ce jour-la, le Soleil occupe sa position la plus basse dans le ciel a midi, c'est jour est le plus court de l'année et il marque le début de l'hiver.
La progression de la longueur du jour reprendra vers le 25 Décembre.
Le mot solstice provient du latin sol stare, le soleil s’arrête (de monter ou de descendre). Ceci est du au fait que l’axe de rotation de la Terre est incliné de 23°27’ par rapport à la perpendiculaire au plan de l’orbite terrestre. Ainsi, tous les 6 mois environ, l’hémisphère nord et l’hémisphère sud sont alternativement orientés vers le Soleil. En conséquence, depuis la Terre, nous voyons le Soleil plus ou moins haut dans le ciel chaque jour à midi. A la latitude de Reims, la hauteur maximale du Soleil (64°30’) est atteinte vers le 21 juin, jour du solstice d’été. A l’inverse, le Soleil est au plus bas (17°30’ de hauteur) le 21 décembre, jour du solstice d’hiver. L’amplitude globale d’environ 47° est directement liée a l’inclinaison de l’axe de la Terre (47° ≈2x23°27’).
La peur de la perte du soleil est une des constantes de notre histoire humaine.
Les civilisations antiques s’inquiétèrent de la diminution de la durée du jour à l’approche de l’hiver. Elles craignaient en effet, que l’astre du jour ne remonte jamais. A moins d’invoquer dieux et divinités.
De cette angoisse naquirent de nombreuses célébrations, religieuses et païennes dans diverses civilisations.
Bien avant l'apparition du christianisme, l'époque du solstice d'hiver était déjà une période charnière de l'année, qui regroupait de nombreuses croyances païennes relatives à la fertilité, maternité, la procréation et à l'astronomie. Elle donnait donc lieu à de nombreuses manifestations. Ces traditions antiques ont de nombreux points de similitude avec la fête chrétienne.
L’approche de ce jour particulier a toujours été une source d’inspiration qui a alimenté nombre de mythes et de légendes. Des légendes qui se répètent comme un leit-motiv, telle la légende d'une vierge enfantant un
enfant dieu.

Fêtes préhistoriques
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Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construit des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique. Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres durant lesquelles le jour durait moins longtemps, mais en même temps, ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes. Certains peuples évoquaient aussi des personnages fabuleux apportant des cadeaux lors de la fête.

---On voit dès le néolithique, le cycle solaire fascine les hommes. A Newgrange, au nord de Dublin en Irlande, un grand temple mégalithique se trouve être l’une des constructions les plus anciennes dédiées au culte du solstice d’hiver. Il est daté de 3200 AV JC, et il est donc plus ancien que Stonehenge.
Ce tumulus de 85 mètres de diamètre date de 3200 avant J.C. (soit prés de 600 ans avant la grande pyramide de Gizeh en Egypte).
Il abrite une chambre funéraire que l’on atteint après un long passage couvert, rectiligne. A l’époque de la construction du tumulus, chaque année le jour du solstice d’hiver, la lumière du Soleil à son lever pénétrait directement dans la chambre centrale par l’ouverture de l’entrée du passage.
Les spécialistes pensent que l'objectif de cette construction était de "réveiller" les ancêtres, les personnages importants dont les corps étaient déposés dans la chambre funéraire centrale, pour qu'ils interviennent et que les jours recommencent a croître.

--- En Perse, dans l'Antiquité, on fêtaient cette date en adorant la naissance de Mithra né d'une vierge. Mithra dieu de la vie et de la lumière qui lutte contre les ténèbres et le mal et lui sacrifiaient un taureau. Le 25 décembre était considéré comme le jour de la naissance de mithra dieu des mystères, le Soleil de Justice.

---Les Egyptiens, eux, adoraient le fils du Dieu Osiris, Aion surnomme le soleil renaissant et marque au front d'une étoile d'or. La déesse égyptienne Isis est souvent représentée accroupie tenant l'enfant Horus dans son giron. Elle est ainsi une préfiguration de la Vierge Marie tenant l'enfant Jésus sur ses genoux.

---Dans la mythologie scandinave, les fêtes de la Yule sont associées au solstice d’hiver. C’est le moment de l'année ou Heimdallr, dieu de la lumière et de la Lune, revient voir ses enfants. Il visite ainsi chaque foyer pour récompenser ceux parmi ses enfants qui ont bien agi durant l'année. Ils laissent ainsi un présent dans les chaussettes de ceux-ci. Ceux ayant été pris en défaut voyaient, à l'aube, leurs chaussettes emplies de cendres.

---Chez les Vikings, un homme habillé d'une grande cape sensé représenter Odin le dieu scandinave de la guerre et souverain des divinités nordiques, visitait les maisons afin de demander si tout allait bien et d'offrir des friandises aux enfants sages.

---En Norvège, au Xe siècle, le roi Håkon Ier de Norvège aurait décidé que la fête du Midtvintersblot (fête du milieu de l'hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux) serait fêtée en même temps que le Noël chrétien.

--- La fête juive de Hanoucca, qui commémore la réinauguration du Temple de Jérusalem profané par les Grecs antiques, a été fixée au 25 du neuvième mois lunaire, nommé Kislev, (calendrier hébreu) au voisinage du solstice d'hiver. Le premier Livre des Macchabées insiste sur l'importance de cette date et de cette célébration.

---Chez les Celtes, on évoquait le dieu Gargan, un bon géant portant une hotte remplie de cadeaux et décore déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d'hiver. Il inspira le "Gargantua" de François Rabelais.

---Chez les Romains, les fêtes Saturnales permettaient d’honorer Saturne, dieu de l’agriculture et du Temps. Elles se déroulaient du 17 au 24 décembre, et durant cette période, on faisait d’énormes banquets. Mais surtout, les rôles étaient inversés. Les esclaves jouissaient d'une apparente liberté et les maîtres servaient les esclaves.
Les saturnales, bien entendu, célébraient Saturne, le dieu du feu. Saturne était le dieu des semailles parce que la chaleur du soleil était nécessaire pour permettre l’ensemencement et la croissance des cultures. Il était aussi adoré lors de ce festival qui se tenait au plus creux de l’hiver, afin qu’il revienne, il était le soleil, réchauffer la terre pour que les semailles de printemps puissent avoir lieu. La planète Saturne a hérité ce nom plus tard car, parmi toutes les planètes, ses anneaux et sa couleur rouge brillant représentait le mieux le dieu du feu !
Virtuellement chaque civilisation possède son dieu du feu ou dieu soleil. Les Égyptiens (et parfois les Romains) l’appellent Vulcain. Les Grecs l’ont appelé Chronos, tout comme les Phéniciens mais ils l’appelaient aussi Saturne. Les Babyloniens l’appelaient Tammuz (en tant que Nimrod ressuscité en la personne de son fils), Moloch ou Baal, comme l’appelaient aussi les druides. Tous ces titres étaient en fait les différents noms de Nimrod. Ce dernier est considéré le père de tous les dieux babyloniens.

---Les témoins médiévaux signalent qu'à Noël et à l'épiphanie, ainsi qu'en règle générale à l'époque des quatre-temps, des compagnies nocturnes se déplaçaient : d'abord celle de la compagnie des bonnes gens suivant une Dame, dame Abonde ou Perchta ou Holle, Diane ou Herodiade pour les clercs, qui bénit les maisons ordonnées, et la nourriture exposée, mais aussi plus dangereux la compagnie des morts de l'année, et aussi la mesnie hellequin de diables et de démons. Ces différentes compagnies finissent par être mêlées par les témoignages à la renaissance.

---A Rome l'empereur instaure le 25 Décembre le Dies Natalis , natale , noêl en Français.
Au IIIe siècle, l'empire romain était au bord de la dislocation. L'empereur Aurélien (270-275), décida donc de rassembler son peuple et d'instaurer un culte commun à tout l'Empire afin de renforcer le lien commun entre les provinces. Ce nouveau culte devait être pour cela suffisamment neutre pour être accepte par les différentes populations de l'empire romain. Il choisit, pour ce faire, un culte solaire, le Soleil étant censé être universel : c'est le culte de Sol Invictus, le Soleil Invaincu. Aurélien lui fit édifier a Rome un temple sur le Champ de Mars, créa un collège de Pontifes du Soleil, et fit du culte de Sol Invictus une sorte de religion de l'Etat (et non une religion d'Etat), se substituant au culte impérial tombé en désuétude.
La grande fête du Soleil Invaincu avait lieu le 25 décembre, soit la date du solstice d'hiver selon le calendrier romain : c'était le Dies Natalis Solis, Jour de naissance du Soleil, christianisé en l’an 325 en Occident. Natalis a donné Natale en italien puis Noël en français. Cette dernière affirmation est infirmé par certains qui voient dans le mot noël, une origine gauloise selon ces historiens le mot "Noël" vient du Gaulois " noio hel " voulant dire "nouveau soleil " et correspondrait donc à la renaissance du soleil au moment du solstice d’hiver.

Le christianisme s'approprie la fête du 25 décembre
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---Le choix du Noël le 25 décembre pour fêter Noêl : La Bible ne précise pas la date de naissance de Jésus. Dans l’antiquité, le solstice de décembre donnait lieu à de grandes festivités, censées conjurer les jours sombres de l’hiver et hâter le retour de la lumière. Au début de notre ère, ces fêtes païennes qui se déroulaient entre le 17 et le 25 Décembre entouraient le solstice d’hiver déplaisaient fortement aux autorités religieuses, celles-ci comme elles le firent souvent calèrent à cette date cette fête religieuse pour remplacer les fêtes païennes.
C’est pour cela qu’au IV siècle le pape Liberius et l’empereur Romain Constantin décidèrent d’adopter la date symbolique du 25 décembre pour fixer la naissance du Christ et donc célébrer Noël.

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Le retour aux sources

Année après année, les croyants jettent leurs anathèmes et pleurent la perte de l'esprit de l’esprit de Noël, lamentations bien inutiles, Qu'ignorent-ils donc ce retour aux sources, ce simple retour aux sources !? Cliquez pour afficher l

La fête païenne est inscrite dans le souvenir populaire et nous revient malgré le désir de la religion de l'éliminer.
"... non point pour honorer le Christ mais pour vendre des marchandises. C’est caractéristique de toutes les mystifications de Satan qui se donne les apparences d’un "ange de lumière" et se montre sous un faux aspect de bonté ! Chaque année cette débauche commerciale effrénée engloutit des sommes qui se chiffrent par milliards de dollars et pendant ce temps l’œuvre du Christ en souffre. Cela fait partie du système économique de Babylone ! Nous avons proclamé être une nation chrétienne mais nous vivons dans Babylone tel que prophétisé dans la Bible"

Extrait trouvé dans encyclopédia of religious :
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Voici une autre citation très forte, sous la rubrique "Christmas" du New Schaff-Herzog Encyclopedia of Religious Knowledge, qui révèle la façon dont ce festival idolâtre et païen s’est infiltré dans le monde "chrétien".
"À savoir jusqu’à quel point la date du festival dépendait de la fête de Brumalia (25 décembre), qui suivait immédiatement les saturnales (17 au 24 décembre) et, qui célébrait le jour le plus court de l’année et fêtait le "soleil nouveau "…ne peut être déterminé avec précision. Les saturnales et la fête de Brumalia étaient trop profondément implantées dans les coutumes populaires pour être mis de côté par l’influence chrétienne…Le festival païen avec ses réjouissances et ses émeutes était si populaire que les chrétiens du temps furent heureux d’avoir une excuse leur permettant de continuer sa célébration avec peu de changement dans l’esprit de la fête comme dans la façon de la célébrer. Les prédicateurs chrétiens de l’Ouest et du Proche-Orient ont protesté contre cette frivolité déplacée avec laquelle l’anniversaire de la naissance du Christ était célébré, alors que les chrétiens de Mésopotamie accusèrent leurs frères de l’ouest d’idolâtrie et d’adoration du soleil parce qu’ils avaient accepté comme chrétien ce festival païen."
Une source additionnelle révèle comment l’église romaine a absorbé Noël en tant que célébration officielle. L’Encyclopédie Britannique, édition 1946, dit : "Noël ne faisait pas partie des premiers festivals de l’église…Certains Latins, aussi tôt qu’en 354, ont peut-être transféré l’anniversaire du 6 janvier au 25 décembre qui était alors une fête mithriaque…ou l’anniversaire du soleil invincible…Les Syriens et les Arméniens, qui retinrent le 6 janvier, accusent les Romains d’adoration du soleil et d’idolâtrie, soutenant…que la fête du 25 décembre avait été inventée par les disciples de Cérinthus…"
C’est de cette façon qu’un festival païen, célébré longtemps avant la naissance du Christ, fit son chemin jusque dans la chrétienté reconnue.
Saviez-vous qu’au dix-septième siècle, même les Puritains de la Nouvelle-Angleterre savaient à quel point Noël était mauvais ? Ils en ont défendu l’observance par une loi, en 1659, dans toute la colonie de la Baie de Massachussets. C eux qui l’observaient étaient passibles d’amendes et de la prison. Cela prit 200 ans (1856) avant que les gens cessent de travailler le jour de Noël à Boston. Les Puritains en connaissaient l’origine et la considéraient comme « païenne et comme une fête papiste idolâtre ".

Et dans Dictionary of Greek and Roman Antiquities, 3e édition, volume II.
"…tous s’appliquaient à fêter et à être joyeux, des présents étaient échangés entre amis, les foules remplissaient les rues en criant : "Voilà les saturnales ". Selon le poète païen Virgil, une offrande était présentée sous un arbre vert décoré. Des figurines et des masques, appelés oscilla, étaient suspendues dans l’arbre, tout comme dans les arbres de Noël d’aujourd’hui. L’histoire admet…qu’il n’y a aucun doute que ces oscilla représentassent les vestiges de sacrifices humains… "
Est-ce que toutes ces choses vous semblent familières ? Des cadeaux, des chants dans les rues, des arbres verts, des décorations, des offrandes au pied de l’arbre, des réjouissances, festoyer et les "oscilla" modernes ressemblent à de petits anges joufflus lorsqu’ils sont suspendus dans l’arbre.
Le houx, le gui, la bûche de Noël…sont des vestiges de l’ère pré-chrétienne. Autrement dit, du paganisme ! La bûche (de Noël) faisait partie d’un rite Teuton d’adoration de la nature

Les éléments de la fête
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En dehors de toute considération religieuse, les traditions des fêtes de Noël (cadeaux, repas familiaux, période de joie et de gaieté) rappellent encore des éléments des contes et légendes populaires associées au jour le plus court de l’année et au retour de la lumière. Rudolph, le petit renne au nez rouge, les guirlandes, les arbres décorés, le gui, les échanges de souhaits, la musique de Noël, les marrons grillés ainsi que le Père Noël sont toutes des choses qui sont associées à cette fête. Chacune d’elles apportent à tous ceux qui la célèbrent un sentiment de douce chaleur.
L’avent :

L’avent dure 4 semaines et s’achève après la messe de minuit, le 25 décembre. Une couronne de houx disposée à l’entrée ou à l’intérieur de la maison est ornée de bougies que l’on allume une par une chaque dimanche de l’avent. Cette période est consacrée aux préparatifs de la fête. En Europe de l’est on s’offrait des cadeaux, pommes, noix, petits pains, pendant la période précédant Noël : ainsi est né le calendrier de l’avent, qui permet de découvrir chaque jour un présent jusqu’à l’apparition de la crèche, le 24 décembre.

Les boules :
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Les premiers sapins étaient décorés d’images de papier et de fruits (pommes, oranges etc…). La légende veut qu’un hiver où la récolte avait été mauvaise, un verrier Alsacien remplace les pommes par des boules de verre.
Une boule de Noël est une décoration de Noël que l'on accroche aux branches des sapins installés à l'occasion de Noël.

Depuis le XVIe siècle, les sapins de Noël étaient décorés en Allemagne avec des fleurs et des fruits, notamment des pommes.
En 1847 un souffleur de verre de Lauscha a eu l'idée, pour faire plaisir à ses enfants, d'imiter en verre les noisettes dorées que l'on avait coutume d'accrocher aux arbres pour Noël. Il venait alors de créer une tradition qui se répandra dans le monde entier et qui perdure toujours. En France , onze ans plus tard, en 1858, une grande sécheresse priva les Vosges du Nord et la Moselle de pommes et de fruits en général, privant les sapins de Noël de ces décorations. Un autre souffleur de verre de Strasbourg en Alsace fabriquera à son tour des boules en verre.
Les boules de Noël en verre commenceront à se répandre en France grâce à l'usine Vergo (ver de verrerie et go de Goetzenbruck) qui commença à les produire en grand nombre à la fin du xixe siècle. Sa production passera de 80 000 unités dans les années 1930, à 200 000 en 1950. En 1964, Vergo arrête de souffler des boules de Noël car les usines de production automatisée permettent de produire des boules beaucoup moins chères, l'entreprise déposera le bilan en 1981.

Le houx et le gui :

ont eu, depuis l’aube de l’humanité, une signification particulière car ces plantes toujours vertes produisent des fruits en hiver. Elles ont toujours été utilisées pour décorer les huttes puis les maisons au moment du solstice d’hiver car elles étaient perçues comme l’esprit de la vie se perpétuant et comme les annonciatrices du retour du soleil.
L’Encyclopédie Britannique, sous la rubrique "Santalales" dit :
"Le gui européen est supposé avoir eu une signification rituelle spéciale lors des cérémonies druidiques et possède toujours, dans le folklore d’aujourd’hui, un statut particulier, en tant que gui de Noël, qui nous vient du temps des Anglo-Saxons ". Le gui est un parasite qui vit sur le chêne. Rappelez-vous que les druides adoraient les bocages de chênes). Les anciens Celtes, associés aux druides avaient pour habitude de donner du gui en tant que remède aux animaux stériles afin de les rendre fertiles. Sa signification en langue celte est toujours : " la plante qui guérit tout ".
Tout comme le gui, les fruits de houx étaient considérés sacrés pour le dieu soleil."
L’Encyclopédie Britannique, sous la rubrique Celastrales , révèle l’origine des couronnes : Les païens d’Europe apportaient dans leurs demeures des gerbes, offrant ainsi aux êtres féériques des bois un refuge pendant la dure période hivernale. Pendant les saturnales, la fête hivernale romaine, des branches de houx étaient échangées en gage d’amitié. Les premiers chrétiens romains auraient apparemment utilisé le houx en tant que décoration pendant la période de Noël.
Il existe des douzaines de types de houx. Presque tous se présentent sous une variété mâle ou femelle comme la Blue Prince et Blue Princess , ou la Blue Boy et la Blue Girl ou la China Boy et China Girl. Les plantes de houx femelles ne peuvent porter de fruits à moins qu’un plant mâle à proximité les ait pollenisées. Il est aisé de voir pourquoi la couronne de houx a été adoptée dans les rituels païens en tant que signe d’amitié et de FERTILITÉ !
Noël ne serait pas complet pour certains à moins d’échanger un baiser sous le gui . Cette coutume païenne allait de soi lors d’une nuit de festivités tenue dans un esprit d’ivrognerie. Tout comme aujourd’hui, les baisers étaient échangés au tout début des célébrations des saturnales, ou, de nos jours, de Noël. Je n’oublierai jamais l’obligation à laquelle j’étais tenu d’embrasser la mère de mes amis en entrant dans chacune de leur maison le jour de Noël. C’était la première chose que nous faisions. Je détestais cela, mais c’était quelque chose qu’il fallait faire! Le gui était supposé avoir des pouvoirs de guérison spéciaux pour ceux qui "s’amusaient" en dessous.

Les cadeaux :

Dans la tradition Chrétienne, ils symbolisent selon l'église catholique les offrandes des Rois Mages faites à Jésus (l’or, la myrrhe et l’encens) mais en fait l’échange de présents entre amis est une caractéristique de Noël et des saturnales, et a du être adoptée des païens par les chrétiens comme le montre clairement l’avertissement de Tertullien.
Quant aux étrennes, on les relie aux offrandes faites, dans la Rome antique, à la déesse Strénia.

Le réveillon :

Autrefois, en attendant la messe minuit, on mangeait des plats maigres, comme des huîtres et des escargots ! Décembre étant le mois où l’on tuait le cochon, on devait transformer le plus pressé en boudin et autres charcuteries. Su sud-ouest est venue la coutume de manger du canard ou de l’oie. La dinde fut rapportée du Mexique par les Jésuites. En Provence, on présente 13 desserts différents, en souvenir de la Cène.

La bûche :

En Europe, pendant la veillée de Noël, on chantait et l’on racontait des histoires autour de l’âtre. Une bûche coupée pour cette soirée brûlait en continu pendant plusieurs jours, parfois même jusqu’au 6 janvier. Les tisons fertiliseraient ensuite la terre et protégeraient de la foudre et des maladies. Cette bûche de bois a été remplacée, en France, par une pâtisserie décorée. La "bûche du soleil" originelle (sun log) en est venue à être appelée la bûche de Noël (yule log) simplement parce que le mot "Yule" (bûche) signifie "roue", symbole païen qui depuis longtemps représente le soleil.

La crèche :

Ce nom désignant une mangeoire à bestiaux est devenu synonyme de la scène de Noël. Nous devons probablement cette tradition à St François d’Assise qui vers 1223 célèbre la messe de minuit avec hommes et animaux revivant le premier Noël. Il composa donc la première crèche vivante grandeur nature. Si cette crèche laissa un souvenir durable, elle n’est pas à l’origine des crèches actuelles. Il faut plutôt chercher cette origine dans les drames liturgiques (sorte de petites pièces de théâtre jouées dans les églises et représentant des scènes de la bible dont celle de la nativité). Ces drames liturgiques, joués au moyen âge, furent interdits en 1677. Ces scénettes interdites prirent alors la forme de monuments fixes dans les églises. C’est à ce moment que les premières crèches d’église apparurent pour la période de noël. Elles furent ensuite miniaturisées pour devenir personnelles, d’abord dans les maisons des gens de classes aisées avant de toucher toute la population. Les plus connues en France restent certainement les crèches constituées avec les santons de Provence, ces petits personnages de terre spécialité de la région provençale.

Le sapin :

Les Celtes attribuaient un arbre à chaque mois lunaire. A décembre correspondait l’épicéa, que l’on installait, décoré de friandises, à l’intérieur des maisons pour le solstice d’hiver. Toutes les civilisations ont vénéré les arbres, qui participaient aux fêtes du solstice d’hiver. Sur l’ancien calendrier des Saints, le 24 décembre était consacré à Adam et Eve, et l’on représentait le mystère du péché original devant l’arbre de la création, décoré de pommes. Peu à peu, il est devenu l’arbre de Noël apportant la lumière et le salut. Si l’on recherche plus loin, le symbole du sapin illuminé viendrait probablement du mythe païen universel et très ancien de l’Arbre de Feu. Ce mythe est en fait l’histoire du don du feu à l’humanité. La foudre aurait enflammée un arbre puis l’homme aurait dérobé ce feu. On retrouve ce mythe quasiment dans toutes les peuplades du monde.
L’arbre de Noël moderne a eu son origine en Allemagne. Mais les Allemands l’a tenaient des Romains qui, eux, l’ont eu des Babyloniens et des Égyptiens.
Les Babyloniens croyaient à propos de l’Origine de l’arbre de Noël : Une vieille fable babylonienne parle d’un arbre toujours vert qui était sorti de la souche d’un arbre mort. La souche était le symbole de Nimrod, mort, le nouvel arbre symbolisait Nimrod revenu à la vie en la personne de Thammuz ! Chez les druides, le chêne était sacré, chez les Égyptiens c’était le palmier, et chez les Romains c’était le sapin que l’on décorait avec des fruits rouges pendant les saturnales !

L’épiphanie :

Noël s’achève vraiment le 6 janvier, jour de l’épiphanie, fêtée en Orient depuis le 4ème siècle de notre ère. Pour les Chrétiens Orthodoxes, qui célèbrent l’avènement du Christ à cette date, cette fête est plus importante que Noël. Pour les chrétiens d’occident, elle correspond à la présentation de l’enfant Jésus aux rois mages. Ce jour est aussi celui du baptême du Christ. Dès le Ve siècle, l’église donna une importance considérable à cet évènements


La galette des rois :


Elle est mangée le 6 janvier, jour de l’épiphanie, mot issu du grec signifiant apparition. La galette des rois, servie à cette occasion, est une tradition typiquement française qui avait déjà cours au XIVe siècle. La galette était partagée en autant de portions que de convives, plus une. Cette portion supplémentaire, appelée part du Bon Dieu ou "part de la Vierge", était destinée au premier pauvre qui se présenterait.


Dates des fêtes principales de l'époque pré-christianisme


4 - 17 novembre : Jeux plébéiens : organisé par les édiles de la plèbe. Cirque, théâtre.
24 novembre - 25 décembre : Brumalia : fête dédiée à Bacchus et instituée par Romulus. Prophéties sur l'hiver.
Décembre (December
3 au 4 décembre : Bona Dea (La bonne déesse) : en l'honneur de la fille ou de la femme du dieu Faunus ; fête réservée aux femmes, pour invoquer la fertilité et la santé féminines.
5 décembre : Faunalia : fête paysanne en l'honneur du dieu Faunus.
11 décembre : Agonalia ou Agonia : fête en l'honneur du dieu solaire Sol parfois identifié à Janus .
13 décembre : Fête locale en l'honneur de Tellus, célébrée sur la colline d'Esquilin.
15 décembre : Jeux consuales : en l'honneur du dieu Consus.
15 décembre : Saturnales : fête du solstice d'hiver. Au moment des Saturnales, les classes sociales se mêlent, les esclaves commandent à leurs maîtres, les maîtres servent leurs esclaves à table, et la plus grande licence règne.
18 décembre : Eponalia : fête en l'honneur de la déesse gallo-romaine Epona, protectrice des chevaux.
19 décembre : Opalia : fête en l'honneur de Ops, déesse romaine de l'abondance.
21 décembre : Divalia ou Angeronalia : fête en l'honneur d'Angerona, déesse qui guérit de la douleur et de la tristesse et qui protège Rome.
23 décembre : Larentalia : fête en l'honneur de Larenta ou Larunda ou Lara ou Tacita, déesses de la mort et du silence.
25 décembre : Dies Natalis Invicti Solis (Jour de renaissance du Soleil Invaincu) : Fête en l'honneur de Sol Invictus.
Janvier (januarius)
Début janvier : Strena (étrennes).
9 janvier : première Agonalia, en l'honneur du dieu Janus, qui a donné son nom au mois et que les romains priaient pour connaître son avis.
11 ou 15 janvier : Compitalia : fête en l'honneur des dieux Lares des carrefours.
11 et 15 janvier : Carmentalia : fête en l'honneur de l'ancienne oracle Carmenta.
24 au 26 janvier : Première partie des Sementivae ou Feriae Sementivae ou Sementina dies, en l'honneur de Tellus : fête des semences.
27 janvier : Anniversaire de la dédicace par Tibère du temple à Castor et Pollux1.
Février (Februarius)

Les fêtes de l'hiver en Europe.


La Saint Martin le 11 novembre
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"A la Saint Martin il faut goûter le vin"
Autrefois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foires de l'année. On y faisait commerce de cochonailles, d'oies et de canards gras. C'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon.
On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.
C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.
Le "mal de Saint Martin" reste l'expression populaire pour parler d'ivresse due aux excès de boisson pendant les foires de la Saint Martin.
Fêter la Saint Martin signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras. Ceci s'explique par le fait qu'après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.
Les marchés de Noël sont les cousins de ces anciennes foires de la Saint Martin.

Dans le Nord et le Pas de Calais la Saint Martin est fêtée par les enfants qui défilent dans les rues en brandissant des lanternes réalisés dans des légumes creusés, en particulier des betteraves.
Cette coutume très ancienne appelée fête des Guénels célèbre la fin des travaux agricoles.
Les petits enfants allemands, autrichiens et hollandais fêtent aussi la Saint Martin. La nuit du 11 novembre ils passent dans les maisons pour apporter des petits pains briochés aux enfants sages et des crottes d'ânes aux paresseux. Puis le soir, on déguste une oie rôtie en famille.
Qui est Saint Martin ?
Un soir d'hiver près d'Amiens, Martin officier dans les légions romaines, rencontre un mendiant grelottant. Il enlève le grand manteau qui l'enveloppe, sort son épée du fourreau et le coupe en deux : la moitié pour le mendiant, l'autre pour lui. A la suite d'un songe dans lequel le mendiant a le visage du Christ, Martin se convertit au chritianisme et quitte l'armée. Il deviendra ensuite évêque de Tours.

Sainte Catherine le 25 novembre Cliquez pour afficher l


Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, est le jour des Catherinettes. On y fête les jeunes filles de 25 ans qui ne sont pas encore mariées. La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image.
Origine de cette tradition
Sainte Catherine d'Alexandrie a vécu au IIIe siècle. Sa légende rapportée en France par le croisés, raconte qu'elle est morte vierge et martyre. Elle fut d'abord attachée à une roue munie de pointes, qu'elle parvint à briser par ses prières.
Elle fut ensuite décapitée et de son corps jaillit du lait. Puis elle fut portée part des anges sur le Mont Sinaï.
Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d' une vision. Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens.
Elle est la seule sainte du paradis à posséder trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs.
Sainte Catherine est aujourd'hui la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs ...
La tradition de Sainte Catherine remonte au Moyen âge. A l'époque, les filles de 25 ans qui n'étaient pas encore mariées revêtaient des tenues et des chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari !
Elles allaient au bal et celles qui voulaient trouver un mari se mettaient un chapeau complètement fou sur la tête. Elles y accrochaient des objets jaunes et verts pour se faire remarquer.
Elle fut vénérée dès le moyen âge dans de nombreuses églises, ou des jeunes filles non mariées venaient le jour de sa fête, honorer sa statue et renouveler sa coiffure. C'est de là qu'est venue la tradition encore très répandue "de coiffer Sainte Catherine" pour les jeunes filles qui atteignent 25 ans sans être mariées. Dans l'industrie textile, où Sainte Catherine a été adoptée comme patronne des fileuses, la Sainte Catherine est fêtée par un bal des catherinettes.
Les ateliers de grande couture à Paris ont participé et participent encore à cette débauche de fantaisie dans la confection de chapeau pour"les petites mains "coiffant le Ste Catherine.
Dans le nord de la France les jeunes filles s'envoient ce jour la des cartes de la Sainte Catherine pleines de souhaits et de doux espoirs.

La Sainte Barbe le 4 décembre

Sainte Barbe a vécu au IIIe siècle. Son père furieux de voir sa conversion, la fit enfermer dans une tour, la traina devant les tribunaux et la décapita. En signe de vengeance céleste, la foudre, tomba sur lui. Depuis le Moyen Age, on attribue à Sainte Barbe, le pouvoir de protéger de la mort violente.
Sainte Barbe est devenue la sainte patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des cannoniers, des pompiers et des prisonniers.
Selon une ancienne tradition germanique le jour de la Sainte Barbe on coupe une branche de cerisier pour la mettre dans un vase.
Si les bourgeons éclosent le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité et de chance en amour pour les jeunes filles.
La fête de la Sainte Barbe est associée à des rites de fécondités ou de divination.
En Provence c'est à la Sainte Barbe qu'on inaugure les fêtes de Noël. On met du blé ou des lentilles à germer dans une coupelle que l'on dispose devant la crèche. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne récolte pour l'année à venir.

Saint Nicolas le 6 décembre
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Évêque de Myre en Asie Mineure au IVe siècle, Nicolas aurait, selon la légende ressuscité des enfants mis au saloir par un méchant aubergiste, on lui prête aussi d'autres bienfaits, comme permettre à des jeunes filles de se marier en les dotant généreusement.
Ce saint est encore aujourd'hui très populaire en Russie, en Pologne, dans les pays germaniques ainsi qu'en Lorraine, en Alsace, en Belgique et aux Pays-Bas.
Patron des enfants, il est connu dans ces pays sous les noms de Saint Nicolas, Sankt Niklaus, Saint Niclaus ou encore Sinter Klaas.

En Belgique francophone, en Wallonie notamment , en Flandre et dans le Nord de la France, il est aussi le patron des passeurs d'eau et des bateliers.
Le jour de sa fête, Saint Nicolas rencontre les enfants et distribue des bonbons aux plus sages... Les garçons reçoivent des cartes de Saint Nicolas, tout comme les filles ont pu recevoir des cartes de Sainte Catherine quelques jours plus tôt.

En Pologne, les enfants déposent la veille leurs chaussures à la porte de leur chambre.
À leur lever, ils trouvent de petits cadeaux, surtout des bonbons et du chocolat. Ils reçoivent aussi un petit diable en fourrure de lapin, attaché à une fine branche dorée, symbole de punition.
Il est fêté dans l'est de la France, Lorraine et Alsace, le nord de la France, la Belgique, l'Allemagne, l'Autriche, les Pays Bas.... pratiquement tous les pays du nord et de l'est de l'Europe.

En Lorraine, dont il est le patron, tous les six décembre, ainsi qu'en Alsace, Saint Nicolas a coutume de parcourir les rues le jour de sa fête avec le père Fouettard. Le premier récompense les enfants sages, l'autre menace d'emporter dans sa hotte les enfants désobéissants.
Saint Nicolas est une fête très importante dans la vie culturelle de l'est de la France
Les enfants dégustent des Saint Nicolas en pain d'épices et en chocolat.
Une journée gourmande et festive !
En Alsace, la tradition veut que l'on prépare des mannala ou mannele, petites brioches en forme de bonhomme, que l'on déguste avec du chocolat chaud et des clémentines. Ailleurs, les enfants reçoivent plutôt des confiseries en forme de Saint Nicolas en chocolat ou en pain d'épices. Saint Nicolas apporte également des cadeaux aux enfants qui ont été bien sages. Les enfants polissons reçoivent quant à eux la visite du Père Fouettard, dont on dit qu'il distribue des coups de fouet plutôt que des cadeaux... Mais la visite du Père Fouettard reste une menace lointaine, encore plus aujourd'hui qu'autrefois, car les enfants savent généralement se faire pardonner leurs petites bêtises juste à temps pour la Saint Nicolas !

À Fribourg, en Suisse romande, la Saint Nicolas donne lieu à un grand défilé, il distribue des friandises aux enfants et se voit remettre les clés de la ville par le maire.

En Allemagne, les enfants nettoient bien leurs bottes le soir du 5 décembre puis en déposent une devant leur porte. Pendant la nuit, Saint Nicolas fait sa tournée et le lendemain matin, les enfants qui ont été sages retrouvent leur botte remplie de noix, clémentines, biscuits, chocolats ou menus cadeaux.
C'est une fête importante qui s'accompagne de défilés prestigieux, feux d'artifices, spectacles pour les enfants, goûters, fanfares dans les rues...

Aux Pays-Bas
Au Pays-Bas, Saint Nicolas joue un rôle primordial dans la vie festive. On l'appelle Sinterclaas et on le fête le 5 décembre. Pour les petits Néerlandais cette fête est bien plus importante que Noël ou n'importe quelle autre fête, puisque c’est ce jour-là qu'a lieu la plus grande distribution de cadeaux de l'année ! Bien entendu, il faut avoir été sage pour mériter ces cadeaux, mais une fois ce fait acquis, la fête peut commencer ! Et elle commence bien puisque c'est une chasse aux cadeaux qui est organisée, les cadeaux étant cachés à l’intérieur de la maison ou à ses abords.
Au lieu d’accrocher des étiquettes avec le nom du destinataire sur les cadeaux, on attache des poèmes qui décrivent de manière souvent moqueuse la personne à laquelle est destiné le cadeau. Ensuite tout le monde doit deviner de qui il s’agit, dans la joie et les rires

Ces traditions ont pris aux États-Unis la forme du Père Noël Santa Claus pour les Américains.
Avec l’arrivée massive des émigrés Hollandais au XVIIème siècle, les Etats-Unis furent marqués par les traditions néerlandaises et Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.
Pour mieux coller avec les coutumes protestantes, cette fête des enfants fut rapprochée de la fête de l’enfant Jésus, c'est à dire Noël. C'est ainsi que la tournée de Santa Claus fut déplacée au 24 décembre.
Pour plus de confort il échangea sa mitre contre un bonnet rouge bien chaud, sa crosse devint un appétissant sucre d'orge et on commença à l'appeler... "Père Noël" !
Effectivement notre Père Noël qui s’appelle Santa Claus en anglais n’est en vérité personne d’autre que le vieux Saint Nicolas ! Ce nouveau personnage rencontra un succès rapide dans beaucoup de pays. La légende de Saint Nicolas fut débarrassée de ses aspects négatifs : Le vilain Père Fouettard disparut, tandis que s'imposa le personnage du gentil Père Noël dodu et jovial, accompagné de ses rennes volant dans les airs.
Saint Nicolas, saint patron des célibataires
C'est un dicton populaire qui le prétend, "Saint Nicolas marie les filles avec sa crosse.
Saint Nicolas est donc l’ancêtre du Père Noel.


Sainte Marie le 8 décembre ou fête des lumières.


A Lyon, le 8 décembre est un vrai jour de fête. Tour brille et scintille. Pour honorer la vierge Marie qui a protégé la ville d'une grand épidémie on a construit la basilique de Fourvière. Chaque année le jour de la fête de l'Immaculée Conception, les habitants illuminent la ville et organisent une grande procession aux flambeaux.
Sur les fenêtres, chacun pose des lumignons de toutes couleurs. Les familles descendent dans les rues admirer les illuminations, écouter les orchestres de rue et déguster des marrons chauds.
Pour les Lyonnais la Sainte Marie marque le début des temps de Noël.
En Italie, le 8 décembre est aussi un jour de fête et même un jour férié. Dans toutes les villes les habitants dressent des reposoirs en l'honneur de la Vierge Marie. Ils viennent en procession les fleurirs de petits lumignons.

Sainte Lucie le 13 décembre : une fête suédoise
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Lucie signifie "lumière" en latin.

La Sainte-Lucie est une fête très populaire en Suède, en Norvège, on la souhaite aussi dans tous les pays scandinaves c'est à dire aussi Danemark et Finlande
En Suède et en Norvège, le 13 décembre étincelle au milieu de la grande nuit imposée par l'hiver.
Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie, qui marque la nuit la plus longue de l'année. On déguste des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu. A cette époque la nuit tombe vite et le jour ne dure que 4 heures. La clarté des bougies renouvelle l'espoir de retrouver vite un soleil rayonnant.
La plupart du temps, les jeunes font la fête le 12 au soir qui dure jusqu'au petit matin.
Lucie est originaire de Syracuse. Elle a vécu en Sicile au IVe siècle : c'est l'une des premières chrétiennes.
A cette époque les croyants sont souvent maltraités et se cachent dans des grottes pour prier. Lucie leur apporte de la nourriture pendant la nuit.
Sur sa tête repose une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. La légende raconte que la beauté de ses yeux séduisit un jeune païen qui tomba amoureux d'elle mais que Lucie repoussa. De rage, il l'a fit arrêter par les hommes de l'Empereur de Rome.
En fait Sainte Lucie est une martyre chrétienne qui a été condamné à mort pour avoir apporté aux autres chrétiens à manger. On a essayé de la brûler, mais les flammes n'ont pas voulu la tuer et donc elle a été tuée avec une épée. On dit que sous la torture elle continua a parler de sa foi. Pour la punir, les bourreaux lui arrachèrent les yeux avant de la tuer.
Sainte Lucie fut fêtée dès le Moyen Age en Scandinavie. On connait mal le trajet parcouru par Sainte Lucie depuis la Sicile jusqu'en Suède. Par contre on comprend vite qu'un pays marqué par l'avancée de la nuit ait adopté cette fête.


Sainte Lucie en Suède


Sainte Lucie est fêtée le matin du 13 décembre dans toutes les familles suédoises, et chaque entreprise, école ou ville choisit sa propre Lucie, qui vêtue d'une longue robe blanche et coiffée d'une couronne garnie de bougies, apporte sur un plateau, le café et les brioches au safran. Il arrive aussi qu'elle serve une boisson chaude, un vin épicé appelé GLÖGG.
Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gateaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de coeur (les lussebullar). Les enfants chantent des chants traditionnels.
Sainte Lucie est souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons d'honneur eux-aussi vêtus de blanc et qui chantent des chansons traditionnelles.
Les jeunes filles enfilent une longue robe blanche ceinturée de rouge ainsi que la plus jeune des filles qui coiffe une couronne de bougies blanches allumées sur la tête.
Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées.
Le jour de la Sainte Lucie, on peut voir dans les rues de Stockholm, des jeunes filles blondent qui défilent coiffées de bougies et revêtues de manteaux de fourrure blanche. Dans tous les villages et dans les écoles on élit et on couronne une Sainte Lucie. Le soir, elles défilent toutes dans les rues en chantant le traditionnel "Sankta Lucia". Elles sont accompagnées de garçons déguisés en Rois Mages qui portent des chapeaux pointus parsemés d'étoiles dorées.
Il y a des défilés et des fêtes toute la journée et même des concours de Lucie.


En Hongrie,

La Sainte Lucie est le jour de la bénédiction des moissons. Les enfants étendent de la paille de le pas de la porte et s'agenouillent pour former des voeux de bonheur.

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Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 05-12-2013 09:44  Mis à jour: 05-12-2013 09:45
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: Les fêtes de fin d'années
Texte très bien détaillé que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt.
Des connaissances en mémoire, oubliées ou, pour beaucoup, inconnues.
Merci Loriane, pour ce beau travail d''information.
Bises de Bacchus
couscous
Posté le: 06-12-2013 14:04  Mis à jour: 06-12-2013 14:04
Modérateur
Inscrit le: 21-03-2013
De: Belgique
Contributions: 3218
 Re: Les fêtes de fin d'années
Waouw, c'est un beau travail de recherches très intéressant. Nous savons maintenant pourquoi tous ces préparatifs.


Merci
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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