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Poèmes confirmés : Elles
Publié par Loriane le 14-09-2023 12:10:00 ( 1317 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



ELLES,


Elles, mon pluriel
Avancent, font la route plus belle.
Amies, frangines, sœurs, les mains détachées,
Libre nuée déclinée en multiple,
Cortège rassemblé aujourd’hui mosaïque.

ELLES

Grandeurs abaissées, avilies, opprimées,
Ont vécu captives liées, longtemps émiettées,
Dispersées, explosées,
Dans la violence des silences,
Devant les mots durs et courts,
Encore souvent prostrées, isolées.
Sous des pouvoirs sourds
Mutilées dans la chair excisée.
Les rêves dans le foulard emprisonnés,
Linceul du souffle des pensées.

ELLES

Douce force irrésistible qui patiemment,
Des cachots a usé l’infâme dureté,
Elles ont rappelé leurs âmes oubliées,
Ont triomphé des noirceurs de la glaciale nuitée.
Sourdes aux prônes, aux anathèmes lancés.

ELLES

Sans jamais tuer, sans détruire, sans violence,
Sans se dénaturer d’elles,
Assurées, en foule amie dans la lumière, elles avancent,
Les pieds bandés ont pris aisance,
Puissants et solides, ils portent le pas sans crainte, aujourd’hui,
Des amantes, des épouses, des égéries.

ELLES

Compagnes de la vie, elles s’allient sans affliction,
Leurs regards vers leurs compagnons,
Elles donnent leurs sourires,
Elles leur prennent la main.
Disent : "en paix travaille, jouis,
Regarde, souris, dors et aime encore,
Le sang n’est plus celui de la guerre, de la mort,
Le sang que je porte est celui de la vie."

ELLES

Elles ont osé, mettre de la force dans leur tendresse,
Alors, de la tendresse dans leur force, ils ont mis.
Unis devant l’immensité, la peur les fuit soudain
Unis, ils tirent ensemble le chariot de la vie.

Hier est mort, nous construisons demain.

Loriane Lydia Maleville
8 Mars 2005

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Bacchus
Posté le: 13-03-2014 00:42  Mis à jour: 13-03-2014 00:42
Modérateur
Inscrit le: 03-05-2012
De: Corse
Contributions: 1186
 Re: Elles
Bonsoir Loriane.
J'avoue honteusement que j'avais commencé à écrire une forme de réponse à ton poème, mais je dois couver un genre de virus qui m'a poussé à trouver exécrable ce que j'avais commencé. Dans le genre 'déjà dit-déjà écrit '.
Y'a des moments, comme çà....
Bises de Bacchus
Titi
Posté le: 13-03-2014 08:06  Mis à jour: 13-03-2014 08:06
Administrateur
Inscrit le: 30-05-2013
De:
Contributions: 1624
 Re: Elles
Magnifique chère Loriane, et tellement vrai !!!

Elles ont osémettre de la force dans leur tendresse,
Alorsde la tendresse dans leur forceils ont mis
Unis devant l’immensité
la peur les fuit soudain 
Unis
tirenttirent ensemble le chariot de la vie.
Hier est mortnous construisons demain.


Tout commentaire serait superflu............

Merci
Loriane
Posté le: 13-03-2014 17:23  Mis à jour: 13-03-2014 17:23
Administrateur
Inscrit le: 14-12-2011
De: Montpellier
Contributions: 9500
 Re: Elles
Merci, merci mes deux p'tits choux.
Mais Bacchus, enfin qu'est-ce qui t'arrive ?
Tu nous prives de tes écrits, c'est incroyable, je regrette de ne pas lire ta réponse vraiment cela m'aurait fait plaisir.
Merci à vous deux.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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