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Poèmes confirmés : L'eau de la terre
Publié par Loriane le 25-06-2012 14:40:00 ( 738 lectures ) Articles du même auteur
Poèmes confirmés



L'eau de la terre

L'eau de la Terre, étale, se reposait
Calmée, lasse de ses colères,
Elle léchait en mousse claire
Le rivage qu'elle avait ravagé

Sur le sable de flaques creusé,
Les rubans du varech s'enroulaient
Ses gousses brunes s'accrochaient
Sur les rochers qu'elles avaient giflés

Brumeuse mouvance essoufflée
Elle éternuait son humide froidure
Sur les brise-lames embrumés
Vague et lointaine silhouette d'épure.

Le fracas de harpies lentement s'était tu.
Après de Berlioz "la Fantastique" hurlante
Son courroux enfin assouvi s'est mu
Puis la cacophonie est devenue Romance.

Mille langues de flots glauques
Roulaient cadencées, en se creusant
Pianissimo mélodie de sons rauques
Et d' effluves sensuels et caressants.

La berceuse du mystère maternel
Venue de ses gouffres si profonds
Parlait des muses aux gouts de sel
Gardiennes d'épaves des vieux galions

Elles berçaient en son sein d'eau
Le souvenir des corsaires d'Antan
De nos rêves et légendes de bateaux
Caveaux, au fond couchés sur le flanc.

Voilier fantôme tirant des bords
La grande voile flotte errante
Troublante comme une eaux-forte
Dans l'ombre de la brunante

Danse, chante et crie
Murmure nous tes mystères,
Mère, matrice de nos vies,
Gardienne de nos trésors fabuleux qu'en ton sein tu enserres.

Loriane Lydia Maleville

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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Albert
Posté le: 26-06-2012 11:57  Mis à jour: 26-06-2012 11:57
Débutant
Inscrit le: 24-06-2012
De: Sud est
Contributions: 10
 Re: L'eau de la terre
La mer dans tous ses états. C'est beau !

Ne pas oublier, cependant, que cette "Mère, matrice de nos vies", réclame parfois (trop souvent) son tribut. Mais cela n'enlève rien à ce poème.

Albert
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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