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Poèmes confirmés : Providentiel Cicérone
Publié par mercier le 17-04-2016 19:43:42 ( 987 lectures ) Articles du même auteur



Providentiel Cicérone


Il descendait le long de ton âme,
Pays végétal
Ruisselant de musiques bleutées,
Et amenait tes rumeurs
Au large d'un ciel enfin apaisé.

Il déposait un flocon d'instant
Sur l'heure de ton souffle
Pour que ton regard
Ne parte pas en Enfer.

Il riait,
Et ses corolles printanières
Dessinaient dans tes sous-bois
Un soleil bienfaisant
Qui maquillait ton visage reposé
D'instincts musicaux.

Vif et discret,
Son méridien d'apostrophes
Surlignait de ses mirages
tes rayons pétillants
D'improvisations décisives.

Au hasard d'un glacier mémoriel
tu l'as croisé,
Et sa nef aventureuse
Te déposa
Dans la vallée des esquisses,
En bas,
Où ta silhouette imagine
De si étranges attitudes.

Il regardait vers l'ivoire
Des horizons anciens
Et donnait à tes songes
Le pouvoir d'infléchir le destin
De fragiles créatures remarquées
Au faîte d'une canopée vernissée.

Son art savait corriger ta démarche
Et semait dans ta houle
Des clins-d'œil révélateurs.

Lors, tu devenais
Qui plume d'Avril
Au firament des hirondelles,
Qui scolopendre prudent,
Décorantde ses frondes
Le ressac d'intimes houillères,
Pieuses récipiendaires de tes larmes .

Il amenait dans tes silences
Le sel des jours arlequins,
Et tu dérivais en élégances troubles
Vers le fanal des cycles fluides.

Il mimait des sortilèges
Et tes minutes s'inscrivaient
En balades flânées
Sur le cadran du crépuscule
Où savent s'aligner tes mots d'espérance.

Il décrivait des bruissements
Aux portes des futaies algales
D'un océan nouveau-né
Et levait des goélands intuitifs
Qu'il dirigeait en urgence
Vers tes terres engrossées de tristesse.

Mentor d'Atlantide,
Il te montrait tes solitudes ancestrales
et les déclarait surannées.

Enfin , tu sus deviner
En filigrane de ses murmures,
Un projet te concernant:
Il te veut arbre et animal,
Opale et étoile,
Corail d'Arménie,
Serpent de papier,
Feu décodant la candeur apparente
D'un ciel rénové,

Là où toutes tes épreuves
Se terminent en ères magnétiques
Saturées d'ondes passagères
T'adressant le message
D'un univers à ta portée.



15 et 17/04/2016




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Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
Auteur Commentaire en débat
Istenozot
Posté le: 19-04-2016 22:35  Mis à jour: 19-04-2016 22:35
Plume d'Or
Inscrit le: 18-02-2015
De: Dijon
Contributions: 2303
 Re: Providentiel Cicérone
Cher Mercier,

Je te lis toujours avec un bonheur infini et tu actives mon imaginaire personnel.
Veux tu en être le cicérone?

Ton guide est dans tous les temps et dans les espaces.
Il semble voyager en toi, dans ton âme qui est un jardin merveilleux et musical.
Et les troubles de ton âme me paraissent s'apaiser. Pour ma part, c'est une musique baroque, vivante, lumineuse et apaisante que j'écoute.

Que tu sois dans l'instantané ou l'immensité du temps, ce guide te conduit au paradis.

Et la musique qui est toujours là. Je vois le printemps de ton âme installé dans une clairière. La lumière joue avec les ombres des arbres et se dissout de manière toujours apaisante dans les sous bois de ton esprit.

Mais qui vient donc t'apostropher? La lumière qui irradie la clairière et la musique. Mais plutôt qu'une oeuvre, tu passes aux improvisations de l'âme.
Ce guide te vient par le chaud et voilà que tu le croises dans le froid. S'agit-il d'un glacier qui descend dans la vallée les ébauches de tes constructions mentales. Elles en deviennent ainsi étranges.
Et voilà que tu regardes vers la pureté et l'incorruptibilité de ton âme qui te ramène aux horizons de ton passé, à tes rêves. Un nouvel apaisement, d'un apaisement à l'autre qui peut infléchir ton destin.

Et tout se révèle à toi.

Et encore le printemps du guide qui est là et te devient intime.
Il continue dans les silences et se dissipe dans "des cycles fluides".

Et maintenant voici le crépuscule. Es-ce celui du matin ou soir?
Je le vois dans la lueur du matin charger dans ton âme les mots de l'espérance.

Dans ton bel avenir nouveau-né, dans les espaces de l'esprit la tristesse s'y trouve aussi ou encore!
Ces terres ne sont finalement qu'un Atlantide. Je vois les tristesses repoussées dans cette terre imaginaire ou surannée!

Mais que veux faire de toi ce guide? Tout, ciel, terre, espace!

Ce guide te propose un univers possible.
Mais quel donc ce guide?

Voilà cher Mercier les mots qui me viennent à la lecture de ton poème.

Merci pour ce poème et pour tous les autres.

Bien amicalement.

Jacques
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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