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Accueil >> xnews >> La Plaine des Confins du Monde, Quatrième Partie - Nouvelles - Textes
Nouvelles : La Plaine des Confins du Monde, Quatrième Partie
Publié par dominic913 le 30-08-2012 13:40:00 ( 579 lectures ) Articles du même auteur
Nouvelles



Mon amie, alors que je progresse au cœur de la nuit, cette plaine aride et hostile s'étendant à l'infini devant moi, soudain, une lueur apparait au loin. Une des nombreuses fenêtres de la Citadelle Ténébreuse s'éclaire brusquement. Son reflet se répand alentours, tel un phare au milieu de la tempête. Et malgré le vent, la pluie, les éclairs et le tonnerre, ce dernier me permet de me repérer. Alors que j'étais sur le point de m'égarer, voire, de devoir faire face aux dangers obscurs de la steppe, je focalise désormais mon attention sur cette luminescence salvatrice. Mes pas se détournent de l'endroit vers lequel je me dirigeais. Je quitte précipitamment ce lieu où se percevaient ces bruissements d'ailes ; ces sombres créatures prêtes à fondre sur moi au moindre égarement de ma part. Malgré tout, je reste vigilant, et je serre le pommeau de mon épée avec une vigueur renouvelée.
Tandis que j'avance à vive allure vers le but de mon expédition, la lueur que je devine au sommet de l'une des tours de la Citadelle se fait plus éclatante encore. Son chatoiement se diffuse sur les parois noirâtres entourant l'ouverture. Je peux y discerner les ombres mouvantes de quelques sculptures difformes : des gargouilles et autres démons de Abysses agrippent à elles ; les environnant, je remarque également des sortes de hiéroglyphes à moitié effacés par le temps et les intempéries ; ils s'étalent sur le pourtour du fronton de la fenêtres, et sont constellés de fissures et de moisissures. De l'endroit où je me trouve en ce moment, je ne réussis pas à m'en figurer davantage ; et encore moins, à déchiffrer les symboles taillés dans la pierre. Peut-être sont-ce des protections ou des mises en garde ? nul ne le sait. Je me pencherai sur cette énigme en temps utile.
D'un pas décidé, je m'éloigne du monticule ressemblant à un amas de cranes humains entassés les uns sur les autres. Les bruissements d'ailes s'amenuisent, alors que les éclairs, le tonnerre et la pluie redoublent de violence. Une bourrasque de vent un peu plus puissante que les autres manque de me faire tomber. Mes bottes foulent le sol aride sur lequel s'accrochent ronces et et épines, avec une ardeur renouvelée. Or, aussi brusquement qu'elle est apparue, la lueur qui me servait de guide disparait. Et je me retrouve de nouveau seul au milieu de l'obscurité. Et ma frayeur pour toi, mon amie, redouble d'intensité ; je crans le pire....

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Auteur Commentaire en débat
saulot
Posté le: 28-10-2012 09:47  Mis à jour: 28-10-2012 09:47
Plume d'Or
Inscrit le: 23-06-2012
De:
Contributions: 411
 Re: La Plaine des Confins du Monde, Quatrième Partie
Les morceaux de texte que tu publies sont courts mais palpitants.
Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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