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Défi du 9/8 de EXEM
Plume d'Or
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Le sujet de cette semaine, et qui m’a été remis de vous offrir, est le suivant.
« Vous allez présenter vos condoléances à la jeune veuve de votre meilleur ami décédé la veille. »
Je veillerai donc à vous lire tous avec la plus grande attention. Mes commentaires ne réfléchiront que mon honnête réaction devant la psychologie que vous étalerez dans l’accomplissement d’une tâche si douloureuse.
A vos plumes ! Que la douleur que vous ressentirez en vous mettant dans la peau du personnage que je vous demande de jouer, ne vous prive pas de l’inspiration sur laquelle je compte et dont vous avez toujours fait preuve devant l’impossible.
Mon propre texte ne viendra qu’en dernier afin de me faire profiter de vos talents et de m’en inspirer. J’ai le beau rôle, mais noblesse oblige. Cette semaine le défi m’appartient. S’il est déloyal pour vous, il n’est pourtant que juste !
Bonne chance tous.

PS. La récompense consacrée au meilleur texte sera un Bisou de Couscous. Mais surtout, n’en faites pas tout un plat.

Posté le : 09/08/2014 03:52
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Quel triste défi Exem, je vais cependant essayer d'y répondre dans mon texte dont voici venir la première partie :

Partie I : L'enfance


La rame s’élance dans un fracas métallique, les roues crissent dans un tonnerre urbain et le wagon perfore la brume matinale, propulsé sur les rails acérés de la ligne bleue. Assourdissant, le train fini par se perdre, les rails se délitent et il s’enfonce dans l’ouate nuageuse, disparait dans le blanc nébuleux, hors du temps et de l’espace…
Recroquevillée au fond d’un maigre siège, son carnet et ses genoux tremblotent au gré des cahots tandis que son crayon esquisse quelques croquis charbonnés au bout d’une triste mine ; son visage est pourtant serein et un mince sourire se dessine au coin de ses lèvres de fusain. La peinture bleutée de ses mèches dégoulinent sur son front, une rivière sur sa tignasse blonde qui finit par plonger dans les ronds enfumés de mascara et les perles d’émeraudes au creux de ses iris encore enfantins. Au bout de son crayon les traits se désagrègent et se charbonnent et le visage se gomme de ses traits saillants, se claque et se décalque sur le papier froissé.
Une main aérienne dégage ses cheveux de son visage puis fouille au fond de son jean troué un paquet Chesterfield en lettres rouges, cigarette à caler derrière son oreille. Elle essaye d’arrêter mais deux ans et des centaines de paquets plus tard, la clope est déjà devenue sa gazoline sur la route des douceâtres chimères. Le paquet est vide et elle frotte le haut de sa tête contre la vitre gelée ; ses mains étreignent ses mitaines ; son cou se crispe violemment ; qui la réconfortera en cette triste matinée ? Le froid l’étreint…
Un air de jazz traverse ses écouteurs et tandis que ses doigts filent sur le papier, trace la figure élancée d’un jeune homme au premier rang, ses pensées divergent vers son avenir, vers ses peurs et ses craintes futures et « Qui suis-je » hante vite ses rêveries et ses cauchemars. Les espoirs s’amassent dans sa tête puis se dispersent au gré des inquiétudes et des doutes, balayés par la puissance de son esprit à détruire les mirages emplis d’espérance.

Posté le : 09/08/2014 18:47
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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@Alexis'
"J'adore déjà cette phrase :" quelques croquis charbonnés au bout d’une triste mine "
Continue ! J'attends. Toujours ton style "noir américain". J'aime.

Posté le : 10/08/2014 04:55
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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La veuve mauve

J’arrive devant la grande bâtisse flanquée d’un verger à gauche et d’un jardin japonais à droite. C’est qu’elle en impose cette demeure à la façade aux multiples fenêtres et aux gargouilles qui vous saluent de leurs gueules ouvertes.

Je parque ma Maserati dans l’allée de graviers blancs et me dirige vers la porte en chêne. Mélanie m’ouvre et m’adresse un petit sourire. Elle est vêtue d’une longue robe mauve sombre relevée par de minuscules papillons dont la silhouette est dessinée au moyen de fines paillettes dorées. Elle a opté pour un maquillage sobre, tout à fait de circonstance pour une jeune veuve.

Mes pas emboîtent les siens jusqu’au petit salon orné d’un canapé en cuir de buffle canadien dans lequel je m’installe, avant d’entamer la conversation :

« C’est très étrange de se dire qu’il est parti. On se connaissait depuis l’enfance. Sacré François ! Il aimait créer la surprise.
– Oui, il était formidable. Il m’a toujours comblée… jusqu’à la fin. Peut-être tentait-il d’effacer la différence d’âge qui nous séparait.
– C’est possible. Mais qu’est-ce que trente années lorsqu’on s’aime ? J’avoue avoir été surpris lorsqu’il t’a présentée à moi la première fois. C’était il y a un an.
– Le temps file ! Nous étions mariés depuis trois mois.
– Un mariage dont on se souviendra ! L’adjoint au maire a cru qu’il était ton père ! Vous vous êtes croisés à l’hôpital ?
– En effet, j’étais secrétaire médicale et il venait se faire suivre par le cardiologue.
– Heureusement que tu étais là après son opération. Un triple pontage, ce n’est pas une mince affaire.
– J’ai arrêté de travailler pour être avec lui.
– Comment vas-tu faire pour continuer à payer tous les frais, la maison et tout ?
– François avait souscrit une bonne assurance-vie. Je suis à l’abri du besoin.
– C’est vraiment une mort subite. Une crise cardiaque ! Que s’est-il passé ? »

Là, Mélanie devient rouge pivoine jusqu’au bout des oreilles, s’assortissant ainsi au tapis d’orient du salon.

« Et bien… tu sais que malgré son âge…
– 61 ans, comme moi !
– Nous étions très amoureux. Il a toujours mis un point d’honneur à me rendre heureuse et me combler.
– Pour ça, il te gâtait !
– Oui, pas uniquement par des présents. Il restait assez actif… dans l’intimité.
– Oh, je vois.
– Le médecin lui avait conseillé de ralentir le rythme. Il n’a pas voulu écouter et me laisser insatisfaite. Je lui avais pourtant dit que ce n’était pas grave.
– Il me confiait qu’il avait peur que tu pâtisses de votre écart d’âge.
– Vendredi soir, j’ai bien vu qu’il était fatigué.
– Nous sommes sur un gros contrat au bureau.
– Et moi, je n’avais pas le moral. Il a voulu me consoler. Enfin, tu comprends….
– Précise ? Je suis un vieux célibataire, tu sais !
– Et bien… de caresses, en baisers, nous avons oublié les conseils du cardiologue. Je me souviendrai toujours de son visage crispé lorsqu’il s’est effondré sur moi.
– Oh, ma pauvre !!
– Enfin… la vie continue. J’ai cette belle maison qui me rappelle la générosité de François. »

Il me semble apercevoir un éclair traverser son regard bleu lorsqu’elle me demande :

« Et toi ? Tu as souscrit une assurance-vie ? »

Posté le : 10/08/2014 09:37
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Partie II : Le déclin

La bâtisse s’effondre sur elle-même, morne monument érigée à la gloire d’une vie radieuse, désormais ruine, cendre et charbon meurtri par le feu de la tristesse. La peinture s’écaille et se craquèle, le perron s’affaisse, la balustrade plie et les pylônes se désagrègent. Le ciel se déchire, les nuages se délitent et la terre se décompose. Le jardin n’est plus qu’un cimetière putréfié où la chaire se prodigue, où les esprits corrompus s’éteignent…
La cigarette rougeoie au bout de ses lèvres, pendante, inerte, et la cendre cède sous son propre poids, s’écrase sur son buste las, indifférent, froid. Les glaçons à moitié fondus la toisent depuis son verre vide de liqueur et elle s’effondre sur le perron. L’alcool profond ancré dans ses veines torpille sa tête et elle reste allongée, la clope encore fumante au creux de sa bouche rougeâtre, pulpeuse, une tâche de sang sur la porcelaine de son teint.
Quatre heures tintent et la sonnette du marchand de glace se fait ouïr en bas de la rue, derrière la rangée d’ormes sévères et bourgeonnés. Les enfants surgissent de leurs maisonnettes et accourent sauvagement, bondissent sur leurs tricycles rouges en direction du vieux vendeur tandis que la bave de la jeune fille continue de s’écouler sur sa joue rougie et les planches rugueuses.
Elle a vingt-trois ans et des poussières, beaucoup de poussière désormais. Le crayon divin a ébauché des cernes sous ses yeux verdâtres et creusé ses joues à la gomme. Sa jeunesse s’estompe et déjà le déclin se dessine sur son portrait obscurci. Le soleil darde sa poitrine et un halo se forme autour de son corps. Elle étincèle de tristesse, enveloppée dans ce drap de lumière et je m’avance sur l’allée de terre asséchée. Ma tête à contre-jour n’est qu’une obscure silhouette et elle semble apeurée, si fragile. Ses doigts fins où glissaient les épais fusains et les fins pastels ne sont plus que des paumes crispées, contractées, repliées sur elles-mêmes...

Posté le : 10/08/2014 12:42
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Couscous, tu as réussi à faire une histoire très drôle. Mélanie n'est-elle que veuve ou bien également assassine ? En tout cas, je me suis bien marré et je ne m'attendais pas à ce qu'elle s'attaque déjà au deuxième. Au plaisir, j'ai bien ri, merci, Alexis.

Posté le : 10/08/2014 12:45
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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@Couscous,
Tout d'abord, j'adore le titre :"La Veuve Mauve"
Le mot "Mauve" a quelque chose de trouble et de troublant. On peut aussi remarquer (ou pas) que "Mauve" et "Veuve" possèdent 3 lettres identiques exactement à la fin, Ce qui fait qu'ensemble, il créent une espèce d'association diabolique qui nous parle, ou plutôt nous siffle et nous met sur la piste.
Le texte est écrit d'une façon simple qui, une fois de plus, contraste avec l'ambiance et nous fait donc transpirer de suspense.
Couscous, je suis un de tes Fan.

Posté le : 10/08/2014 17:51
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Alexis,

Je ne sais pas comment tu parviens à créer une ambiance si lourde, presque moite. Cette femme est si bien décrite dans toute sa déchéance.

Merci

Couscous

Posté le : 11/08/2014 07:47
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Exem, je n'avais pas vu mon titre sous cet angle.
Je suis très heureuse que l'effet que j'ai voulu créer fonctionne jusqu'au bout.

Merci mon fan

Couscous

Posté le : 11/08/2014 07:50
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Re: Défi du 9/8 de EXEM
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Je ne sais si j'ai trop ma place dans ce défi, c'est un genre qui ne me convient pas trop,
je me trouve laborieux dans la réalisation.
Enfin, j'essaie vous pourrez juger surtout ne vous gênez pas pour dire ce qui ne va pas,
c'est comme ça que je progresserai.

Merci à tous






Les mille mots


Hier soir, à l'heure du souper, le téléphone a sonné, je me suis levé de table, dirigé vers le guéridon où celui-ci était posé, j'ai décroché le combiné… et à cet instant les secondes se sont figées dans le temps, sans dire un mot je me suis effondré.

Enfermé dans une gangue de silence, depuis la nouvelle de la mort de Paul, mon ami… mon frère, j'ai l'esprit qui vagabonde de souvenir en souvenir ; j'erre sur la pellicule de notre tendre et folle jeunesse.
Le regard posé sur l'horloge Comtoise, qu'il m'avait aidé à mettre en place dans le vestibule, j'observe ces aiguilles qui me signifient qu'il est l'heure d'affronter le désespoir, l'heure de cajoler la tendresse, l'heure de chasser les détails d'une vie qui attisent la souffrance ; il est vraiment temps pour moi d'aller retrouver Sophie.

Après avoir roulé 45 minutes, je prends une grande allée de pins, qui mène à la villa, de la ville d'hiver d'Arcachon, la maison de Paul et de Sophie. À peine la voiture arrêtée, la baie vitrée s'entrouvre et j'aperçois la silhouette gracile de Sophie. Respirant profondément, je descends rapidement de mon véhicule.

Elle se dirige vers moi, à grands pas, les bras légèrement levés, de façon à ce que ses mains trouvent les miennes, au plus vite, et qu'il s'établisse entre elle et moi un contact, pour ainsi dire intime.
Ce sont ses doigts qui s'accrochent aux miens, les premiers. Tout son corps est parcouru par un grand frisson ; ses lèvres et ses paupières tremblent, elle sanglote en hoquetant. Je lui prends les mains et les posent sur ma poitrine, son agitation se calme, elle presse celles-ci contre mon cœur, comme si elle voulait le tenir de l'amour et s'imprégner de sa force. Elle qui venait qui venait de perdre Son Grand Amour.

Mon regard ne la quitte plus. Je la tiens délicatement par les épaules.
Ses yeux bleus, d'un bleu adamantin, se noient dans une douleur apaisée. Une esquisse de mon sourire murmure à ses larmes qu'elles seront toujours accompagnées, qu'elles ne s'évanouiront pas dans l'indifférence. En lui effleurant le visage, je récupère une larme sur l'ongle de mon pouce… elle est le miroir de ce que j'attendais ; J'y voyais Sophie rire aux éclats.

Un bruit de portières se fait entendre derrière nous. Il est temps que je parte. Sophie me tenant la main, me fait un signe de la tête accompagné d'un long sourire de remerciements. Avant même que j'essaie de parler elle met son index sur bouche avec un léger mouvement de lèvres… chuut !
Elle venait de me faire comprendre que mille mots ou la formule idoine, liée à cette circonstance, ne pouvaient rivaliser avec le langage corporel.
Je monte dans ma voiture l'esprit fatigué, les larmes au cœur mais heureux d'avoir pu donner, un peu, de moi-même.


Marco


Posté le : 11/08/2014 15:47

Edité par Marco sur 12-08-2014 08:55:05
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Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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