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Accueil >> newbb >> Défi festif du 2 janvier 2016 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi festif du 2 janvier 2016
Plume d'Or
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Bonjour chère Loréennes et chers Loréens,

Je vous présente mes voeux les plus sincères pour la nouvelle année 2016.
Que le bonheur, les joies et la félicité chantent leurs musiques à vos oreilles afin que la vie vous soit belle, jour après jour.

J'ai envie dans ce premier défi de l'année de faire durer la fête de la Saint Sylvestre, mais à ma manière :

Dans mon réveillon, vous êtes un vrai fêtard,
Invité surprise de cette fête par hasard.
Devant les invités un peu trop pénards,
Vous devenez un invité très vilain canard,
Devenant même au fil des heures un peu coquillard.
Et ne voilà-t-il pas que les invités, d'abord hagards,
deviennent, les uns furibards, les autres plus gaillairds!
Je ne vais tout de même vous écrire le texte, non d'un pétard,
Racontez moi ce réveillon, et lâchez vous. Qu'il n'y ait aucun bécard!

P.S : Merci à Mafalda qui m'a inspiré ce défi.

Bises à toutes et à tous.
Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 02/01/2016 14:31
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
Plume d'Or
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Arf !
Bonne année à toi aussi, Jacques.
Ton défi va me rappeler mes jeunes années, avant que je ne rencontre Lao-Tseu dans une fumerie d'opium.
Santé !
Donald

Posté le : 02/01/2016 16:44
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Happiness is a warm gun - 1968 - The Beatles
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
Plume d'Or
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Cher Donald,

Ta rencontre avec Lao Tseu est original. J'aurais bien aimé le découvrir ainsi.
Je l'ai beaucoup lu et j'adore.
Il est une phrase de lui que j'aime tant : "dis moi et j'oublierai, enseigne moi et je me souviendrai, implique moi et j'apprendrai". Je mets en application cette phrase dans mes missions d'audit, de formation et de conseil, au quotidien.

Porte toi bien et prend bien soin de toi.
Au plaisir de te lire encore et toujours.

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 02/01/2016 18:00
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
Plume d'Or
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Saint-Sylvestre


Lu6fair se regarda dans le miroir de l’ascenseur, ajusta son nœud papillon puis, visiblement satisfait de sa tenue, appuya sur le bouton du septième étage. La fête battait son plein, comme à chaque Saint-Sylvestre. Les enturbannés, les vaches sacrées, les petits blonds à ailes blanches, tout le gotha du monde religieux profitait de cette soirée de trêve instaurée par le vieux monsieur à la barbe blanche, l’hôte du moment. Lu6fair ne se souvenait plus pourquoi cette tradition existait à l’étage du haut alors que les gueux du bas se tapaient constamment les uns sur les autres, soutenant mordicus des principes dépassés, à coups de bombes et de gaz.

Lu6fair se dirigea vers le bar. Une splendide blonde aux formes sculpturales commandait une coupe de vin pétillant, sous l’œil amusé de ses copines, une rousse incendiaire et une brune magnifique. Lu6fair se dit qu’il les avait déjà vues quelque part toutes les trois, sans se souvenir exactement où. Il utilisa cette excuse pour engager la conversation avec la brune.
— Vous allez me trouver lourd, commença-t-il, mais je ne me souviens pas où nous nous sommes rencontrés.
— Pour sûr, mon biquet, tu ne joues pas la carte de l’originalité. Fais marcher tes méninges !
— Je suis à court d’arguments pour ce soir, et pourtant les balivernes sont mon fonds de commerce. J’emballe des gogos à longueur de journée.
— Tu vends des aspirateurs Dyson, je suppose, lança la rousse, tout à coup intéressée par la discussion.
— Non, juste des promesses.
— Tu es politicien, alors, lâcha la blonde. J’en ai connu des tas, jadis.

Lu6fair se souvint. La brune s’appelait Ava. Jadis, chez les bouseux d’en-bas, elle était une star, une diva, un fantasme absolu. Des générations de boutonneux s’étaient imaginées à son bras, pour ne pas dire plus, tandis que des dizaines d’écrivains avaient glosé sur ses formes parfaites et ses yeux envoutants. Elle avait éclairé deux décennies d’un nouvel art, celui des écrans géants et des images en couleurs, avant de terminer dans les cavernes de l’oubli, une fois sa beauté effacée par le temps et les excès en liqueurs variées.
— Non, je ne suis pas politicien, même si j’en conseille quelques uns, parfois.
— Je donne ma langue au chat, mon biquet, susurra la blonde.
— Qu’il s’amuse avec, elle a l’air bien agile, répliqua Lu6fair en se focalisant sur la brune. Toi, je me souviens de ton nom. Tu es Ava Gardner.
— Alors là, mon chou, tu m’épates, persifla Ava. Quelle mémoire !
— J’ai l’impression que tu ne me portes pas dans ton cœur, Ava.
— Loin de moi cette idée, mon charmant Lu6fair.

Lu6fair décida de passer outre l’allusion. Il se rappelait d’Ava Gardner lors de son audition au Purgatoire. Elle avait échoué aux tests de QI, un peu trop compté sur ses atouts naturels et finalement le jury l’avait envoyé directement aux Enfers, avec un boulot de strip-teaseuse à la clé, dans une taverne de troisième ordre. Pour cette raison, elle ne l’avait pas oublié non plus.
— Et vous, les filles, je crois également vous avoir reconnues, chanta-t-il aux deux autres.
— Fais nous profiter de ta science, mon petit bouquetin, répondit la rousse.
— Toi, tu es Rita Hayworth, un sex-symbol chez les ahuris du monde d’en-bas. Ta légende est restée, avec quelques chefs d’œuvre à ton actif.
— Bravo, Sherlock !
— Et la blonde, c’est Jayne Mansfield, la reine du poster, chez les adolescents américains.
— Quelle culture, remarqua Jayne. Nous aussi, on te connait. Tu étais dans le jury du Purgatoire. On te doit, ainsi qu’aux onze autres jurés, notre descente aux Enfers, notre boulot de danseuse de bar, bref pas vraiment le repos éternel promis par tes pairs.

Lu6fair utilisa son argumentaire favori, la défense élastique, un exercice incontournable quand il rencontrait des morts assez stupides pour croire au Paradis. Il raconta les magouilles entre les fanatiques des orgies de compétition et les sobres gardiens du temple. Les premiers avaient manœuvré pour se garder toutes les beautés, du genre Ava, Jayne et Rita, laissant les seconds avec les cérébrales, les Marguerite, Simone et consorts, juste bonnes à philosopher sur le vide, entre deux solos de lyre joués par des blondinets émasculés. Résultat des courses : toutes les actrices, mannequins, chanteuses un tant soit peu sexy avaient terminés aux Enfers, avec leurs équivalents masculins, les Marlon, Elvis et autres symboles de la virilité.

Visiblement, ses arguments portèrent. Ava perdit de sa morgue, Jayne tordit un peu plus de la fesse et Rita afficha un sourire à damner un moine cistercien. Lu6fair en profita pour se détendre les papilles, avala une rasade de vin pétillant puis passa la seconde.
— Je suis pardonné, les filles ? Vous ne me faites plus la gueule ?
— On dirait que oui, répondit Jayne en lui léchant le cou. Je te croquerais bien, mon loulou.
— Une question demeure, jeta Ava, tel un pavé dans la mare. Qu’est-ce que tu fais ici ?
— Si je te disais que je suis en mission pour le Seigneur, me croirais-tu ?
— Je suis conne, certes, mais pas ce point. Tu dois me confondre avec Marilyn.

Cette boutade déclencha une vague de rires gras chez Rita et Jayne. Même mortes, les stars de cinéma ne pouvaient pas se supporter et déclinaient leur inimitié en bandes. Ici, on avait droit à la version Cinémascope, celle où Ava régnait en maîtresse sur la mythique Rita et l’éphémère Jayne. Marilyn les avait effacé des tablettes, poussées dans les archives des critiques cinématographiques, emballé dans du papier jauni et étiquetées ringardes.
— Disons que je suis venu pimenter la soirée, dit Lu6fair.
— Bonne chance, alors, persifla Ava. Ici, depuis des années, c’est toujours le même cérémonial. On se dirait aux Oscars. Tout le monde se congratule, alors qu’en vrai chacun déteste son voisin. C’est beaucoup trop propre, net, sans surprises. On s’emmerde, en vrai.
— Alors pourquoi viens-tu ?
— Je suis payé pour assurer le décor. Jayne, Rita et moi sommes les guirlandes de cette fête des faux-culs. Si tu te promènes à l’étage, tu verras que nous ne sommes pas les seules. Le casting change chaque année, c’est tout. Hier, c’était le tour de Marilyn et ses courges. Aujourd’hui, c’est nous, les vraies, les dures, les tatouées. Nous sommes leur piment.

Ava cligna de l’œil, déclenchant à nouveau l’hilarité. Lu6fair jugea le moment propice pour avancer ses pions, au lieu de jouer aux dés tel un dieu de seconde zone.
— Et si on changeait un peu la donne, histoire de montrer qui vous-êtes ?
— On risque de ne pas toucher notre salaire, s’inquiéta Rita.
— Quel que soit le prix initial, je le multiplie par dix, proposa Lu6fair.
— C’est tentant, avoua Jayne.
— Je marche, répondit Ava.
— Banco, conclut Rita.
— Voici les consignes, commença Lu6fair.

De sage, la fête devint réellement débridée. Ava réussit à convaincre Marlon et les autres de rajouter une touche de soufre, de mélanger les voiles et la vapeur. Les anges jouèrent du Jimi Hendrix, les vaches sacrées pétèrent du méthane, les enturbannés firent tourner les serviettes. De saint, Sylvestre passa à démon, sans se préoccuper du qu’en-dira-t-on et des bonnes manières. La Terre arrêta de tourner en rond pendant une douzaine d’heures, au grand dam d’Isaac Newton et Galilée, les invités surprise d’une fête censée réconcilier l’Esprit et la Science, les Faits et les Lettres.

Posté le : 03/01/2016 15:11
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Mon Donald,

Ce Lu6fair est un célèbre trouble-fête et il le prouve ici. Une belle idée de faire revivre ces grandes du show business. Et les vaches sacrées, ne seraient-elles pas les cousines de Meuh-oui et Meuh-non ?

Cela a du être une fête d'Enfer ! Yeahh Baby !

Merci mon canard

Couscous

Posté le : 03/01/2016 16:43
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Inoubliable réveillon !

Carine monte dans l’ascenseur de l’immeuble et je me mets à sangloter. Ma voisine de palier me demande ce qui provoque mes pleurs.
– Je suis toute seule pour le réveillon. En plus cela me rappelle toujours le dernier passé avec mon regretté Robert.
– Votre mari ?
– Non, mon petit chien. Il s’est étranglé avec une coquille d’escargot volée sur la table un trente-et-un décembre.
– Oooh, je ne savais pas…. Si vous voulez, vous pouvez passer le réveillon avec nous. S’il y en a pour six, il y en a pour sept.
– Et plus on est de fous, plus on rit !
– Oui ! Vous acceptez ?
– C’est bien gentil, je viens à quelle heure ?
– Disons vingt heures.
– Je me mettrai sur mon trente-et-un ! Normal pour la Saint-Sylvestre, non ?
– Je vois que vous avez retrouvé le sourire. À jeudi alors. Bonne journée Madame Poisson.
– Vous aussi Madame Leboeuf. Et encore merci.

Le trente-et-un à dix-neuf heures, j’appuie avec insistance sur la sonnette de mes chers voisins. C’est Carine qui m’ouvre, les cheveux encore en bataille :

– Madame Poisson, vous êtes tôt !
– Je viens vous aider.
– Ce n’est pas nécessaire.
– Si, j’insiste !

Elle me fait entrer. Le couple est encore en plein préparatifs culinaires. Je propose de mettre la table. Carine m’ouvre le buffet donnant accès à son service en porcelaine et ses verres en cristal. Mais, sur le chemin entre le meuble et la table de la salle à manger, mes mains pleines d’arthrose lâchent les assiettes fleuries. Je suis alors invitée à rester sur le canapé devant des en-cas du même nom, pendant que Jacques joue de l’aspirateur et que Carine part faire le deuil de ses assiettes dans la cuisine.
Les invités arrivent peu après vingt heures. Il y a deux couples : Henri et Vanessa, Jean-Marc et François. Chacun me salue poliment en jetant un coup d’œil au plateau des canapés qui est devenu aussi clairsemé qu’un potager en plein désert. Carine sort alors le champagne en me proposant :

– J’ai du jus de fruits pour vous.
– Non, le champagne me convient très bien. J’ai peu l’occasion d’en boire.

Et je ne m’en prive pas car c’est moi qui termine la bouteille de Moët et Chandon, grand cru 2006. Les derniers canapés engloutis, nous nous installons à table sur laquelle se trouvent des assiettes dépareillées et une soupière remplie de gaspacho, posée juste devant moi. À ce moment, je suis prise d’une crise d’éternuement et ne peux empêcher mon dentier supérieur de s’échapper de ma bouche pour atterrir dans la soupe. Je me confonds en excuses face aux invités plutôt amusés et une Carine effarée. Finalement, je goûte seule à cette spécialité espagnole très réussie par notre hôte pendant que celle-ci réchauffe rapidement une soupe en boîte pour les autres.
L’entrée est un plat d’escargots de Bourgogne. En les voyant, je fonds en larmes.
– Cela me rappelle mon Robert. Il me manque tant ! C’est à cause de ces vilaines bêtes qu’il est mort. Dès que je vois une coquille, j’ai le cœur qui saigne… Je me souviens comment il s’étouffait en me regardant avec ses petits yeux mouillés. Il semblait me dire qu’il m’aimait et regrettait son larcin. Je l’ai tenu dans mes bras jusqu’à son dernier soupir. Puis je l’ai déposé dans son panier près du feu que j’ai laissé allumé jour et nuit. Son petit corps s’est desséché, ainsi il reste toujours près de moi.

Les escargots sont engloutis rapidement avec un sentiment de malaise palpable chez les invités qui se lancent des regards étranges.
Le plat est une raclette avec un joli plateau de charcuterie. À la vue des tripes, je ne peux m’empêcher d’évoquer les détails de ma dernière coloscopie. Etrangement, les invités semblent avoir du mal à terminer leurs assiettes. La mienne vidée, je demande l’emplacement des toilettes.

À mon retour, Carine débarrasse la table et s’exclame :

– Qui veut du fromage ?

Jean-Marc lui répond :

– Je suis grand amateur de Maroilles et de camembert. On les sent jusqu’ici !
– Ah non, il n’y a que du gouda, de l’emmental, du Comté et de la feta. Rien de bien odorant !

Je réponds :

– Je suis désolée mais je crois que j’ai bouché vos toilettes. J’étais constipée depuis quelques jours….

Un air de dégoût, presque de frayeur, se lit sur le visage de mes hôtes.
Personnellement, je fais l’impasse sur le fromage. Lorsque Carine évoque des crêpes flambées au dessert, je lui demande de m’en occuper car c’était ma grande spécialité lorsque je recevais des invités. Elle refuse avec véhémence mais cède devant mon insistance et mes yeux de cockers. Je me souviens avoir craqué une allumette après avoir arrosé abondamment les crêpes de Grand-Marnier et puis… un grand blanc.
En ouvrant les yeux, je vois Jacques occupé à actionner l’extincteur afin d’étouffer le feu qui consume les crêpes et attaque le meuble de cuisine. On m’aide à me relever en disant :

– On va vous reconduire chez vous.
– Vous avez une bonne assurance, j’espère ?
– Ne vous en faites pas pour ça…

En refermant la porte de mon appartement, je ne peux m’empêcher de sourire. Cela leur apprendra à mettre mon amie Martha, la grand-mère de Carine, au home juste pour récupérer son appartement sans devoir payer de loyer. Quand je vais lui raconter cette soirée mémorable à ma prochaine visite, on va bien rigoler ! C’est alors que l’église sonne les douze coups de minuit et que j’entends les voisins se souhaiter la bonne année. Je parie que leur bonne résolution pour 2016 sera de ne plus jamais m’inviter.

Posté le : 03/01/2016 16:43
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Chère Delphine,

La vengeance est un plat qui se mange froid, même le soir du réveillon. Ton histoire confirme cet adage populaire, si cher à mon cœur et tellement présent dans tes histoires.

Il ne manquait plus qu'un ou deux Hurlus.

Bonne année,

Bises

Donald

PS: Des fois, tu me fais peur, quand même.

Posté le : 03/01/2016 17:58
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Cher Donald,

Visiblement il manquait un peu d'ambiance là haut!
Il fallait sans doute y mettre une ambiance révolver.
Quoi de mieux pour le fer(pardon le faire) que notre Lu6fer.
Quelle trouvaille. C'est le beau 6!

Une escapade d'enfer au paradis. Quelle imagination.
Et une ambiance USA comme tu sais nous le faire toujours avec bonheur. Et alors les actrices, l'ambiance est aux pin-up. Moi, je comprends Lu6fer!

Je me suis amusé à te lire.
Merci cher Donald.

Je te souhaite une magnifique semaine.

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 03/01/2016 18:09
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Chère Delphine,

Tel est pris qui croyait prendre, pourrait-on en lisant ta nouvelle.
Dis voir, c'est Madame Poisson, la poisse, sans vouloir faire un jeu de mots. Je ne peux pas m'empêcher. Et ainsi j'ai la pêche à plaisanter ainsi.

J'ai tout comme Mafalda beaucoup ri en te lisant.
Ton imagination est inépuisable.
Il va me falloir me trouver une idée.
Là, je pars me faire ausculter.

Bises
Amitiés de Dijon

Jacques

Posté le : 04/01/2016 09:18
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Re: Défi festif du 2 janvier 2016
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Chères Loréennes et chers Loréens,

Il eût été décalé que je ne réponde point à ce défi.
Alors me voici avec ma réponse que vous trouverez peut être de circonstance (sourire).
Je l'ai appelé "la foudre et l'arc en ciel fêtent la Saint Sylvestre à l'Olympe".

Les dieux de L’olympe se voulant être sages,
Et désireux d’honorer tout leur entourage,
Invitent à la Saint Sylvestre les éléments
Du ciel, pour contrebalancer les manquements
De quelque dieu trublion peu accommodant.
Pour glorifier ce bel appel affriandant,
Tous viennent sous l’égide de l’arc en ciel
Sauf la foudre, qui se croyant un officiel,
Exige qu’une invitation lui soit tenue,
Et qu’à la fête lui soit ouverte une avenue.

Cette fête commence dans la bonne humeur,
Et se poursuit dans la vive joie et les clameurs.
Alors que Bacchus égaye ce beau festin,
La foudre s’invite en provocateur mutin.
Quel est ton dessein réel lui dit l’arc-en-ciel,
Lucide sur ses désirs si peu factuels.
Arrosons cette fête d’un peu de folie
Lui dit la foudre hypocrite mais polie !
Il en résulte dans la fête une bourrasque
Qui voit quelques dieux se complaire dans des frasques.

Je peux accepter de vous quelques errements
Mais pas une grande pagaille assurément.
Faisant fi de ces mots, la foudre bien surprise
Poursuit son œuvre sans croire en une méprise.
Devant votre provocation renouvelée,
Comprenez que ma colère soit redoublée,
Lui lance l’arc-en-ciel, se sentant aculé.
Votre provocation est un enfantillage.
Quel est l’intérêt de choquer son entourage,
Sauf à vouloir tant créer une zizanie
Qui se termine toujours dans une avanie ?
Acceptons le changement lui répond la foudre,
Appréciant indubitablement d’en découdre.
Parce que tu veux être dans le firmament
Tu nous agites pour semer l’enfièvrement
Mais ainsi tu te confines dans un tonneau
Dans lequel ton fatum est d’être penaud,
Lui dit l’arc-en-ciel, soucieux de rester serein.
La provocation nécessaire est mon destin
Lui répond la foudre se croyant vertueuse.
Mais penses-tu que cette violence tueuse
Conduira au changement que tu espères tant ?
Les mutations que nous souhaitons tous autant
Ne se construisent pas dans la témérité,
Mais seulement très loin de la médiocrité.

Gaie, elle continue à mettre le feu aux poudres,
Mais son acharnement, devenant agaçant,
Ne présente plus le même effet menaçant
Auprès des dieux qui la trouve peu charitable,
Au point de la trouver bien misérable.
J’en appelle à Zeus pour défendre mes intérêts
Lui dit la foudre, bien peureuse et aux aguets.
Mais Le roi des dieux demeure très silencieux
Devant l’agitateur soudain moins audacieux.
Loin de lui, je vois que ton courage s’efface
Au point que vous en perdez sûrement la face.
Tous les éléments du ciel s’unissent alors,
Et contraignent la foudre à assumer son sort.
Et Bacchus donne à la fête un nouvel essor.

Quelle est la morale de cette simple page.
Que croyez qu’il advienne après un orage ?
La foudre ne sera plus de votre entourage,
De l’arc-en-ciel vous verrez sûrement l’ouvrage
Qui éloignera le souvenir de toute rage.
A une fête, il y a toujours une mort
Mais la provocation n’en est pas le passeport.
Elle croit avoir gagné alors qu’elle s’est perdue
Dans sa propre mort qui est plus tôt apparue.
In fine, la provocation n’est qu’un ruisseau
Qui finit son cours dans un modeste verre d’eau.

Amitiés.

Jacques

Posté le : 06/01/2016 19:39
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Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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