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Accueil >> newbb >> Défi d'écriture du 21 juin 2014 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Bonjour à tous,

Pour ce beau week-end qui nous fait entrer dans l'été, je vous propose d'écrire un texte sur les vacances "surprise", soit on vous les a offertes en cadeau, soit elles ne se sont pas déroulées comme prévu, soit vous êtes parti sur un coup de tête, ou d'autres situations... à vous de choisir et de nous raconter tout cela !

Faites-nous voyager !

Au plaisir de vous lire


Couscous

Posté le : 21/06/2014 09:49
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Posté le : 21/06/2014 15:16
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Souvenirs d'enfance ! La coiffure totalement improbable ! Un humoriste de l'époque racontait : "Pour se coiffer, Desireless met un col roulé et elle pète ! ". Pas fin mais drôle tout de même.

Allez, on se concentre, j'attends vos productions.

Posté le : 21/06/2014 15:58
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Vacances de rêve et vice versa

Bruno est tout excité lorsqu’il tend l’enveloppe, soigneusement préparée, à Claire en claironnant :

« Joyeux anniversaire ma petite martinette !
– Une carte ? Tu n’avais pas plus ringard comme cadeau ? J’espérais quelque chose de mieux, comme le collier à clous que je t’ai montré la dernière fois.
– Ouvre, tu ne seras pas déçue... »

Claire, intriguée, décachète l’enveloppe et découvre deux billets d’avion à destination de Tahiti. Elle ouvre de grands yeux surpris et reste, bouche bée. Bruno pose son index sur son menton et repousse sa mâchoire vers le haut.

« Tu vas avaler une mouche en restant comme ça ! »

Soudain, la jeune femme pousse un cri strident en se jetant énergiquement au cou de son bienaimé.

« Alors, tu préfères toujours le collier ?
– Bien sûr que non ! Comment tu as fait pour financer le voyage ?
– J’ai passé les cent milles ventes de mon dernier album et mon éditeur m’a signé un beau chèque. En plus, grâce à mon pote Didier, j’ai dégoté une super affaire sur un vol charter. »

Le jour du départ, les valises sont bouclées. Arrivés à l’aéroport, un petit bus les amène au bout des pistes au pied d’un petit avion au fuselage taché de rouille et portant l’inscription « To the paradise ». Tous les passagers montent et s’installent dans les fauteuils assez étroits. Une dame corpulente montre deux tickets. Un accoudoir est alors retiré afin de lui permettre de bénéficier d’un siège double. En bouclant sa ceinture, Claire remarque qu’elle est recousue à de nombreux endroits. Après de longues minutes d’attente, le décollage a enfin lieu, juste avant le coucher du soleil. La voix nasillarde du pilote se met à grésiller dans les haut-parleurs. Il rappelle les consignes de sécurité qui sont mimées par la seule hôtesse de l’air à l’uniforme de couleur bleu passé, maculé de diverses taches. Un rapide souper leur est servi avant que les lumières soient éteintes invitant les passagers à se laisser aller dans le sommeil pendant qu’ils se rapprochent de leur destination.

Une nuit agitée se termine avec la contemplation d’un lever de soleil, qui efface un peu la fatigue des visages des futurs vacanciers. C’est alors que sont servis les plateaux du petit déjeuner. Le repas frugal est composé d’une tranche de pain rassis, d’une tasse de café tiède et d’un jus d’orange acide. Ce dernier se renverse sur la jupe de Claire car l’appareil est soudain pris de soubresauts. Le pilote encourage les passagers à boucler leurs ceintures et même à enfiler leur gilet de sauvetage arguant la prudence. Un vent de panique souffle dans la cabine. Les gens fouillent nerveusement sous leurs sièges. Il semblerait que le nombre de gilets soit inférieur à celui des voyageurs. Une bagarre naît entre deux hommes. Le sujet du litige étant la propriété du fameux passe pour la survie en milieu aqueux. Il semblerait que l’objet ait été placé au milieu des deux sièges mais qu’appliquer la Justice de Salomon ne soit pas une bonne option. Un demi-gilet peut-il sauver une vie ? Afin de sortir d’indivision, ils décident de jouer à pile ou face. Mais dans les remous de l’appareil, la pièce taquine roule partout avant de s’immobiliser sous le siège de la dame corpulente. L’homme le plus filiforme des deux se faufile entre les jambes potelées de la passagère et crie « Face ! C’est pour moi ! ». Il s’extrait et rafle son trophée.

L’avion est de plus en secoué. À travers les hublots, Claire voit les flots s’approcher dangereusement. L’appareil pique du nez jusqu’à s’écraser violemment sur la surface de l’océan. Il se brise en deux et l’eau s’engouffre dans l’appareil. Des cris de terreur retentissent avant de se transformer en bruits de crachotements et d’essoufflements. Claire et Bruno se dirigent vers la brèche dans la carlingue. Ils parviennent à s’extraire de l’épave juste avant qu’elle ne sombre dans les profondeurs des abysses de l’Océan Pacifique, entraînant avec elle les autres passagers.

Le couple observe aux alentours et découvre une île située à quelques centaines de mètres. Après des efforts surhumains pour combattre la houle qui tente de les éloigner de leur salut, ils échouent sur une plage de sable fin. De longues minutes leur sont nécessaires pour reprendre leur souffle et surtout pied dans la réalité qui les entoure désormais. Une forêt assez dense leur fait face et une montagne se dresse au milieu de l’île qui leur offre l’inhospitalité. Claire jette un regard renfrogné à Bruno et lui sert une gifle phénoménale.

« C’était quoi ce plan pourri ? On est perdu au milieu de nulle part maintenant. Tu as un plan ?
– Attends, j’ai mon GSM. »
Le jeune homme sort son portable et l’allume. De façon assez étonnante, l’appareil fonctionne. Là, Bruno effectue des tours sur lui-même, décrit un parcours aléatoire dans le sable, ressemblant ainsi à un chamane en pleine transe, avant de décréter :
« Y ‘a pas de réseau !
– Tu pensais vraiment qu’on trouverait des antennes sur une île déserte, qui ne se trouve peut-être même pas sur une carte ? On va mourir ici !
– Ne dramatise pas. J’ai vu toutes les saisons de Koh Lanta. On va survivre jusqu’à ce qu’on nous retrouve. Viens, on va visiter la forêt pour trouver de l’eau et peut-être des fruits.
– D’accord Robinson. T’as intérêt qu’on trouve quelque chose. Le petit déjeuner était un peu limite et je commence à avoir les crocs. »

Les jeunes gens partent donc en exploration dans l’épaisse végétation de l’île. Malgré des heures de marche, ils ne parviennent à dégoter ni eau ni nourriture. En levant les yeux pour implorer la clémence du ciel, Claire découvre une noix de coco située à plus de quinze mètres du sol. Bruno tente l’ascension du cocotier mais retombe lamentablement à chaque essai. C’est alors qu’un singe fait son apparition tout en haut de l’arbre et s’empare du précieux fruit. Bruno se met alors à essayer d’amadouer l’animal afin qu’il leur lance son butin avec la promesse de lui offrir en échange des papouilles derrière l’oreille et une reconnaissance éternelle. Mais le macaque n’en a cure et s’enfuit rapidement à travers les hauts feuillages. La nuit tombe rapidement. Claire et Bruno se pelotonnent l’un contre l’autre et s’endorment sur un tapis de mousse au son de leurs estomacs gargouillant de faim.

Le lendemain est rythmé par la même recherche vaine, leurs jambes peinent de plus en plus à les porter, leurs têtes s’embrouillent sous l’effet de la déshydratation. Bruno s’écroule en premier.

« Ma martinette, j’en peux plus. Vas-y étrangle-moi comme tu en as l’habitude. Appuie bien fort !
– Tu crois que c’est le moment de penser à ça ?
– Il vaut mieux qu’un de nous deux se sacrifie pour que l’autre survive. Achève-moi. Nourris-toi de ma chair et abreuve-toi de mon sang.
– C’est affreux ce que tu dis !
– Tu as toujours été la plus forte de nous deux. Je suis ton soumis pour l’éternité. Vas-y ! »

Bruno attrape les mains blanches de Claire et les pose sur son cou couvert de transpiration. Après une longue négociation, et en pleurs, la jeune femme serre ses doigts fins avec ses dernières forces et maintient la position jusqu’à ce que le corps de Bruno soit totalement inerte. Elle regarde le corps sans vie de son compagnon, s’empare de son bras encore tiède et y pose ses canines. Elle prend une grande inspiration, ferme les yeux et serre la mâchoire. Un grand cri la fait sursauter. Elle observe autour d’elle, ébahie en découvrant l’intérieur de l’avion. Ses dents sont plantées dans l’avant-bras de Bruno qui lui demande :

« Tu souhaites du rab de plateau repas ? »


Posté le : 21/06/2014 20:20
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Tu t'es gravement lâchée, ma chère Couscous, sur ce défi !
J'ai adoré ce récit où toutes les galères du low-cost sont rassemblées dans un voyage cauchemardesque.
Bravo !
Donald.
PS: La chute, même annoncée dans le titre, est excellemment amenée.

Posté le : 21/06/2014 22:03
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Chère Delphine,

Tu as du te demander pourquoi je ne t’avais pas écrit depuis mon départ en vacances pour Cuba ; je suppose même que certains de nos collègues ont médit sur mon compte. J’entends déjà les « quelle ingratitude, après tout ce qu’on a fait pour lui » de la grosse Andrée et je comprends un peu, pour une fois, son acrimonie étant donné que vous vous êtes presque tous cotisés pour m’offrir ce beau séjour à La Havane.

Pour cela je vous remercie tous, et si tu reçois cette lettre, embrasse chaleureusement l’ensemble de mes bienfaiteurs ; je suis également conscient que c’est toi l’organisatrice de cette surprise et je t’en suis éternellement reconnaissant. Tu as remarqué que j’étais entré en dépression depuis le départ d’Arielle et toi seule a compris que j’étais secrètement amoureux d’elle ; tu m’as expliqué qu’une relation sentimentale avec une collègue de travail n’était pas une bonne idée surtout quand cette dernière était mariée, mère de quatre enfants, catholique très pratiquante et heureuse en ménage mais je t’ai répondu que le cœur ne choisissait pas sur catalogue. Tu as mis fin aux rumeurs de suicide qui couraient dans mon dos et pourtant tu te doutais qu’elles étaient fondées ; je cherchais encore la bonne méthode et comme la science des nœuds marins restait un mystère je devais investiguer dans d’autres voies morbides. Ta réaction a été la bonne ; m’offrir ce voyage au pays de la rumba, du mambo et du cha-cha-cha ne pouvait que raviver les couleurs de ma misérable vie en noir et blanc.

Le voyage s’est déroulé comme expliqué sur le dépliant de la compagnie de voyagiste ; il faut dire que les vendeurs de « Voyagez léger ! » savaient y faire en matière de rêve et de decorum. Je m’attendais à un vol sur une filiale de low-cost dans un avion datant du siècle dernier ; au contraire, je m'étais retrouvé dans un Airbus A-380 flambant neuf en première classe avec des hôtesses plus belles que Claudia Schiffer et un service luxueux. En plus, l’organisme nous avait offert, avant de partir, un petit cadeau personnalisé sous la forme d’une poupée tracas du Guatemala ; tu sais, elles sont minuscules et si petites qu’elles tiennent toutes dans la paume de la main. En plus, elles sont fabriquées artisanalement par les Indiens des Hauts-Plateaux et leurs vêtements sont la réplique des costumes traditionnels portés par ces peuplades primitives ; Donald notre accompagnateur m’avait dit que ces poupées allaient m’enlever tous mes problèmes et me permettre de bien dormir à la condition que je leur raconte ce qui me pèse avant que je ne ferme les yeux. Je l’avais fait et ça avait marché ; je n’avais jamais connu d’aussi bonnes nuits que pendant cette période.

Je ne te décris pas le menu complet ; partis de Roissy, nous avions fait une première escale à New-York où malheureusement les consignes de sécurité étaient tellement strictes que nous étions restés dans l’enceinte de l’aéroport JFK ; cependant Donald nous avait fait visiter ce haut-lieu du transport aérien américain et nous avait raconté de belles histoires ce qui nous avait fait passer le temps comme dans un enchantement. Ensuite, nous étions repartis en direction de Miami puis avions pris une correspondance pour La Havane sans attendre plus d’une demie-heure ; c’est là qu’on voyait que les Américains étaient organisés et efficaces. L’arrivée à Cuba restera dans mes mémoires ; ce fut le jour et la nuit comparé aux États-Unis. La police omniprésente, les soldats dans les rues et les regards apeurés des indigènes ne m’avaient pas rassuré ; heureusement, notre guide local, le trop drôle Donaldo, nous avait rassuré et nous étions sous sa protection. Il nous avait détaillé le programme de la journée, à commencer par une soirée dansante dans un club de la capitale, avec un spectacle de pachanga réputé sur toute l’île ; j’en salivais d’avance.

Le soir, après les longues formalités d’usage dans l’hôtel de luxe où nous étions hébergés, j’avais enfilé une tenue plus classieuse, sur les conseils de Donaldo qui m’avait vanté la beauté des Cubaines, puis étais parti avec mes compagnons de fortune en direction du Nirvana de la danse ; je n’avais pas été déçu tellement la musique était envoûtante, les femmes désirables et les boissons délicieuses. Je me souviens avoir dansé le cha-cha-cha avec une belle brune incendiaire appelée Carlotta et ma carte bleue n’avait jamais autant chauffé que cette soirée là ; Donaldo m’avait ensuite conseillé de suivre ma partenaire de fiesta dans un endroit plus alternatif, connu de peu de Cubains à cause de l’allergie du pouvoir pour l’art en général et celui du pas-de-deux en particulier. La superbe Carlotta, avec ses yeux de braise et son sourire malicieux, n’avait pas eu de mal à me convaincre de venir seul, sans les boulets qui m’accompagnaient et se comportaient comme des éléphants dans un magasin de porcelaine.

Le reste s’était déroulé comme dans un cauchemar ; je ne sais plus à quel moment la police m’étais tombée dessus ni pourquoi elle m’avait embarquée. Tout ce dont je me souviens c’est que Carlotta avait disparu avec Donaldo et que j’étais perdu dans un coupe-gorge, sans parler un traître mot d’espagnol, au milieu d’hommes et de femmes qui me regardaient comme si j’étais le Diable en personne ; finalement, je bénis les policiers car je crois que ma vie n’avait tenue qu’à un fil.
Je suis resté positif, même si mes poupées tracas me manquent ; il faut dire que je n’ai pas beaucoup l’occasion de dormir. La police m’a interrogée mais mon incompétence linguistique a rapidement limité nos échanges ; la gifle, le coup de pied dans les parties, le fer à friser ou le sac sur la tête ne m’ont pas permis de progresser en langues au grand dam de mes hôtes. Ils ont fait appel à une sorte de traducteur, un russe prénommé Igor ; le bougre parle bien le français et m’a avoué qu’il avait naguère travaillé en région parisienne pour un comte immortel. Je pense qu’il est un peu mythomane mais au bout de deux cents vingt volts dans les testicules et de trente litres d’eau en apnée prolongée, j’étais prêt à croire n’importe quelle baliverne ; je ne savais plus ce que je faisais en ces lieux et j’ai avoué mes crimes.
Depuis, je suis dans une sorte de colonie de vacances grâce à la recommandation d’Igor qui semble me prendre sous son aile ; cet endroit est spartiate mais fonctionnel. Le code vestimentaire se résume à une sorte de pyjama rayé avec un numéro dessus et le coiffeur du cru ne connaît que la boule à zéro ; comme dans certaines boites de nuit branchées de Bruxelles, on nous pose un tatouage sur le poignet mais là c’est au fer rouge et il y a peu de chance que nous ayons besoin de sortir pour une pause cigarette. D’ailleurs, que veut dire sortir quand on est au milieu de nulle part, en plein soleil ? Je préfère casser des cailloux sous la canicule plutôt qu’affronter les crotales et les Carlotta locales ; je crois que cette philosophie est partagée par mes camarades de ce club très fermé qui me permet de connaître une autre réalité cubaine.

Voilà, ma chère Delphine, la raison de mon long silence. J’espère qu’Igor va tenir sa promesse de transmettre cette lettre parce qu’elle m’a coûté un max ; il faut reconnaître qu’il est costaud le bougre du haut de ses deux mètres et que son équipement suit.

Une dernière précision : je ne suis plus déprimé et ça c’est une excellente nouvelle.

Ton collègue et ami,

Tiburce Dugommeau.

Posté le : 22/06/2014 11:44
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Cher Tiburce,

Comme tu peux le constater, j'ai bien reçu ta lettre. J'ai éprouvé quelques difficultés à te lire car il y a avait pas mal de taches de sang. Igor m'a expliqué qu'il avait réglé quelques affaires personelles sur la route.

Tu vas surement perdre ton surpoids dans ce camp de vacances grâce à ce sport local, le "cassage de cailoux". Ce n'était pas prévu dans le prix de départ, j'espère qu'ils ne vont pas réclamer de rallonge !
Que tu dois être sexy la boule à zéro et dans ton joli costume local ! Envoie-moi un selfie si tu as du réseau. Je le transmettrai à Arielle, on ne sait jamais...

Pour l'année prochaine, on a déjà un plan en vue : un séjour dans un goulag russe en "all in". Tentant, hein ?
N'oublie pas la crème solaire sinon tu vas ressembler à une écrevisse.

Amuse-toi bien, Carpe diem !!

à bientôt

Delphine

Posté le : 22/06/2014 14:43
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Heureux de retrouver Couscous et un de ses textes qui me font penser à du Daudet moderne. Ce texte est frais et jeune et plein de vie. J'en suis heureux. Comme dit Donald, la fin annoncée pourtant surprend. En résumé, j'ai passé un bon moment. Merci Couscous

Posté le : 22/06/2014 14:54
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Couscous, j'ai essayé l'histoire du col roulé, ça ne fonctionne pas.

Posté le : 22/06/2014 17:39
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Re: Défi d'écriture du 21 juin 2014
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Cher Tiburce,

Je viens de recevoir le selfie transmis par Delphine. Dans quelle galère t'es-tu encore fourré ?

Je t'envoie des oranges, je ne sais pas si elles te parviendront.

Je file le parfait amour avec Bacchus qui est un bon vivant et ne m'entraîne pas dans des galères comme tu pouvais le faire. Te connaissant, tu es capable de t'amuser dans cet endroit pourri.

Bonnes "vacances" ! Tu as tout le temps de ton séjour, pour découvrir pourquoi j'ai mis des guillemets.

Bises,

Arielle

Posté le : 22/06/2014 17:49
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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