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Abolition de la peine de mort
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La peine de mort, existe depuis la naissance de nos premières sociétés humaines, son utilité, son pouvoir de dissuasion et donc son abolition est une des réflexions fondamentales qui s'imposent à nos esprits, à nos sensibilités d'humains évolués

La peine de mort est la négation absolue des droits humains. Il s’agit d'un meurtre commis par l'État, avec préméditation et de sang-froid. Ce châtiment cruel, inhumain et dégradant est infligé au nom de la justice.
Cette peine viole le droit à la vie inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Amnesty International s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances, quels que soient la nature du crime commis, les caractéristiques de son auteur ou la méthode utilisée par l'État pour l'exécuter.
Il faut ajouter à cette prise formelle de position que l'application de la peine de mort n'est absolument dissuasive, le taux de criminalité des pays qui l'ont voté est plus bas que dans les pays qui pratique encore la mise à mort.
Ces chiffres donnent à réfléchir sur le bien-fondé de cette pratique dont il semble que le seul effet notable soit de satisfaire le désir de vengeance qui reste un instinct animal primaire dont on peut comprendre et constater l'expression chez un individu mais que la société ne peut autoriser et qu'elle se se doit de contrôler en se substituant à la personne privée et ceci dans l'intérêt de tous.

Histoire de la peine de mort

La peine de mort en France, dont on trouve la trace dès l'Antiquité, a été abolie en 1981 par le président de la République François Mitterrand, faisant de la France un des derniers pays de la Communauté européenne à l'abolir. La dernière personne à avoir été exécutée est Hamida Djandoubi, en 1977 (et non Christian Ranucci comme cela est souvent rapporté dans la presse).

Époque gauloise
Certains condamnés étaient conduits au lieu de supplice qui était le bord d'une falaise d'où ils étaient précipités.
César rapporte que les criminels étaient exécutés à l'occasion de grandes fêtes propitiatoires au cours desquelles ils étaient enfermés dans de grands mannequins de paille auxquels on mettait le feu1.
Époque gallo-romaine et Bas-Empire
Sous le Bas-Empire les Romains utilisaient la crucifixion pour les voleurs et les vagabonds ; ils les envoyaient parfois contre des gladiateurs, voire des bêtes sauvages ou encore leur coupaient la tête.

Ancien Régime
Avant 1791, il existait en France, suivant les époques, une multitude de modalités à exécuter avant l'application de la peine capitale, selon le crime et la condition du condamné.

Le droit pénal de l'Ancien Régime comportait des peines afflictives destinées à faire souffrir le coupable, et des peines infamantes destinées à l'humilier.
Les peines n'avaient pas pour but de punir ou d'amender le coupable, mais d'impressionner les spectateurs, de servir d'exemple, de dissuader le public de commettre des crimes.

L'emprisonnement ne figurait pas encore parmi les peines, et il ne servait qu'à s'assurer de la personne accusée en attente du jugement, ou alors comme peine de substitution en cas de grâce. En particulier pour les femmes qui n'étaient jamais tenues d'exécuter une peine de bagne, et plus rarement exécutées en cas de peine de mort.
Les personnes atteintes de démence après leur condamnation et les femmes enceintes ne pouvaient pas être exécutés.
Les grâces étaient nombreuses car toute personne convaincue d'un homicide était condamnée pour assassinat, et c'était par la procédure de recours en grâce qu'on l'excusait lorsque l'homicide était involontaire.

La peine capitale pouvait être assortie de peines infamantes, en particulier l'exposition de la dépouille mortelle au gibet. Celui-ci était toujours situé sur une hauteur, bien en vue du principal chemin.

La peine devait être exécutée dans les 48 heures de réception du refus de grâce et au lieu de supplice accoutumé le plus proche de celui où avait eu lieu le crime (et non à proximité du tribunal), le plus souvent sur la principale place de la ville sur une estrade qui était dressée. À Paris, c'était la place de Grève et la place de l'Estrapade. Le corps était ensuite porté au gibet pour être exposé.

La pendaison était la peine commune;
La décapitation à l'épée (ou la hache) était un privilège attaché à la noblesse, afin que l'infamie ne rejaillisse pas sur l'état public.
Mais il arrivait qu'un criminel de condition noble ou un prélat fût condamné à être dégradé de sa noblesse ou des ordres ecclésiastique, puis exécuté par pendaison.
C'était toujours le cas pour les ministres et les officiers du roi coupable de détournement des deniers publics ou concussion: plusieurs furent pendus puis exposés à Montfaucon ;
Le bûcher pour les hérétiques relaps et les incendiaires (le patient était souvent discrètement étranglé auparavant par un lacet) ;
La roue pour les brigands et pour les meurtriers condamnés avec circonstances aggravantes, les membres du condamné étaient brisés puis il était achevé par strangulation (la durée avant l'étranglement était déterminée selon la gravité du crime : après quelques coups pour un vol à main armée, après plusieurs heures pour un assassinat (affaire Jean Calas). Pour les crimes les moins graves, on étranglait l'homme avant de le fracasser ;
L'huile bouillante : pour les faux-monnayeurs ;
L'écartèlement avec ensuite exposition des restes aux quatre portes de la cité : pour la haute trahison, pour les parricides, dans la pratique, il n'était utilisé que pour les régicides (le Roi étant le père de la Nation) ;
La tête cassée, peine militaire, dont sont aussi menacés les civils qui forçaient les blocus en cas d'épidémie de peste.

Adoption de la guillotine et première proposition d'abolition de la peine de mort
Le premier débat officiel sur la peine de mort en France date du 30 mai 1791, avec la présentation d'un projet de loi visant à l'abolir.
Son rapporteur, Louis-Michel Lepeletier de Saint-Fargeau est soutenu notamment par Maximilien de Robespierre. Cependant, l'Assemblée nationale constituante, promulgue une loi le 6 octobre 1791 refusant d'abolir la peine de mort. C'est également avec cette loi qu'est uniformisée la méthode d'exécution, le privilège d'être décapité qui était réservé à la noblesse est démocratisé.
Selon l'article 3 du Code pénal de 1791, qui classe la peine de mort parmi les peines afflictives et infamantes,
" Tout condamné [à mort] aura la tête tranchée ".
Cette célèbre phrase restera dans l’article 12 du Code pénal français jusqu'à l'abolition, en 1981.
L'usage de la guillotine est alors généralisé pour toute mise à mort de civils. Seuls les militaires sont fusillés par peloton d'exécution pour les crimes commis dans l'exercice de leurs fonctions (comme la désertion, la mutinerie...).

Le combat de Robert Badinter

Robert Badinter est principalement connu pour son combat contre la peine de mort, dont il a obtenu l'abolition en France en 1981 en tant que Garde des Sceaux.

La peine de mort est abolie

Le 18 septembre 1981, par 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte, après deux jours de débats, le projet de loi portant abolition de la peine de mort présenté, au nom du Gouvernement, par Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice. Douze jours plus tard, le texte est voté dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126.

C'est l'aboutissement du long combat mené depuis deux siècles par la cohorte de ceux qui, dans les enceintes parlementaires, dans les prétoires ou dans leurs écrits, ont défendu la cause de l'abolition devant une opinion réticente, voire résolument hostile.

De 1972 à 1980, ce militant abolitionniste s’est illustré comme avocat dans des affaires criminelles où se posait la question de la peine de mort.
Nommé ministre de la Justice en 1981, il a présenté et soutenu devant le Parlement le projet d'abolition de la peine de mort en France.

S’exprimant à la tribune de l'Assemblée nationale le 17 septembre 1981, Robert Badinter a prononcé la phrase historique :
"Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République, de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France."

Aujourd’hui, Robert Badinter continue son combat pour mettre fin à la peine de mort dans d’autres pays du monde comme la Chine et les Etats-Unis. Il a été l'un des animateurs du premier Congrès mondial contre la peine de mort, qui s'est déroulé à Strasbourg du 21 au 23 juin 2001.

Histoire de l'abolition
Voici une chronologie des évènements qui ont abouti à l'abolition de la peine de mort en France.
Les dates :

• Le 24 janvier 1981, l’abrogation de la peine de mort figure au programme des "110 propositions" de la gauche pour l'élection présidentielle à venir.
• Le 16 mars 1981, lors de l'émission télévisée "Cartes sur table", François Mitterrand se déclare clairement "contre la peine de mort".
• Le 10 mai, il est élu à la présidence de la République.
• Le 26 août 1981, le Conseil des ministres approuve un projet de loi abolissant la peine de mort et la remplaçant par la réclusion criminelle à perpétuité.
• Le 17 septembre 1981, l'Assemblée nationale, réunie en session extraordinaire, entame l'examen de ce projet de loi présenté par le Garde des Sceaux Robert Badinter.
• Le 18 septembre 1981, l'ensemble du projet de loi est adopté par 363 voix contre 117.
• Douze jours plus tard, le 30 septembre, le texte est voté dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126. Le projet de loi est définitivement adopté.
*Le 9 octobre 1981 la loi n° 81-908 portant abolition de la peine de mort est promulguée.

Le débat aujourd'hui

En France, le débat concernant la peine de mort et son éventuel rétablissement n’est pas définitivement clos, malgré de nouvelles avancées.

Le 3 mai 2002, la France a signé, de même que 30 autres pays, le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, relatif à l'abolition de la peine de mort en toutes circonstances (c’est-à-dire sans aucune réserve ni dérogation, même en temps de guerre ou de danger imminent de guerre).

Par ailleurs, une révision constitutionnelle est envisagée afin de rendre irréversible l'abolition de la peine de mort en France.

Ce projet de loi constitutionnelle (n° 3596) a été déposé à l'Assemblée nationale le 17 janvier 2007. Il comprend un article unique, destiné à être ajouté au titre VIII de la Constitution et ainsi rédigé :
"Art. 66-1. - Nul ne peut être condamné à la peine de mort.".

Bien que la peine de mort n'existe plus en France et dans la grande majorité des pays européens, certains pays comme la Chine, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et l’Iran continuent de l'appliquer.

En 20 ans, la cause de l’abolition a grandement progressé dans le monde.
En 1981, la France était le 36e Etat à abolir la peine de mort.
En 2002, 110 pays avaient aboli la peine de mort en droit ou en pratique, sur les 192 Etats que comptent les Nations Unies.


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Posté le : 07/10/2012 16:03
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Re: Abolition de la peine de mort
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la peine de mort; je suis contre même si des fois je me dis que ce serait une délivrance avant tout pour le coupable, car il y a des délits dur à supporter. Peut-être que le suicide serait alors moins atroce qu'un verdict qui ôte la vie!

Posté le : 07/10/2012 20:02
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rien n'est sûr; c'est pour cela que nous nous attachons à la vie
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Re: Abolition de la peine de mort
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Je suis contre la peine de mort car elle est plus inutile qu'autre chose. En plus c'est beaucoup plus glorieux de réinsérer un criminel que de mettre fin à sa vie.

Posté le : 08/10/2012 10:06
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Re: Abolition de la peine de mort
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Sur la peine de mort.
Les humains sont des animaux et en possèdent encore les attributs.
Parmi ceux-ci il y a la violence et le goût de tuer.
Le rôle de la société dont le but est de sauvegarder notre vie commune et de ce fait notre survie, est amené à contrôler et réprimer fermement ces pulsions destructrices;
Il faut noter une certaine inégalité dans ce domaine, les comportements délictueux, punis d'emprisonnement sont commis à plus de 90 % par de hommes, pour 3,8 % par les femmes, et ils tombent, pour les comportements criminels concernant donc la peine de mort à plus de 99% pour les hommes et moins de 0,5% pour les femmes.

Aussi, si pour analyser notre besoin belliqueux du crime, nous allons faire un tour vers la genèse de notre histoire, nous constatons que nous fonctionnons sur deux pôles complémentaires.
D'un côté l'élément féminin de notre espèce dont la vocation est de porter la vie et de la faire grandir.
Et d'autre part l'élément masculin chargé de combattre physiquement la nature et de protéger les vies.
Chacun a reçu pour ce faire une condition physique adéquate :
La femme un corps souple qui se déforme pour accueillir la vie, et une plus grande quantité d' hormones apaisantes (progestérone) qui favorise l'empathie.
L'homme un corps fait pour la force physique et une plus grande quantité d' hormones qui favoriseront l'agressivité (la testostérone).
L'équilibre et la collaboration entre le féminin et le masculin sont par conséquence essentiels à une vie harmonieuse.
Or, à l'âge du fer, le désir masculin de domination a connu un essor brutal, d'où la destruction des divinités anciennes, disparition la déesse mère remplacée par le seul élément masculin, puis création des religions,
L’avènement des religions monothéismes, venues en lieu et place des croyances, est à la fois l'origine et la conséquence qui balaya et détruisit les dieux tutélaires, qui mit à bas le polythéisme mais aussi le chamanisme et son ouverture sur la spiritualité naturelle.
Cette forme draconienne de croyance en se posant en dogme absolu, non seulement a appauvri la quête de savoir mais elle fit beaucoup plus, beaucoup plus dangereux : elle offrait un panthéon uniquement masculin, très éloigné de la réalité biologique de notre espèce et surtout valorisant les valeurs d'une société uniforme qui quitte l'indispensable partenariat équilibrant des deux sexes.
On voit donc naître des sociétés construites sur l'unique vision masculine, et sont à partir de là, portées au pinacle les relations de force, la domination du dieu et des ses représentants masculins sensés lui ressembler, la soumission, la puissance physique, devenue le symbole de la puissance psychique, le goût de la guerre, de la destruction de l'autre la haine du prétendu faible, la haine des autres, la violence, et les guerres.
La civilisation se développe alors à la manière d'un schizophrénie, avec une philosophie moralisante parlant de l'amour de son prochain mais incitant violemment et portant chacun à la guerre sans merci.
Les hommes à ce moment de notre histoire sont désœuvrés, leur fonction première n'est plus requise, les mammouths sont rares, les outils ont remplacés en grande partie leurs muscles, et ils les utilisent maintenant à agresser leurs compagnes, à les soumettre, et à se détruire mutuellement, ils font ceci soutenu et formatés par la philosophie sociale qui est le fruit de ces religions créés pour donner sens et pour justifier ce besoin animal d'agresser en vue de dominer.
A vouloir oublier que les femmes sont aussi soumises à l'effet testostérone et donc à l'expression de la violence, mais freinées par le discours sociétal, et d'autre part a vouloir oublier que les hommes sont soumis à l'effet de leur cerveau et donc à l'émotion et l'humanité, mais là encore freinés, interdits par le discours sociétal, nos cultures préformées, issues des religions ont fabriqués des humains stéréotypés et donc mentalement déformés, déséquilibrés.
Le résultat est visible dans l'histoire du crime, des guerres et aujourd'hui dans la population carcérale composée à 90 % d'hommes et 10 % de femmes.

Quel est le rôle de la peine de mort ?
A-t-elle un effet de prévention ?
Non, et ce non n'est pas l'effet d'une réflexion, ce n'est pas une construction intellectuelle hypothétique, la réponse nous est fourni par le résultat d'observations et de statistiques que notre histoire nous permet.
Si la peine de mort se révèle inopérante sur les comportements criminels, on remarque que a contrario, il semble que la peine de mort dans les pays où elle existe soit plus importante encore.
On constate que la peine capitale traduit d'une part l'expression de la violence institutionnelle de ces sociétés qui tuent et n'offrent que des modèles de violence, mais il y a aussi le gout du défi du délinquant, du besoin de transgression de ces personnes hautement perturbées.
Tout comme si la puissance de l'enjeu donnait son goût au défi jeté par le crime qui devient dans ce cas un exploit, une opposition formelle jouissive.
Pour certain de ces individus il y a un désir morbide de s'auto-détruire un suicide par autorité interposée.
Alors si cela ne sert à rien et ne nous protège pas pourquoi maintenir la peine de mort ?
Est-ce que donc la peine capitale est uniquement le désir de se venger ?
Se venger, c'est aussi satisfaire en nous ce même besoin bestial de détruire l'autre.
Se venger est un besoin que nous éprouvons tous, pour ma part je pense qui si un des miens étaient la victime d'un crime, je souhaiterais tuer à mon tour l'assassin.
Je sais que cette instinct est naturel et puissant mais ce que "mes tripes " décident, mon esprit le conteste, je sais que la vie sociale impose d'abandonner la loi du talion.
Des sociétés (en Amérique précolombienne) ont disparues en raison de tueries en réponse à d'autres tueries. La loi de l'ouest n'est pas viable et détruit le groupe. Il y a donc deux intérêts : celui de l'individu, celui de la collectivité.
Si bien que, si je me livrais à une vengeance personnelle, le rôle de la société serait de me punir, de me dire non.
La vengeance, ne peut être une justification de la peine de mort.
Aux états-unis où la peine de mort est légale, on peut assister à la violence des parents de victimes qui crient leur haine et sont capables de se réjouir d'une mort.
C'est là un spectacle qui donne à penser : ces parents de victimes dont la perte ne sera jamais réparée, les morts ne revivant pas, nous offrent la démonstration qu'elles sont de la même race que les assassins, qu'elles possèdent en elles cette même cruauté, cette même jouissance à tuer.

Quand le gouvernement s'interdit de tuer, il donne un exemple essentiel, il proclame ainsi l'affirmation morale que donner la mort n'est jamais acceptable. C'est la marche vers l'apaisement.
Mais la communauté doit se défendre.
La collectivité doit se protéger par la mise à l'écart des individus pervers ou dangereux. Mais elle a aussi un rôle éducatif qui ne passe pas par la punition, celle-ci à fait la preuve de son inefficacité.
Il faut permette aux hommes qui sont les premières victimes de ces dérapages, d'acquérir des références morales solides, la peur de la punition n'agit que sur les individus dont la construction morale est déjà existante.
Une expérience américaine sur les détenus très violents et de longue durée est très intéressante.
La direction du pénitencier confie à ces criminels l'éducation un chien destiné à un aveugle, d'autres reçoivent un coin de terre à cultiver pour faire pousser des légumes qui seront vendus ou manger dans le pénitencier.
Le résultat est des plus positifs, la transformation inattendue de ces personnes "irrécupérables" est miraculeuse.
La simple relation avec la nature ou un animal, être vivant exempt de jugement, a sur eux un effet thérapeutique qui les transforme.
Ceci confirme bien l'importance de l'environnement et de la relation à l'autre dans le psychisme d'un humain.

Une autre expérience sur le cerveau nous renseigne sur nos comportements:
Des femmes qui étaient très sensibles à des photos de personnes en souffrance ont reçu des piqûres de testostérone. Après ce traitement elles n'éprouvaient plus aucune empathie devant ce même genre d'images.
La nature n'a donc pas prévu que l'individu-guerrier soit aussi perméable à l'émotion de l'autre que la mère-nourricière.
Mais dans la vie sociale les images et les représentations formatives ont accentuer à l'excès les valeurs guerrières. Il est temps de rapprocher les genres et de comprendre que les femmes portent en elles aussi la puissance du combat et les hommes portent en eux aussi la sensibilité humaine., et que réfréner ses dispositions est dangereux.
Les caricatures hyper sexuées, les stéréotypes outrés ont fait, des femmes des victimes, objets faibles, méprisés violés, assassinés, torturés (voir les séries télé actuelles) et ont fait, sur l'autre versant, des hommes, des monstres cruels, assoiffés de puissance, fiers de se livrer à leur instinct animal et qui rempliront à 9O % les prisons et les couloirs de la mort sous toutes les latitudes.
La peine de mort est une vengeance des états qui éliminent ceux qu'ils ont eux-mêmes fabriqués.



En conclusion si nous voulons vivre à côté hommes épanouis, bien construits, si on ne veut plus en faire des petits soldats soumis à leur pulsions primaires, mais qui se développent sur des courants de pensées sains, il faut revoir la création de notre panthéon divin et très vite marier Dieu et Allah avec une femme à part entière.


Je ne retrouve pas ma revue médicale publiant cette expérience dans le cadre de travaux sur le cerveau, alors j'ai juste trouvé ça sur internet.
http://sante.lefigaro.fr/actualite/20 ... ne-favorise-legocentrisme

Posté le : 08/10/2012 14:44
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Re: Abolition de la peine de mort
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Bonjour,
La médecine et les connaissances que nous avons actuellement sur la testostérone expliquent certes un grand nombre de chose, mais les pulsions primaires de vengeance, de mort, de jalousie, de destruction peuvent également fleurir dans le joli cerveau féminin. Cette violence au féminin est cependant plus tabou, plus cachée et suscite d’avantage la pitié ou l’indulgence de la justice. Tout ça pour dire que le déterminisme biologique, la nature profonde et sauvage de l’Homme… Je n’y crois qu’à moitié. Je pense qu’on a toujours le choix de faire souffrir l’autre ou de lui apporter de l’aide ou du réconfort. C’est ce qui fonde notre responsabilité en tant qu’individu face à nos actes. Bien sûr, je ne nie pas l’existence de la maladie mentale… Je trouve juste qu'on a trop recours au discours médical face à ce genre d'abomination.

Quant à ton opinion sur les grandes religions monothéistes, elle t’appartient. Je dirais juste que la religion est aussi pour certains d’un grand soutien moral face aux adversités de la vie. Malheureusement, les humains ont beaucoup déconné autour du dogme.

Quant à la peine de mort, je suis bien évidemment contre, même si certaines affaires judiciaires me révoltent au plus profond. Ce genre de réaction est trop émotionnelle, et il faut s’en prémunir. De toutes façon, je pense que la société française a passé un cap sur cette question, et il parait assez improbable de revenir en arrière.

Par contre se posent pour moi la question de la sortie de prison des grands condamnés. Si en droit français la réclusion criminelle avec perpétuité incompressible existe, elle n’est appliquée qu’aux crimes les plus graves. Dans la plupart des cas, la perpétuité est assurée d’une période de sureté de 22 à 30 ans. Si la plus grande peine que l’on peut infliger à un être humain est de le priver de sa liberté, est-il normal que quelqu’un qui ait tué sorte de prison de son vivant ? Et que se passe-t-il après concrètement ? Que deviennent ces vieux criminels ? Sont-ils médicalement et policièrement suivis ?

Posté le : 09/10/2012 11:44
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Re: Abolition de la peine de mort
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Non, j'ai du mal m'exprimer. Il est évident que TOUTES les femmes ne sont pas de anges et que TOUS les hommes ne sont pas des agresseurs.
En revanche le fait que l'homme et la femme ne produisent pas les mêmes hormones et que cela induit des comportements différents, est indéniable, il ne s'agit plus d'hypothèses ou d’élucubrations scientifiques mais de faits avérés par les observations chimiques récentes.
La femme (reproductrice) a reçu un dosage plus important d'une hormone qui apaise et qui porte à l'empathie(peut-être pour qu'elle ne fracasse pas son nouveau-né quand il braille la nuit ?), L'homme lui (physiquement plus actif) à reçu un dosage plus important d'une hormone qui correspond à son rôle dans notre monde animal. Une hormone qui pousse à l'action et au combat physique.
Hors le rôle de cette hormone peut-être fortement pondéré par l'effet du cerveau, on observe que l'homme intelligent maîtrise mieux ces effets, ( homme, différent de mâle ) en revanche nous évoluons dans une culture judéo chrétienne, et dans toutes ces sociétés du bassin méditerranéen les religions issues du livre, ont majoré gravement ces pulsions, en autorisant et incitant de façon culturelle les hommes à des comportements de suprématie violente, qu'ils paient souvent aujourd'hui.
Ce sont ces religions qui font du déterminisme sexuel.
Elles ont imposé, en s'imposant dans la société, des modèles rigides, elles ont enfermé les personnes dans des déterminismes destructeurs.
On ne peut nier que dans l'éducation on a très longtemps, culturellement, (culture héritées des religions) incité la fille à la passivité (la fille craintive, peureuse et faible, soumise, sournoise un peu conne et vénale ) et que en revanche on incitait (et on continue dans les pays traditionalistes et religieux) le garçon au culte de la démonstration de force (le bon petit soldat qui ne pleure pas comme une fille, et dont l'agressivité fait rire et rassure " ça c'est un vrai garçon !) Et là on a détruit le droit à l'autodétermination de leur liberté individuelle.
Lorsque je parle des religions, je ne parle pas des croyances spirituelles qui sont de la liberté de chacun, mais de l'intrusion politique et sociale des chefs religieux et du dogme qui nous a enfermés. Ces "directeurs de conscience" ont agit en gourou, fascistes de la pensée, ils ont fait beaucoup de mal et ont privé de liberté les esprits humains. du droit à leur vérité.
Les femmes sont ainsi , les hommes comme ça, scission entre les sexes , impossible de bouger les lignes dans ce déterminisme, c'est une violation des esprits qui alimente les univers carcéraux.

D'autre part, les chiffres démontrent que les crimes et délits commis par des femmes choquent beaucoup plus que ceux commis par des hommes, vus comme plus habituels, et ces femmes ne bénéficient d'aucune tolérance, tout au contraire, comme si "leur attitude était contre nature", et il faut noter que ces femmes sont plus sévèrement punies, comme si la réaction commune était de ne pas leur accorder d'excuses.

Je le redis je ne suis pas du tout juge des croyances de chacun dans sa vie spirituelle, mais je serais toujours fermement ennemie des dogmes religieux comme je suis fermement opposée à toutes formes de dictature, quelque en soit la nature, à tous viols de la pensée et que ceci soit fait sous le couvert de la religion ne me rend pas cet autoritarisme plus acceptable ou tolérable.

Maintenant il est vrai que les peines de prisons trop légères qui remettent dehors des personnes dangereuses, qui "ont fini" leur peines parce qu'ils en ont fait la moitié est insupportable. Non, ils ne sont pas suivis, pas surveillés, et ça c'est une carence insupportable. Cela nous mets tous en danger, nous les victimes éventuelles et eux parce qu'ils retombent dan leur dérangement.
Une véritable peine de prison qui leur permettrait de se cultiver, d'évoluer sans présenter de danger pour la société serait souhaitable.




Posté le : 09/10/2012 19:14
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Re: Abolition de la peine de mort
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Mon grand-père paternel était gardien de la paix à Paris et il a fait partie du service d'ordre pour la dernière exécution capitale publique, c'était celle de Weidmann en juin 39. Il a toujours obstinément refusé de me la raconter, alors qu'il a vécu assez longtemps pour me voir devenir adulte.

En revanche, il a consenti (car ce n'était pas un grand bavard) à me raconter comment, en service commandé et sous l'uniforme de la police parisienne, il a contribué à disperser les ligueurs d'extrême-droite place de la Concorde le six février trente-quatre.

Ce sont des choses qui peuvent passer pour insignifiantes ou anecdotiques mais elles ont contribué à faire mon éducation, vis à vis de la peine de mort et de plusieurs autres sujets.

Posté le : 09/10/2012 20:27

Edité par Iktomi sur 27-05-2013 18:54:15
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Re: Abolition de la peine de mort
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Ce que tu dis est fort, la peine de mort n'est pas un sujet de thèse, ce n'est pas une réflexion abstraite, c'est un être humain que l'on tue.
Dès le moment où l'on sait de façon tout à fait indéniable, que cette mort qui fera de nous un assassin, ne nous préservera pas de la folie des assassins passés et à venir, elle ne se justifie plus.
J'ai le souvenir d'avoir ressenti de la haine pour Pompidou, un matin en me réveillant pour aller au lycée, j'ai entendu que Buffet et Bontems (refus de grâce) venaient d'être guillotinés, juste une heure plus tôt, à 2 Kms de mon lit où je dormais.. Je serrais le corps de mon Rodolphe et de ma Cléo pour qu'ils n'aient pas froid en gardant en tête cette image qui était collée à mon cerveau, un corps d'homme chaud et vivant et une tête dans un panier. J'en ai vomi le midi à la cantine.
C'était le 29 Novembre 1972.
Pourquoi ?Etait-ce vraiment nécessaire ? NON;

Posté le : 09/10/2012 21:24
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Re: Abolition de la peine de mort
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Je suis totalement contre! Sous prétexte qu'il (ou elle ) a tué quelqu'un, on doit lui rendre la pareille ? Donc, si je comprends bien ceux qui sont pour, si un jour on vous vole, vous irez leurs volez quelque chose en retour? Enfin, je respecte les personnes pour, mais j'ai du mal.

Posté le : 06/01/2013 16:17
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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