| A + A -
Connexion     
 + Créer un compte ?
Rejoignez notre cercle de poetes et d'auteurs anonymes. Lisez ou publiez en ligne
Afficher/Cacher la colonne
Accueil >> newbb >> Défi Nouveau. [Les Forums - Défis et concours]

Parcourir ce sujet :   1 Utilisateur(s) anonymes



« 1 (2) 3 4 »


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
23/10/2013 18:00
Messages: 1480
Niveau : 32; EXP : 86
HP : 159 / 796
MP : 493 / 15631
Hors Ligne
Je vous encourage tous donc à continuer de rechercher dans ce domaine. Comme je l'ai dit, je suis très curieux à ce sujet. Pour vous le prouver, je vous laisse ici, une copie de la première page de mon Journal où je confie ma vie. Voici.

Mon histoire commença il y a longtemps.
À cette époque l'amour ne m'avait pas encore fait pleurer mais ne me faisait déjà plus rire. Ce sujet m'avait mystérieusement rendu sérieux. Subitement, au lieu de me faire battre le cœur, voilà qu'il me faisait me frapper le front. Il ne s'agissait pas là d'un exercice mental qui consistât à me protéger contre le feu qu'à mon jeune âge la Nature allumait dans mes veines, mais d'une activité intellectuelle. Mon but était de comprendre le phénomène qui provoque au printemps l'invasion des jardins publics par ces créatures liées par les bras, soudées par les lèvres et faisant de la température.
Je voulais étudier théoriquement l'amour au lieu d'en faire l'expérience. Je voulais en démêler le sens au delà des sens. Je voulais en étudier le fond car j'avais acquis la certitude qu'il s'y cachait un secret que j'étais capable de découvrir.
Je me mis au travail, l'esprit échauffé, le cœur ardent et froid. La tête penchée sur le grand lit où dormait Célimène, Rachelle ou Magali, je murmurais en moi ces doux vers de Rimbaud :
Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale…
J'allais chercher l'amour partout où il se cachait. Dans les plus noirs recoins, j'allais le dénicher pour le disséquer. Après chaque expérience je réfléchissais déjà à celle qui devait suivre et ne vivais dès lors que dans l'attente de la suivante, toujours à la recherche du secret qui m'obsédait.

Posté le : 11/05/2014 18:33
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Modérateur
Inscrit:
21/03/2013 20:08
De Belgique
Messages: 3218
Niveau : 44; EXP : 15
HP : 215 / 1078
MP : 1072 / 23035
Hors Ligne
Cher Exem, n'est-ce pas le journal de Casanova que tu nous livres ici ? Ah, non, il était trop chaud lui, contrairement à ton personnage. Un Indiana Jones alors, "à la recherche de l'Amour perdu". Sa quête n'est pas terminée...

Que ces femmes ont de la chance qu'on leur susure à l'oreille des vers de Rimbaud. Je me porte volontaire si tu cherches des cobayes.

Merci Exem

Ton défi nous inspire, tu vois.

Couscous

Posté le : 11/05/2014 19:24
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Modérateur
Inscrit:
21/03/2013 20:08
De Belgique
Messages: 3218
Niveau : 44; EXP : 15
HP : 215 / 1078
MP : 1072 / 23035
Hors Ligne
Véritable Amour, où es-tu ?
Aujourd’hui, nous sommes le dimanche onze mai. Le temps hésite entre mouiller les parapluies ou réchauffer les épaules des badauds. Lucile décide de prendre le risque de subir l’indécision de la météo pour une balade dans sa ville natale. Cette dernière est de taille modeste et son nom ne fait pas les gros titres des quotidiens nationaux. Les habitants y coulent des jours paisibles, loin des turpitudes des grandes cités.

La jeune femme aux longs cheveux bruns laisse ses pas choisir son errance, sa tête préférant des rêvasseries existentielles. En effet, ce matin, une publicité intrusive sur un de ses sites internet préférés titrait « Connaissez-vous le Véritable Amour ? ». Elle n’avait évidemment pas suivi le lien qui l’aurait amenée sur un autre site, ultra commercial, menaçant d’envahir silencieusement son ordinateur de cookies et autres virus malveillants. Mais cette simple question lui trotte depuis dans la tête. Où trouver la réponse, pour autant qu’elle existe ?

Lucile parvient au niveau d’une ruelle ombragée d’où des petits bruits lui parviennent. Elle ne peut s’empêcher de s’arrêter, curieuse, et découvre un jeune couple d’adolescents. Le garçon presse contre lui une jeune demoiselle, en lui triturant vigoureusement le fessier jeune et rebondi. Leurs baisers sont enflammés et pleins de vigueur. Une certaine tension est palpable dans la pénombre protectrice. Lucile se rappelle de son premier amour. Il s’appelait Alain et elle était follement amoureuse de lui. Lorsqu’il s’était rapproché d’elle, elle n’a pu lui résister et accepta de lui offrir sa virginité, persuadée d’avoir trouvé son grand amour, celui de toute une vie. Mais les sentiments qui les liaient ne furent pas longtemps réciproques et Alain se détourna d’elle, la laissant dans le plus grand désarroi. Non, il n’était pas là son Véritable Amour ! Et pas non plus dans le suivant, un certain François. Après quelques mois de vie commune, il a pris ses valises pour retourner chez Maman. C’était il y a à peine trois semaines.

Plus loin elle croise deux femmes d’une trentaine d’années, attablées à la terrasse d’un café. Lucile remarque leurs regards complices et un air de famille flagrant entre elles, sûrement deux sœurs qui se retrouvent. Leur conversation est enjouée, leurs rires partent à l’unisson. Elles ont dans le regard une complicité qui permet une compréhension de l’autre, même à demi-mot. Lucile repense à son frère avec qui elle n’a plus de contact depuis plus d’un an. À la mort de leurs parents, il est parti vivre en Angleterre, coupant tous les ponts avec les membres de sa famille et laissant sa petite sœur, orpheline et fille unique. Non, décidément pas de Véritable Amour au niveau fraternel en ce qui la concerne.

Lucile atteint le parc. Elle y remarque un couple âgé. Le mari tient fermement le bras de sa femme tout en l’aidant à s’installer sur le banc faisant face au lac sur lequel glissent de grands cygnes blancs et des canards col-vert. Entre deux jets de pain rassis, le couple aux visages burinés par les années échange des regards et des sourires. Ils cultivent sûrement le secret espoir de partir ensemble, main dans la main, pour leur dernier voyage, afin d’éviter que l’autre ne souffre, seul, de la perte de sa moitié. Ces années de vie commune ont forgé des ressemblances physiques entre ces deux êtres pourtant différents, créant une véritable osmose. Est-il là le Véritable Amour ? Dans cette fusion, cet échange, ce partage de deux vies ? Lucile est trop jeune pour le savoir. Un jour peut-être….

Elle s’assied finalement sur un banc, à l’ombre d’un saule centenaire dont les branches tombantes bruissent sous l’effet du vent printanier et semblant former un abri à la jeune femme. Celle-ci pose ses mains sur son ventre. Lucile ressent soudain un sentiment très fort l’envahir, comme si l’Amour enflammait son corps tout entier, se faufilant dans les moindres recoins et embrasant jusqu’à son âme. Provient-il de l’enfant qui grandit en elle ? Où est-ce son potentiel d’Amour qui se développe avec lui ? C’est la fête des mères aujourd’hui et ce n’est sûrement pas anodin. En tout cas, le voilà ! Elle l’a trouvé et ressenti ce Véritable Amour, celui qui fait vibrer le monde, redonne l’espoir aux délaissés, réunit les hommes et les femmes, apaisent les souffrances et guérit les cœurs malmenés comme le sien. Tel un caméléon, il peut revêtir plusieurs formes. À chacun d’entre nous de le reconnaître. Il caractérise notre nature la plus profonde et est intrinsèque à notre condition de vivant. C’est la musique qui harmonise nos existences, nos cœurs et nos âmes en leur redonnant le véritable sens de la Vie.

Posté le : 11/05/2014 19:25
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
14/03/2014 18:40
De Paris
Messages: 1106
Niveau : 29; EXP : 19
HP : 0 / 704
MP : 368 / 13033
Hors Ligne
Jolie histoire couscous, tu as fait le tour de la question de façon apaisante.

Posté le : 11/05/2014 19:51
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
14/03/2014 18:40
De Paris
Messages: 1106
Niveau : 29; EXP : 19
HP : 0 / 704
MP : 368 / 13033
Hors Ligne
La suite, EXEM, car je crois que nous aurons du mal à en rester là après un tel début.

Posté le : 11/05/2014 19:52
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Semi pro
Inscrit:
16/04/2014 23:11
De France, enfin, je crois
Messages: 135
Niveau : 10; EXP : 66
HP : 0 / 241
MP : 45 / 4404
Hors Ligne
Bonjour, à tous.
Arielle, je ne m'attendais vraiment pas à cela, pari réussi haut la main pour m'avoir fait une telle surprise.
Donald, que de rires là-dedans, une sorte de petite fable succulente.
Exem, j'adore ton texte, vivement la suite.
Couscous, belle réflexion et je trouve que la fin est très bien trouvée.

Bon maintenant, à moi. J'ai écrit un petit texte, surement pas mon meilleur, mais j'ai un peu la flemme d'en écrire un autre alors voilà (je sais, quel défaut que la paresse, mais bon...). Le voici donc. Je ne sais pas vraiment s'il répondra à la question d'Exem, mais il en pose une certaine base en tout cas.


Le Double


Joseph Blixt regardait une fois de plus les vieilles photographies froissées de son portefeuille. Ecornés, ternes, ces portraits signifiaient encore trop pour les abandonner au fond d’un tiroir. Il voulait encore la serrer dans ses bras, juste une dernière fois ; il voulait encore se lover contre elle, là, sur ce lit, sur ces draps plissés ; leur fille surgirait et ils gémiraient, un gémissement de bonheur absolu, de rêve accompli. Certes, cette scénette matinale pouvait sembler banale, stéréotypée, mais c’était ce qu’il voulait, ce qu’il désirait plus que tout en ce triste instant. « Terminus, crachota la radio du conducteur. ». Il replia pour la millième fois ses souvenirs et déplia son corps las. Il pouvait déjà sentir l’odeur putride de la décharge à quelques centaines de mètres plus loin ; l’été touchait à sa fin et, malgré les nombreuses averses, la chaleur amplifiait terriblement ces immondes effluves.
La gare routière était morne, balayée par des courants austères, écrasé par un ciel grisâtre, et il s’abrita dans une vieille cabine téléphonique. Il décrocha le combiné et composa ce numéro qu’il connaissait si bien, qui avait hanté ses jours et ses nuits. « Salut, c’est moi. Euh, je vois que tu n’es pas à la maison, enfin chez toi. Je t’appelle parce que… je cherche un vieux… tableau et je me disais qu’il devait être dans tes cartons. C’était juste pour savoir si je pouvais passer regarder si tu l’avais dans le grenier, cette semaine ou la semaine prochaine. Appelle-moi ce soir ou sinon, je te rappellerai dans la semaine ». Avant même d’avoir raccroché, l’émotion le submergea. L’âpre réminiscence était toujours aussi douloureuse et, malgré l’année qui s’était écoulée, Joseph n’avait pas encore retrouvé l’espoir d’être heureux à nouveau. Il se retenait de crier toute sa douleur, sa peine accumulée et jamais exprimée, mais, comme à son habitude, il se contenta d’esquisser une grimace.

Joseph Blixt avait enfilé sa tenue de travail et s’apprêtait à monter dans sa pelleteuse lorsqu’il fut arrêté par son supérieur et sa voix grave. « Blixt ! Blixt ! Viens un peu par-là. ». Il se retourna et aperçut une silhouette auprès de son patron, une femme dont le visage lui était familier mais la fine bruine lui empêchait de discerner ses traits. A chaque pas, chaque fois que ses bottes s’enfonçaient dans la boue, son cœur se déchirait un peu plus. Il la distinguait désormais parfaitement. Elle avait le même visage que celui de son ex-femme. « Joseph, je te présente Rooney Kramer, c’est elle qui va me remplacer quand je vais partir à la retraite. Et, Rooney, voici Joseph, le plus jeune et le plus fidèle travailleur de la décharge. ». Il retira son casque et lui serra la main. Il avait du mal à soutenir son regard, ses yeux qu’il avait tant aimés, mais il ne pouvait se résoudre à ne pas la contempler.
Elle était plus jeune que lui, peut-être vingt-deux ou vingt-cinq ans et elle lui rappelait l’époque où elle l’aimait encore, quand elle était tombé en ceinte et qu’elle lui avait dit : « Je t’aimerais à jamais. ». Elle était censée ne jamais lui mentir et, pourtant, tous ces « Tout ira bien », tous ces « Je t’aime » étaient devenus mensonges avec le temps. « Parfois, les relations échouent, aimait-il se répéter. Ce n’est la faute de personne, ni la tienne, ni la sienne, vous n’étiez juste pas faits pour vous aimer. ».

Joseph s’était avachi au fond du bus et regardait tristement l’au-dehors d’un œil absent lorsqu’il aperçut une silhouette montée, la fameuse silhouette de mademoiselle Kramer. Elle monta mais ne le remarqua pas, et s’assit à l’avant. Elle ne portait plus l’immonde gilet fluo de la décharge vers une simple robe blanchâtre surmontée d’un imper. « Elle lui ressemble trait pour trait, murmura Joseph. ».
Elle sortit un vieux livre aux pages jaunies de son sac et se mit à le feuilleter délicatement, pages après pages. Après de longues minutes, elle s’arrêta et se mit à le lire. Joseph se plongea dans ses yeux et reconnu les mêmes expressions que chez sa femme : ces pupilles, ces sourcils, tout correspondait parfaitement. Une idée absurde traversa alors son esprit : « Peut-être qu’elle m’aimera, elle. Non, elle… Ce sont deux personnes différentes, pourquoi est-ce que je ne peux pas l’accepter ? ».
Les stations défilèrent et Joseph ne pouvait détourner son regard de la jeune femme. Il ne descendit pas à son arrêt et continua de l’admirer encore et encore. Après une dizaine de stations, il fut trop tard : il s’était épris d’elle. Une fois de plus, il aimait et se persuadait qu’un jour, elle l’aimerait à son tour. La folie pris peu à peu possession de son esprit, et, lorsqu’elle descendit, il se mit à la suivre dans les rues bondées du centre-ville.

Il se posta à une dizaine de mètres d’elle et ne la quitta plus. Elle marchait d’un pas gracieux, élancé, le dos droit mais laissait souvent divaguer ses yeux sur les vitrines scintillantes de magasins. « Exactement comme elle, pensa-t-il. ».
Peut-être que Joseph se persuadait de la ressemblance ; peut-être qu’en ce triste jour, il s’obstinait à retrouver sa femme, à un tel point, qu’il la voyait en cette demoiselle, cette Rooney Kramer qui n’était qu’une vague représentation de celle qui l’avait aimée. Mais, Joseph avait besoin d’aimer, avait besoin de ne plus être, l’espace d’une journée, cet homme seul et délaissé. Joseph voulait retrouver sa vie d’avant.
Finalement, Rooney s’arrêta devant une maigre maisonnette et sonna à la porte. Joseph s’attendait à voir les parents de la jeune femme, ou qui sait, peut-être lui-même. Oui, il voulait apercevoir son reflet derrière la porte, apercevoir le couple qu’ils avaient été. Mais ce fut un homme bien différent de notre héros qui parut. « Quelle sotte, j’avais encore oubliée mes clefs ! ». L’homme embrassa Rooney et Joseph repartit dans la foule sans se faire repérer.

Il rentra dans une cabine téléphonique et, une fois de plus, composa le numéro. Le répondeur se fit entendre : « Salut, c’est encore moi. Je voulais savoir si… Non, en fait, je voulais te dire que je t’aime. Tu es la seule que je n’aimerais jamais ! Tu es mon âme sœur ! Et peut-être que je ne suis pas la tienne, mais je deviens fou sans toi ! Je vois ton visage partout… Pourquoi est-ce que tu ne m’aimes plus ? Ne peux-tu plus m’aimer comme avant ? Juste pour le reste de notre vie. Le temps d’une vie ! Ce n’est si long que cela. Jusqu’à ce qu’on soit sénile ou mort. Même avant si tu le veux ! Je te laisserai mourir avant si tu veux ; mais, peux-tu m’aimer encore une seconde ? Juste une seconde. ». Une voix mécanique lui demanda s’il voulait modifier son message et il décida de l’effacer.

Posté le : 12/05/2014 17:59
_________________
Le soleil n'est qu'une étoile du matin.
H.D Thoreau
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Modérateur
Inscrit:
21/03/2013 20:08
De Belgique
Messages: 3218
Niveau : 44; EXP : 15
HP : 215 / 1078
MP : 1072 / 23035
Hors Ligne
Alexis, ton texte est prenant et ta façon de présenter cet homme et son parcourt m'a émue. L"idée de croiser une sorte de double de son amour déchu est bien trouvée et pimente l'histoire. Je me demandais comment tu allais terminer. Une fin très réelle.

Merci

Posté le : 12/05/2014 18:09
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
06/08/2013 20:30
De Le Havre
Messages: 805
Niveau : 25; EXP : 53
HP : 0 / 613
MP : 268 / 12419
Hors Ligne
Clotilde tuerait-elle par amour ? A creuser, avec une grande pelle !!

Posté le : 12/05/2014 18:23
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
06/08/2013 20:30
De Le Havre
Messages: 805
Niveau : 25; EXP : 53
HP : 0 / 613
MP : 268 / 12419
Hors Ligne
Quelle tristesse ! Il a dû se tromper dans ses calculs ce n'est pas possible. Belle prouesse en tout cas, de passer par les maths, et de faire une démonstration sur l'amour. Bravo !

Posté le : 12/05/2014 18:27
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer


Re: Défi Nouveau.
Plume d'Or
Inscrit:
06/08/2013 20:30
De Le Havre
Messages: 805
Niveau : 25; EXP : 53
HP : 0 / 613
MP : 268 / 12419
Hors Ligne
Merci EXEM, je fais de mon mieux, mais je ne crois pas avoir beaucoup de talent, "j'ai de l'idée", comme aurait dit ma mère.

Posté le : 12/05/2014 18:29
Transférer la contribution vers d'autres applications Transférer



 Haut   Précédent   Suivant
« 1 (2) 3 4 »




[Recherche avancée]


Mes préférences



Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

Connexion
Identifiant :

Mot de passe :

Se souvenir de moi



Mot de passe perdu ?

Inscrivez-vous !
Partenaires
Sont en ligne
47 Personne(s) en ligne (38 Personne(s) connectée(s) sur Les Forums)

Utilisateur(s): 0
Invité(s): 47

Plus ...