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Accueil >> newbb >> Défi du 18 avril 2015 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 18 avril 2015
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Chers amis,

Je n'ai pas encore eu le temps de savourer vos productions dans le cadre du défi de samedi dernier en raison d'une prise de vacances dans votre beau pays.

Mais mon sejour m'a donné une idée. Jevous propose d'écrire sur "Cauchemar à l'hôtel". Vous arrivez sur votre lieu de vacances mais les choses ne se passent pas toujours de manière idéale dans l'hôtel où vous logez. Racontez-nous cela...

A vos plumes !

Bises

Couscous

Posté le : 18/04/2015 07:24
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Hôtel des trois canards, en ville de Guéret
Il y a des endroits plus gais, plus guillerets
Mais le boulot commande et j’avais tôt matin
Demain un Rendez vous, avec du haut fretin.

C’est le bien triste sort des pauvres commerciaux,
Qui couche à l’hôtel, et dînent au resto,
Épiçant leurs soirées avec quelques rencontres
De blondes à gros cerveaux, qui au lit en font montre …

Nulle n’envie en ce lieu, de faire pleurer Margot,
Juste un besoin utile de faire tair’ les ragots,
Qui laissent à penser qu’une vie sur les routes
Est chose fort aisée pour y gagner sa croûte.

Aussi, j’arrive donc dans cet hôtel sordide,
Sans idée préconçue, naïf, un peu candide,
Ne me doutant en rien, que je serai victime,
De mon physique de star, la perfection ultime !!!

(C’est juste pour la rime, j’aurai juste voulu mettre: parfait..)

A l’ instant où j’allais monter dans l’ascenseur,
Une blonde incendiaire aux replets suspenseurs
Se jette à mes cotés et m’annonce lascive,
Met toi tout nu, pour toi, je serai érosive.

La peur m’ayant saisie, dés lors je m’exécute,
Il n’était pas question de taper la discute,
D’autant plus qu’elle ajoute, cette impie, cette infâme
Maintenant prouve moi que je suis une femme !!

N’ayant pas d’autres choix que celui qu’elle offrait
Dans cette proposition, dés lors je m’engouffrai,
En lui disant : va donc laver mes vêtements
C’est dans cette action là, qu’une femme l’est vraiment !!!

(c’est une boutade pour la rime........,elle font aussi la vaisselle, le ménage...!!!)



PS:Pour conclure ce poème douteux, dont je reconnais un soupçon de misogynie, (mais pour faire un bon mot je renierai, même ma famille !!), un pensée de Guitry :

"J'accepterais l’égalité des sexes le jour ou les femmes accepterons
d’être chauve et de trouver ça distingue."

Mais au final, je vous aime L’Oréennes !!!!!!!


Posté le : 18/04/2015 09:16
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Titi
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Kjtiti,

Je commence à te connaître et ta misogynie n'est qu'une façade. Serais-ce ainsi que tu as rencontré Mme Titi ? Non, je pense qu'elle serait partie en courant (une fois les portes de l'ascenseur ouvertes bien sûr).

Merci Mr Perfection Ultime, toutes les loréennes sont à tes pieds, pour laver ton linge...

Couscous

Posté le : 18/04/2015 20:05
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Couscous de passage à Bourges ……. !!!!

La prochaine fois pousse un peu plus loin, à 1 heure de route au nord ouest de la capitale Berruyère, tu trouveras une cité, située en bords de Loire, ou réside un pseudo poète qui te fera visiter la cité de St Martin ainsi que sa cave troglodytique, ou il te fera déguster : andouillettes au Vouvray grillées au feu de bois, rillettes de Tours et nougat éponyme !!

Quelques indices pour dénommer ce poète au rabais : chaque semaine il s’évertue répondre au défi de la semaine en essayant d’être drôle avec plus ou moins de réussite, mais tellement de persévérance, que ses écarts d’écriture lui sont, le plus souvent, pardonnés grâce à un excès de mansuétude de la part des abonnés au défi !!! !!




Pas facile. de résoudre cette énigme,,je te le concède!!!!!!!!


Un indice:il signe ses messages d'un. '':Amitiés de Touraine''

Posté le : 19/04/2015 08:44
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Titi
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Voici mes péripéties familiales de cette semaine :


Après sept heures de route, nous voici arrivés devant l’hôtel situé sur la côte atlantique, dans le pays de la Loire. Notre choix s’était d’abord porté sur un autre établissement mais ce dernier était complet au moment de le réserver. L’agence de voyage nous a finalement dégoté cet établissement doté d’un spa et d’un casino, le seul de la ville. Le casino ne risque pas de m’attirer car, dans mon métier, je constate parfois les ravages que l’addiction aux jeux d’argent génère. Donc, « Vade Retro Casinos ! ». Quant au spa, il est noté sur les vouchers qu’il est réservé aux plus de seize ans. Il n’y aurait donc que notre aîné qui pourrait prétendre s’y mouiller les orteils, et plus si affinités. Je suis le parcours fléché qui nous amène à l’entrée du garage souterrain. Celle-ci est peu large et il me faut effectuer quelques manœuvres afin de ne pas prendre le muret. Non pas que je m’inquiète pour celui-ci qui, apparemment est le cauchemar des automobilistes, mais plutôt pour ma voiture qui perdrait toute sa superbe avec un pare-chocs défoncé et griffé. Et que dire de mes oreilles qui entendraient mon chéri me reprocher mon manque de prudence pendant de longues semaines. Après une longue hésitation pour choisir la place la plus sûre : pas à côté d’un poteau, pas près des chemins, ni trop à côté d’un autre véhicule (oui, c’est très compliqué avec mon cher et tendre), nous montons à la réception.

La réceptionniste est une grande jeune femme, ressemblant étrangement à ma petite cousine qui possède des origines bretonnes. Elle nous remet les cartes magnétiques de notre chambre, la 420, ainsi qu’un petit topo sur le petit déjeuner et le spa. J’apprends que si nous voulons en profiter, il faudra débourser pas moins de vingt euros ! Le spa ne me verra pas plus que le casino. Nous recevons par ailleurs deux tickets d’une valeur d’un euro cinquante chacun pour aller chatouiller les machines à sous. Pousser ainsi à la consommation, ce n’est pas très joli !

Nous montons donc au quatrième étage et découvrons la chambre avec vue sur l’océan. La pièce compte un lit double et un canapé-lit pour une personne. Or, nous sommes cinq ! La réservation faisait état d’une chambre double. Nous tentons donc d’ouvrir les portes qui mènent à des chambres adjacentes mais elles sont verrouillées. Je descends donc voir la réceptionniste qui me dit venir régler le problème dès que sa collègue reviendra de sa pause cigarette. Ah mais je l’ai vue car le fumoir est posté juste à l’entrée du garage. Dix minutes plus tard (c’était certainement une 100’s la cigarette ou alors un cigare cubain !), elle arrive, se confondant en excuses et expliquant que c’était un oubli de la femme de ménage. Nous découvrons donc une seconde pièce comportant deux lits simples, une seconde salle de bain et toilette. Il n’y aura donc pas de bagarre le matin pour être le premier sur le trône ou sous la douche !

Pendant que je commence à installer le campement en déballant mes nombreuses valises multicolores, un bruit sourd me fait sursauter et j’entends « Le plafond est tombé ! ». La phrase me paraît totalement incongrue dans un hôtel trois étoiles. Mais je ne peux que constater, incrédule, que le faux plafond du couloir de la seconde chambre git au sol, laissant la soufflerie de la climatisation (il y a tout de même la clim’ !) à nu. Le spectacle est assez déroutant. Après une crise d’un rire nerveux, je décide de téléphoner à la réception car je n’ai plus envie de descendre une seconde fois. J’expose le « problème » à mon amie la réceptionniste (oui, à force cela crée des liens) qui paraît effarée et demande si personne n’est blessé. En effet, il est judicieux de savoir s’il faut appeler l’ambulance avant la maintenance ! Je la rassure, nous sommes tous indemnes. Les belges ont la tête dure. Nous comprenons maintenant la crainte des gaulois de voir le ciel leur tomber sur la tête. Elle me dit qu’elle prévient le service technique. Je m’attends donc à voir débarquer un ou deux gars avec des barrières Nadar et nous condamner l’accès à la salle de bain et la toilette. Mais non, c’est la réceptionniste (toujours la même !) qui vient frapper à la porte. Elle ne peut que se décomposer devant l’ampleur des dégâts. Elle me remet de nouvelles cartes magnétiques en expliquant que la direction a décidé de nous surclasser pour s’excuser de cet imprévu.

Je remballe mon matériel et nous partons pour la chambre 502 qui est plus grande et est pourvue d’une jolie terrasse. Nous en faisons le tour, vérifions tous les plafonds. Il y a quelques boulons rouillés qui traînent sur le bord de la terrasse. Je me demande d’où ils peuvent bien venir et prie pour qu’ils ne soient pas essentiels à la tenue de quelque chose qui pourrait nous tomber dessus !

Nous partons nous balader au bord de l’océan pour nous remettre de nos émotions et inaugurer notre cerf-volant. Le vent est fort et la plage est pleine de personnes pratiquant des sports comme le kitesurf sur roues (je suis désolée mais je ne connais pas le terme exact) ou du char à voile. Bien sûr notre cerf-volant n’est pas le seul dans le ciel bleu de la côte atlantique.

À notre retour dans la chambre, nous découvrons une enveloppe couleur bordeaux avec ces mots :

« Madame, Monsieur,
Afin de nous excuser du désagrément survenu en chambre 420, j’ai le plaisir de vous offrir 5 menus au restaurant Le Cap grâce au bon cadeau ci-joint.
Bien cordialement ».

Et c’est signé par la chef de réception, une certaine Virginie.
Nous qui étions justement à la recherche de quelque pitance pour assouvir nos ventres affamés par l’air marin et qui envisagions de sauter dans le premier kebab du coin, nous sommes conviés à un repas gastronomique aux frais de la princesse. En repartant dans le sous-sol pour aller chercher quelques affaires manquantes, mon regard est attiré vers des panneaux attachés par du scotch et qui cachent un trou dans le plafond du couloir. Ils ont vraiment un problème ici !

À l’heure convenue, nous sommes installés à une table face à l’océan et le menu nous est remis. Les appellations des plats nous laissent assez perplexes. Nous optons donc un peu au hasard. La cuisson des viandes nous est demandée. Mon mari ne jure que par le bien cuit. Sa pièce de bœuf est pourtant rosée mais tant pis, tout est délicieux. À la caisse, on me réclame 160 euros ! Je remets mon bon cadeau et effectue un rapide calcul mental. En effet, le bon fait état d’une valeur de 120 euros. Cela signifie que les boissons coûtent 40 euros ! C’est cher payé pour une Badoit d’un litre et deux Fanta (pardon pour les marques mais je suis sponsorisée.). Après recalcul, on nous a compté deux fois le menu enfant et je m’en sors avec onze euros.

Le lendemain, nous entrons dans la salle du petit déjeuner. Ma copine réceptionniste me salue, me demande si tout s’est bien passé ensuite, avant de pouffer légèrement de rire. Je la rassure en rigolant à mon tour. Nos ventres remplis, au bord de l’explosion, nous nous mettons en route afin de visiter les environs mais la porte du garage qui est censée rester ouverte, d’après la réceptionniste, est close. Nous avons beau appuyer sur tous les boutons d’une vieille borne, rien ne se passe. Nous interpellons une femme de ménage qui passe par là (bien que cette dernière ait plus l’habitude de repasser…). Elle vient voir le problème et nous dit qu’elle revient avec du « matériel ». J’imagine qu’il doit y avoir une télécommande qui permet d’ouvrir la porte. Mais non ! Elle ramène un balai pour appuyer avec le bout du manche sur un bouton déclencheur situé sur une boîte fixée sur le plafond du garage. Quand je vous dis qu’ils ont problème avec les plafonds !

Le matin du dernier jour, le réceptionniste (tiens ma copine doit être de repos.) me demande comment s’est déroulé notre séjour. Je lui réponds que tout s’est bien passé malgré le petit problème à l’arrivée. Il est tout à fait au courant et m’assure que cela n’est nullement habituel chez eux (je l’espère !). Je m’attends à ce que l’on me réclame la fameuse taxe de séjour mais apparemment, elle n’est pas due. Dernier cadeau de la maison pour s’assurer que nous reviendrons un jour ?

Ce séjour à Saint Brévin restera dans nos mémoires et nous fera rire à chaque évocation.


Posté le : 19/04/2015 19:14
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Chère Couscous,

Ton défi m'a inspiré car tout comme toi, j'avais une historie vécue à raconter au sujet de "cauchemars" en hôtels restaurants.
J'ai appelé mon histoire vécue : "pourrons nous réellement déjeuner?
Je l'ai un peu retravaillé mais la scène du repas est réelle.

Cette année-là, pendant le week end du 14 juillet, je me décide à faire l’ascension d’une montagne que je n’avais encore jamais faite, le Pic Canigou dans les Pyrénées 0rientales, avec le désir de pouvoir admirer, par beau temps, sans doute la plus belle vue sur la Méditerranée. Je règle tous les détails de mon séjour que je partage avec la dame de mes pensées, ma femme. Je me dis qu’après l’effort de l’ascension, il nous faudra le réconfort d’une chambre confortable et de bons repas. Aussi je me décide à réserver une chambre pour la nuit du 15 au 16 juillet, dans un hôtel restaurant trois étoiles de Vernet Les Bains, au pied du Canigou.

Nous décidons de passer la journée du 14 juillet dans un lieu exceptionnel, au pied du Pic, l’abbaye de Saint Martin-du-Canigou, cadre sauvage et éblouissant, entouré de falaises et de canyons. Dans les faits, cette journée est consacrée au sommeil car nous entreprenons l’ascension du Pic Canigou pendant la nuit.
La nuit est longue avant d’atteindre le sommet du pic, en passant par le col de Segates et le refuge Arago. L’aboutissement de notre périple est un enchantement, avec le lever de soleil sur la Méditerranée. Nous croyons entrapercevoir Marseille. La roche, les quelques rares fleurs, le ciel bleu de l’aube et la terre chantent nos émois.

Le matin du 15 juillet, la descente du pic est périlleuse. Nous récupérons notre voiture à l’abbaye Saint Martin, et, épuisés, nous décidons de déposer nos affaires à l’hôtel et d’y déjeuner.
Si l’ascension du Pic Canigou fut une aventure, ce déjeuner en est une autre, d’une autre nature.
A treize heures, nous nous installons sur la terrasse, à une table, sous une pergola, avec un point de vue somptueux sur les montagnes pyrénéennes, parmi lesquelles nous croyons distinguer le Pic Canigou, sans certitude.
Le maître d’hôtel nous apporte la carte, bien modeste à notre goût, avec une offre limitée.
Malgré cela, avec une grande prudence, nous retenons, l’un et l’autre, la même entrée, une salade composée aux noix de Saint Jacques et un lapin à la tapenade. Nous optons pour une eau minérale d’Arcens et deux verres de Petit Chablis.
Le Maître d’Hôtel arrive à notre table :

- Madame, Monsieur, avez vous fait votre choix ?

Ma femme répond oui de la tête et je passe donc commande de ce que nous avions retenu. Nous voyons le maître d’hôtel devenir gêné. Il nous dit :

- Nous n’avons plus de noix de Saint Jacques ; mais soyez rassurés, nous avons bien de la salade composée !
- -Je le suis, lui répondis-je. Pensez vous qu’il serait possible de nous ajouter des œufs durs, qui ne semblent pas prévus dans la salade composée de votre carte, car nous avons une grande faim. Nous venons de faire l’ascension du mont Canigou.
- Ah, je suis désolé, Madame, Monsieur, nous n’avons plus d’œufs.
- Nous prendrons donc la salade composée sans œufs.
- Et pour la suite, que pensez vous prendre, nous demande le maître d’hôtel.
- Nous avons pris le même plat, ma femme et moi, un lapin à la tapenade.
- Je suis vraiment désolé,…Il vous faudra patienter car nous attendons une livraison de lapins et nous n’avons aucun lapin en cours de cuisson.
- Ah quelle heure pensez vous que vos lapins arriveront dans vos marmites. Rassurez moi, ils ne sont pas encore dans la garenne, à moins que cela ne soit dans la garigue !

Le maître d’hôtel s’éloigne un peu fâché et court dans la cuisine sans doute pour vérifier l’arrivée desdits lapins.
- Jacques, tu n’as pas été très gentil avec lui. Tu as été ironique, me dit ma femme.
- Reconnais que c’est déroutant de proposer des produits sur une carte et de ne pas être en capacité de nous les servir !

On entend alors des invectives venir de la cuisine. Au milieu de quelques injures à base de noms d’oiseaux, nous comprenons qu’aucun lapin ne viendra. Je vous avouerai volontiers que nous avons songé, à ce moment, prendre la poudre d’escampette. Le retour du maître d’hôtel eut raison de notre indécision.

Il revient à notre table :
- Je crois préférable que vous choisissiez un autre plat !
- Eh bien, nous avons repéré sur votre carte un poulet au curry. Nous prendrons l’un et l’autre, ce plat.

Le maître d’hôtel le note sur son carnet de prise de commande. Nous le trouvons soucieux, sans nous inquiéter davantage.
Nous sommes rassurés car nous voyons nos deux salades composées arriver ainsi que notre eau minérale, mais sans le chablis. Nous décidons de ne pas insister au sujet du chablis.
L’appétit a raison de nous et nous nous jetons sur les deux salades. Alors qu’elles n’étaient pas encore tout à fait terminées, le maître d’hôtel revient vers nous et nous annonce qu’il n’y aura pas de poulet, non plus. Je lui demande si nous pouvons au moins compter sur le chablis. Timidement, il nous dit que non.

Très contrarié, je lui demande de revenir avec la carte. J’avais repéré sur ladite carte un beau plateau de fromage.
- Pouvons nous avoir le plateau de fromages, s’il vous plait.
- Préférez vous tel out tel fromage ou un assortiment de fromages ?
- Venez avec tout votre plateau de fromages, s’il vous plait !

A cet instant, nous nous sommes regardés, l’un et l’autre, avec malice. Nous nous souvenions de ce restaurant à Beaune qui proposait un repas seulement à base de fromages.
Nous trouvons l’idée excellente et, dans la demi heure qui suit, nous jetons un sort audit plateau de fromages. Sont passés sur nos palais en attente de saveurs, le comté, le Saint Nectaire, le Chaource, la Tomme de Barousse, et autres crottins de chèvre.

La surprise du maître d’hôtel est totale lorsqu’il retrouve le plateau de fromages quasiment vide. De notre côté, nous sommes repus.
Nous réglons l’addition du repas sans prendre de dessert, en imaginant une sortie rapide de cet hôtel restaurant, traquenard. Après quoi nous pensons qu’il serait heureux de faire une longue sieste dans notre chambre qui nous avait été promise à midi, et là, quel ne fut pas notre surprise, elle n’était pas faite alors que les deux heures de l’après midi avaient déjà sonné. Là encore, ils étaient en attente d’une livraison de draps propres.

Nous rejoignons le bord de la piscine pour y faire une longue sieste.
Autant vous avouer, que ce soir là, nous sommes allés dîner ailleurs, en bord de mer, à Leucate. Et le lendemain, nous avons quitté l’hôtel, sans prendre le petit déjeuner.
Depuis le jour de cette histoire, amie lectrice, ami lecteur qui est vraie, je ne m’assure plus seulement de la qualité de la literie des lits proposés, de l’offre des cartes mais des conditions d’organisation des hôtels restaurants où je réserve des chambres.

Posté le : 19/04/2015 22:09
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Istenozot,

J'adore ce genre de tranche de vie. On va leur envoyer Philippe Etchebest, il devrait trouver le moyen de régler le problème des lapins, poulets et même des draps !

Heureusement que le fromage est riche en protéines. Lorsque tu as évoqué un resto face au Canigou, j'ai craint à un moment qu'on vous ait servi une boîte de pâté pour chiens ! Warf Warf !


Merci pour ce chouette partage.

Bises

Couscous

Posté le : 20/04/2015 07:44
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Chère Couscous,

Je prends un vif plaisir à répondre aux défis. Outre que cela me fait du bien, j'aime partager ainsi avec les Loréennes et les Loréens.
Je ne remercierai jamais assez mon cher frère de m'avoir fait venir ici.

Je donne raison à Exem et à Kjtiti. J'ai finalement un peu détourné ton défi. Je n'ai pas vécu cet événement comme un cauchemar mais plutôt comme un moment contrariant, certes, mais amusant.
Et finalement, ta réponse à mon texte fait écho à cela. J'en souris encore. Et elle me fait commencer ma semaine professionnelle dans la bonne humeur.
Merci très chère Couscous.

Amitiés de Dijon.
Bises.

Jacques

Posté le : 20/04/2015 09:32
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Re: Défi du 18 avril 2015
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@kjtiti: excellente petite provocation. La chute m'a achevé. Bravo !
@couscous: donne nous l'adresse de l'hôtel histoire de ne pas y mettre les pieds. Jamais de ma vie je n'ai vécu une telle expérience.
@Istenozot: il va falloir appeler Gordon Ramsay (https://fr.wikipedia.org/wiki/Gordon_Ramsay) pour qu'il remette de l'ordre dans l'organisation de ce restaurant. Tu aurais du aller au restaurant chinois placé en bas du Mont Canigou (arf arf, je sais la blague est naze mais trop tentante).

Posté le : 20/04/2015 19:55
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Re: Défi du 18 avril 2015
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Avec votre défi, Couscous vous m'avez invitée à vous raconter cette histoire vécue, à quelques mots près, elle est exacte

Dès que nous prononçons le mot hôtel nous nous imaginons vite le repos bien mérité, parfois le luxe, le calme et la volupté……
Si je vous dis personnel navigant vous me direz hôtesse de l’air à la jambe légère et pilotes grévistes aux porte feuilles bien garnis et surtout, hôtels 4 étoiles.
N’ai-je pas raison ?

Les étoiles brillent, certes, de mille feux,et le feu brûle souvent, la plaie est parfois très profonde.

Pour côtoyer les Anges il m’avait fallu, ce jour-là, 12 heures d’une traversée transatlantique particulièrement éprouvante. S’envoyer en l’air suppose tout de même quelques contraintes…les jambes, la tête et le passager : le frustré de la première classe, le dragueur, le maniaque du bouton, le serial curieux… le malade qui a besoin d‘une assistance constante et les sautes d’humeur de l’équipe, bref, tout cela va prendre fin dans 20 minutes et à moi le repos tant mérité, moi qui ait du jongler avec les humeurs de chacun, éponger toutes les susceptibilités, essuyer quelques tempêtes intestines, je me rassure assez rapidement en m’imaginant les draps soyeux d’une chambre extraordinaire. Le luxe est d’y avoir un calme quasi parfait, fini les « Madame, mon voisin a enlevé ses chaussures c’est une infection » terminé « Madame, appelez-moi le commandant…j’ai besoin de lui » nous étions en pleine descente, à ce moment-là il n’est en aucune façon question de déranger nos « Mermoz » et nous avions tous besoin de lui. Il était beau garçon, certes, et elle l’avait remarqué à l’embarquement…..bienheureux pilotes !

Les pneus crissent, la phrase magique arrive enfin « PNC aux portes…. »
Waouh !! Le bonheur est enfin à ma portée, j’imagine déjà la chambre claire, vue sur la mer, une douche fraiche et toutes les friandises qui vont avec….

Un bus réfrigéré plus tard, le Graal est enfin là……je tends à la réception la liste de l’équipage pour recevoir enfin les clefs du salut.
« Yes…Miss ? »
« Good afternoon sir »….La politesse ferait –elle défaut chez nos amis anglo saxons ?
Je lui tends à nouveau mon document…point de réponse, pas de veine !
En parlant de veine Les miennes comme celles de mes camarades de « jeu » étaient bien en mal point d’ailleurs, il était plus que temps de rafraîchir ces jambes qui n’offraient plus guère d’attrait à ces messieurs qui les reluquent sans arrêt pendant un vol.

Je traduis…
« Nous avons un petit problème »
« Quoi !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
« Vous devrez attendre pour avoir vos chambres, nous avons eu un groupe qui a changé son heure de départ… »..
Sait –il que l’on se moque de son groupe à ce moment précis ?
Mon sang ne fait qu’un tour…il bouillonne, les jambes, le visage tout devient rouge. Quelques membres de mon équipe s’agitent et m’invectivent, être chef suppose parfois quelques diatribes, les autres s’étalent calmement dans les canapés, il ne fallait plus rien leur demander.
La révolte gronde…
Il va falloir patienter, chercher au fond de soi toute l’énergie, la psychologie, la philosophie nécessaires pour ne pas sombrer dans la colère…il n’y avait plus aucune chambre propre………mais la force est toujours en nous, en moi.

Nous avons attendu, plus longtemps que prévu, j’ai exigé et obtenu des chambres avec vue sur la mer…et très spacieuses..

Deux jambes gonflées plus tard…voilà enfin les clefs qui tintent sur le zinc de la réception….
Ascenseur, couloir, je ne voyais plus rien, le brouillard envahissait mes yeux, la fatigue était à son comble.
La douche où est la douche ?
Mes vêtements volent dans tous le sens je ne prends pas le temps de faire un tour d’inspection, comme à l’accoutumée, vous savez, vous ne le saviez pas ? le dessous d’un lit offre bien des surprises, pas très réjouissantes, puis je saute dans une cascade d’eau rafraîchissante.
Rafraîchissante, elle l’était mais peut-être un peu trop. Et …il n’y avait pas d’eau chaude…
Une fois glacée par les eaux californiennes je fais enfin la petite visite d’inspection et là…..quels trésors ai-je trouvés ? Une merveille d’horreur.

Vous avez dit 4 étoiles ? Où sont-elles passées….éteintes à jamais…..

La sieste fut vite interrompue, enfin nuit, voulais je dire ,.de toute manière je ne savais plus où j’étais.tant j’étais fatiguée….
« Toc, toc….. »
« Toc, toc, toc » mais plus fort
« Toc, toc, toc » encore plus fort

« Ok je me lève, j’arrive »

Qui vois-je ? Mon commandant de bord, fringuant, lui (je n’ajouterai rien…et vous laisse deviner ,nous ne jouons pas dans la même cour)

« Excuse-moi de te déranger, aurais tu du shampoing, il n’y en a pas dans ma chambre ?»
Depuis quand a-t-il droit de me tutoyer?
Encore une étoile envolée…..

« Quoi !!!!!!!
Je n’ai rien compris, rien…je le vois quelques secondes plus tard prendre mon bras et m’arracher un baiser.
Fatiguée je l’étais, énervée davantage encore et c’est ainsi que je lui assène un joli coup de main. Pour ne pas dire poing, je ne me souviens plus dans quel endroit exact du corps. Oh, non, pas là, Athéna ?

« Savez-vous qui je suis et dans quelle aventure je me suis distingué ? »

« Je vous mets au défi d’aller plus loin… » lui ai-je répondu
Je savais tout sur lui….surtout qu’il était un goujat…et l’ai mis dehors avec moult fracas.
La force était encore en moi.

Où donc étaient passés les anges de cette cité américaine? Ils ne m’ont pas protégée, envolées les étoiles de ce palace, oubliée l’éducation de certains « galons dorés »

Exténuée, me voilà enfin repartie dans mon bel écrin de plumes….les draps ont eu tout à coup une saveur particulière.
L’extase n’était pas très loin.

Et le lendemain? Fuite dans la salle de bain...........


Cauchemar à l’hôtel… oui !!!!!



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Posté le : 21/04/2015 20:56
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Par une aquarelle de Tchano

Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
.

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