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Accueil >> newbb >> Défi du 17 octobre 2015 [Les Forums - Défis et concours]

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Défi du 17 octobre 2015
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Bonjour les amis,
Voyant la période de Toussaint approcher à grands pas et surtout toutes les décorations d'halloween envahir nos magasins, j'ai voulu proposer un thème en rapport avec cette fête venue d'ailleurs. Je vous invite donc à exercer votre plume sur 'on me traite de monstre '.
Je suis persuadée que vous allez nous proposer toutes sortes de délires sur ce thème. Je trépigne déjà d'impatience de découvrir cela.

Je vous adresse des bises toutes douces de ma Belgique natale.

Couscous

Posté le : 17/10/2015 07:33
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Ma chère couscous, s'agit il du montre qui porte sur son visage la noirceur de son âme???

Si tel est la cas, nous sommes un certain nombre à pouvoir répondre à ce défi......


Allez je m'y colle .


Posté le : 17/10/2015 10:12
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Le bonheur est une chose qui se double,..…..si on le partage …

Titi
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Chère Delphine,

Ce défi est monstrueux!
Ah je vais pouvoir dire les bêtises les plus monstrueuses!
Iste le monstre va se dévoiler à vous, à moins qu'il ne se cache derrière une fable, s'étonnant qu'avec la fête d'Hallowen on deshonore sa réalité de monstre, bien sûr.
Avouez que c'est vexant tout de même, cette fête qui se moque de la vérité des monstres.

Allez, je m'attelle à cette aventure monstrueuse.
Il serait monstrueux que je passe devant Serge. Je lui laisse la première place des monstres!

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 17/10/2015 11:00
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Un monstre à Bruxelles

Je m’appelle Franck et je vis dans un quartier tranquille de Bruxelles. Mon appartement se situe au dernier étage d’un immeuble construit dans les années septante. Les murs se fissurent lentement et la peinture de la façade aurait besoin d’un coup de neuf mais je m’y sens bien. Il est un peu à mon image. J’ai la trentaine bien entamée, voire presque moribonde et ma face aurait, elle aussi, besoin d’un bon ravalement. Et il n’y a pas qu’elle. C’est tout mon corps qui est difforme. Une bosse me courbe le dos, mon crâne a la forme d’un ballon de rugby écrasé, mes yeux ne regardent pas tous les deux dans la même direction. Bref, les gamins du quartier adorent m’affubler de divers surnoms tels que Quasimodo, Ça, Frankenstein, La Chose. Mais le pire quolibet est pour moi celui de « Monstre ». Il fait référence à la cruauté, la bestialité, travers bien répandus dans la race humaine..
J’ai plusieurs voisins. Il y a la petite mamie du rez-de-chaussée. Elle voit très mal et du coup ne me juge pas sur les apparences. Je l’aide souvent à porter ses courses. Au premier étage, c’est Mademoiselle Julie, une jolie blonde au corps longiligne et aux traits un peu grossiers. Elle est polie mais je remarque dans son regard de la méfiance à mon égard. Il lui est déjà arrivé de prendre face à moi son air hautain, de dikkenek comme on dit ici. Au deuxième, c’est Valentin qui réside dans le plus bel appartement du bâtiment. C’est le fils du propriétaire. Il enchaîne les conquêtes féminines. Comme je loge juste au-dessus de lui, je peux profiter des bruits assez caractéristiques émis par ses conquêtes d’un soir. J’aimerais lui demander quelle est sa technique de drague mais nous n’avons tout simplement pas les mêmes atouts physiques. Il se pavane dans tout le quartier avec ses chaussures aux bouts pointus et sa mèche à la Justin Bieber.
Tout aurait pu continuer ainsi, chacun dans sa petite vie et ses habitudes. Mais un événement perturba notre train-train quotidien. Tout commença par des sirènes d’ambulance, suivies par celles de la police. Tous ces hommes en uniforme se sont engouffrés dans l’appartement de Mademoiselle Julie. Celle-ci a été retrouvée morte par le concierge qui rapportait son courrier, tuée d’un coup de couteau de cuisine. De ma fenêtre, j’ai vu un défilé d’agents avec des mallettes comme dans les films policiers que j’affectionne particulièrement : légiste, police scientifique, profiler, etc. Evidemment, tous les habitants de l’immeuble ont été interrogés. Je n’avais rien remarqué ni entendu, ma déposition fut succincte.
Le lendemain matin à 6 heures, on frappe à ma porte. Des policiers avec casques et gilets m’attrapent violemment les bras pour me menotter en annonçant « Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que… », la suite je la connais par cœur. Mais de quoi m’accuse-t-on ? Du délit de sale gueule ? De faire peur chaque jour autre qu’Halloween et sans masque ? Non, le policier moustachu me dit que je suis le tueur de Mademoiselle Julie. Mais pourquoi aurais-je fait cela ? Une fois au commissariat, c’est la question que je pose à l’inspecteur qui me regarde droit dans les yeux, du moins le gauche.

– Facile. Tu as tenté de l’approcher car elle te plaît et tu n’as pas supporté qu’elle te repousse. Ta nature bestiale a alors pris le dessus et tu l’as étranglée avec tes géantes mains.
– Mais enfin, je suis inoffensif. Demandez aux autres habitants de l’immeuble.
– Ce n’est pas ce que certains disent. Il se raconte que des bruits et des cris proviennent de ton appartement. Et tu possèdes une collection impressionnante de films policiers et notamment de thrillers avec des histoires de meurtres. À force de regarder toutes ces histoires violentes, tu n’as pu t’empêcher de passer à l’acte.
– N’importe quoi ! Ce ne sont que des fictions. Ce n’est pas parce que vous regardez des films pornos que vous êtes un Rocco Zifredi en puissance !
– Tu nies ? Mais les traces t’accusent. Avoue !
– Non ! Ce n’est pas moi !

Là, l’agent de police revêt son masque de méchant flic et m’assène une gifle. Voyant que je ne sourcille pas, il m’en ressert une plus violente en criant :

– Avoue que c’est toi qui l’as tuée ! C’est toi le monstre qui s’acharne sur ses victimes.

Une nouvelle baffe s’abat sur ma joue gauche faisant naître une goutte de sang à la commissure de mes lèvres.

– Elle s’est refusée à toi et tu l’as étranglée. Depuis tant d’années que tu espères pénétrer une femme. Tu n’es qu’un monstre, une bête. Comment veux-tu qu’une femme pose les yeux sur toi sans ressentir de dégoût ?

Cette fois, la claque me fait saigner du nez. Les larmes coulent sur mes joues sanguinolentes. Ses mots me blessent plus que ses coups. Il m’accuse juste parce que j’ai la gueule de l’emploi, le physique d’un déséquilibré. Les gifles s’enchaînent mais je ne ressens plus mon visage. Il est engourdi et enflé. Au bout d’une heure de mauvais traitements et après avoir pris mes empreintes de main et de pied, on me conduit dans une cellule lugubre et dégoutante. Je m’allonge en chien de fusil sur le lit de fortune trop petit pour moi.

Le lendemain, un autre agent ouvre la porte de ma cage et m’annonce, le sourire en coin :

– C’est bon, tu peux sortir. Tu es libre.

Encore ensommeillé et hagard, je ne comprends pas tout de suite. Il vient alors me tirer par le bras pour me conduire hors de la cellule. En traversant le couloir, je croise Valentin, les menottes aux poignets. Il baisse le regard, les yeux gonflés par les coups.
Quelques jours plus tard, j’apprends par les journaux que ce sont des traces de chaussures dans l’appartement de Mademoiselle Julie qui m’ont disculpé. Ils ont trouvé qu’il s’agissait de bottes à bouts pointus, la taille et le modèle de celles de Valentin. L’article évoque « Le tombeur invétéré n’a sûrement pas supporté le refus de la demoiselle et aurait lavé son honneur en attrapant le premier couteau venu. ». J’ai été bien malin de récupérer ces vieilles bottes dans le container. J’en ai encore mal aux pieds ! Ces thrillers sont bien utiles pour commettre un crime parfait. Voilà comment je me suis débarrassé d’une dikkenek et d’un Hidalgo bruyant. En espérant que mes prochains voisins soient plus sympas. Sur ce, j’ajoute le prénom de Julie après celui de Justine, Isabelle, Catherine, Serge, Jacques, Donald, Arielle, Lydia, Maurice, Marc, Emma,… tous ceux qui m’ont lancé ce regard dédaigneux et avilissant.

Posté le : 17/10/2015 19:20
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Re: Défi du 17 octobre 2015
Plume d'Or
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Je viens d'outre-tombe hanter le monstre qui m'a tué !
Bravo Delphine, tu m'as bluffé sur ce coup, je n'ai pas vu venir la chute.
Bises
Donald

Posté le : 17/10/2015 19:27
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Chère Delphine,
Chères Loréennes er chers Loréens,

Finalement Iste n'est pas un monstre!
Après avoir dialogué avec le diable, il a tenu à me raconter la triste histoire de son combat désespéré conrte Halloween.
Avant que de vous la livrer, il m'a demandé votre compassion à son égard!

Voici donc la triste fable du diable contre Halloween. Ayez pitié de lui, s'il vous plait!


Dans sa demeure où il réside bien blotti,
Le diable se trouve une humeur bien décatie
Devant les êtres humains qui fêtent Halloween.
A tenter le diable, qu’est-ce qu’il s’imaginent
Se dit-il en lui-même ! Ils sont comme des diables,
Eh bien, je vais venir les inquiéter, que diable !

Ils proposent des friandises ou des bêtises !
Je m’en vais donc participer à leurs sottises.
Croient-ils que le vent de leurs actions crée une ire,
Moi Satan, je vais leur proposer des vents pires !
M’imiter ! Ils auraient mieux fait de s’abstenir,
Je vais tant me lâcher et plus me retenir
Qu’ils rangeront tout leur barda et leurs citrouilles
Et qu’ils me supplieront d’arrêter, morts de trouille.

Le diable choisit la demeure d’un notable
Et se présente à lui de manière affable :
Je suis Belzébuth, et voici donc mes bêtises,
Tenant dans une main la hache de Cochise.
L’homme lui dit : c’est donc cela vos friandises,
Allez donc ailleurs proposer vos sottises.
Le diable, désireux qu’on lui rende justice
Et que de toutes ces simagrées on en finisse,
Frappe à la porte d’une maison plus modeste :
Hou ! Je vous promets la damnation et la peste !
Mais où sont vos bonbons lui dit l’homme du lieu ?
Je ne sais pas, répond Satan, tenant un pieu !
Cette porte se ferme à nouveau sur son nez.
Que sont ces vils comportements inopinés
Se dit-il ? Ils ne désirent plus me voir à l’œuvre
Dois-je encore avaler bien des couleuvres ?

Le diable, trouvant son approche artisanale
Se décide à organiser ses bacchanales,
Espérant prendre la place des grands suppôts
De cette fête rassemblant bien des petiots.
Abracadabra, se met à chanter Satan,
Que se réveillent ici les loups garous d’antan !
Que toutes les momies sortent de leurs cercueils !
Que les squelettes déambulent sans écueil !
Un enfant présent se met à rire aux éclats
Devant tant de déchaînements et tant d’ébats.
En son âme et conscience, le diable s’insurge,
Lui qui désirait être ainsi un thaumaturge.
Voici que tombe sur ses cornes la sentence
D’un enfant qui rie de lui en toute conscience.
Le gamin, lucide, lui dit d’aller ailleurs
Pour découvrir quelques autres admirateurs.
Je suis le mal indispensable lui dit-il,
Ma présence, auprès de vous tous, est très utile
Pour votre équilibre, le mal doit rester libre.
Sans quoi, devant le bien, vous serez toujours fébriles.
Laissez nous être des diables, lui dit l’enfant,
Aujourd’hui ou dans notre futur tout autant.
La honte sur le visage, le diable passe,
Et s’éloigne de ce monde la tête basse.

Mes amis, suivez donc cet enfant dans ses pas,
On est le diable ou pas ; on ne le devient pas !
Au lieu de vouloir être possédé par lui,
Dans des moments diables, soyez épanouis.

Je vous souhaite un très bon week end.

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 17/10/2015 23:04
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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J'ai pris un peu de retard , mais pour une bonne cause, selon les amateurs de rock de belles et bonnes belles musiques, avis justifié!!!!!!!!!!!!
J'ai assisté hier au soir au concert de Joe Bonamassa: EXTRAORDINAIRE!!!!!!, sans doute un des meilleurs guitaristes de tous les temps!!Quel bonheur!!!!!

Bon, passons à notre défi , j'ai conçu ce jour un conte pour enfants.....!!!!!




Il était une fois, en la belle Touraine,
Ce fabuleux pays des rois de France et reines,
(Ou vit Kjtiti, le poète maudit,
Qui par ailleurs ce jour, doit répondre au defi),
Un monstre sanguinaire, qui mangeait les enfants,
Et détestait les vieux, car un jour en bouffant
Un ancien, il tombât sur une prothès’ de hanche,
Ou il laissât trois dents, les plus belles et plus blanches !!!

Depuis promis juré, il ne croqu’ que des gosses,
Dans lesquels il bouff’ tout, et le gras et les os,
Ajoutant, car notre ogre est une gueule fine :
‘’Assaisonner le tout, avec des herbes fines’’.

Mais je ne suis pas là pour parler de recette,
Et bien que sur le feu, mijote ma blanquette,
Que je prépare ainsi: quelqu’ tendrons de veau
Revenus dans du beurre, ajouter un peu d’eau,
Un verre ou deux de blanc, et faites mijoter
Une bonne heure, après, l’avoir assaisonner,
Puis en fin de cuisson, pour votre sauce, lier,
Ajouter Jaune d’œuf, crème fraiche et remuer.
Votre blanquette est prête, qu’il vous faudra servir
Avec un Vouvray sec, merveilleux élixir.

Ca y est c’est reparti !!!!, c’est le syndrome Isté,
Poète ripailleur, vivant en Dijonnais,
Qui parle du Bourgogne, en vante le bouquet
Dont il me tarde enfin, à ses chopines, gouter…… ????

Mais voyez, la boisson, de mon propos m’égare,
Par la faute d’Isté, dont les abus m’effarent,
Dés lors, c’est au défi qu’il faut que je revienne,
Ne serais ce que pour plaire à couscous, notre reine…… !

J’évoquai donc notre ogre, ce mangeur de chair tendre
Par ailleurs vilain, gras et laid à se faire pendre,
Qui ne sortait jamais de sa grotte prés de Gien,
Spécialité locale: la fameuse, grotte de Gien.....

Un jour il vit passer un roi sur sa monture,
Qu’il hélât en ces mots : ‘’Halte là, roi Arthur’’,

A l’endroit du récit, Juste une précision,
En fait le vrai prénom du roi était Cipion
Mais allez faire rimer monture avec Cipion,
Il faut en poésie, faire des concessions.


‘’Halte là, roi Arthur, je suis l’ogre maudit
Qui dévore les gens, les pauvres et les nantis,
Et je vais de ce pas te faire proposition ’’
Je te laisse la vie si tu m’amènes Suzon’’

Suzon était la fille du roi Athur-Cipion
Une jolie gamine et qui avait le don,
De faire avec les mots, des rimes abruties,
Sans doute une lectrice de Kjtiti…...

L’ogre dit donc au Roi, si tu ne reviens pas,
Je boufferai ta femme, ta famille, même toi,
Ton chien et ton cheval et s’il faut monarque,
Je me renommerai roi, tu parles d’une arnaque !!

Le roi du coup pris peur et ramena Suzon,
Pour que l’ogre la croque en Suzon miroton,
Voila la belle enfant, dit l’ogre en la voyant
Et Suzon, pour rimer, d’ajouter poil aux dents !

Il suffit lui dit l’ogre, que les rimes fâchaient,
Et poil au salsifis, répondit l’effrontée
Cesse ces rimes idiotes dit l’ogre furibond,
Poil à la glotte conclut la fille de Cipion .

Arrête, arrête !!! hurla l’ogre alors, hors de lui,
Et poil à la quéquette lui dit l’enfant joli,
Et l’ogre de rougir, de se congestionner,
Pour soudain se dissoudre derrière une fumée……

Une fée qui passait avait fait disparaitre
L’ogre, et le remplaçât en faisant apparaitre,
Un charmant chevalier en compagnie duquel
Suzon file depuis ses moments les plus bels.

Ainsi finit ce conte ou l’ogre fut vaincu
Suzon aurait alors, ajouté, poil au C.. !!!

Posté le : 18/10/2015 10:27
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Titi
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Cher Serge,

J'ai passé un bon moment diable avec toi. Hi hi!
J'en ai ri jusqu'aux larmes.
Quelle imagination débordante d'humour et de tendresse aussi. Quel talent!

Je te remercie aussi de m'avoir glissé dans ton poème.
Je venais d'ailleurs, je fus aussi embassadeur et me voici maintenant ripailleur.
Que puis-je dire d'autres que : quel bonheur!

Mais avant tout quel bonheur de te lire.

Je te souhaite un magnifique dimanche.
Ce midi, en buvant un Vosne Romanée 1er cru avec un lapin chasseur, et toujours avec bonheur, en ripailleur (pour honorer Kjtiti), sois assuré que je penserai à toi mon ami!

Amitiés de Dijon.

Jacques

Posté le : 18/10/2015 11:32
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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hop !

Posté le : 18/10/2015 11:55

Edité par Boris sur 19-10-2015 05:06:46
Edité par Boris sur 20-10-2015 00:37:48
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Re: Défi du 17 octobre 2015
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Au fond du jardin


Je suis une créature. Perdu au fond de mon jardin, enterré par ma famille, je nourris les rangées de fleurs grasses, tel un compost à moitié humain et bientôt oublié.

Je me souviens de mes premiers pas dans ce monde injuste. Je n’étais pas différent des autres enfants, ni trop petit ni trop lourd, juste adorable pour une mère abonnée aux essais cliniques sur la fertilité. Ma grand-mère me regardait comme une sorte de miracle divin, mon grand-père me chatouillait le menton, mon père ne savait pas quoi dire. J’étais bien parti.

Les dix années suivantes me reviennent en mémoire. Je passais de la crèche à l’école maternelle sans erreur de parcours. Mes dessins ne révélaient aucun traumatisme secret, nulle anomalie, rien d’inquiétant. Les pédiatres suivaient mes courbes de croissance, ajustaient mon régime alimentaire, conseillaient des jeux éducatifs pour exacerber ma curiosité. Mon père m’apprenait les rudiments de la conduite automobile, sur mon petit camion à pédales. Ma mère me promenait de longues heures dans le parc, à me raconter des histoires où les fées et les princesses rencontraient de preux chevaliers blancs. Mes camarades de classe jouaient avec moi dans la cour de récréation, me raccompagnaient à la maison en passant le long de la rivière, m’invitaient à passer le samedi manger des beignets devant la télévision. Je vivais.

Je ne sais pas quand j’ai été découvert. J’avais pourtant bien découpé le chat du voisin avant de le jeter dans la benne à ordures. Personne ne m’avait vu étouffer la blonde Mélanie avant de la jeter dans la Medlock, près de Phillips Park, la veille de ses douze ans. Je me rappelle des mots de ma mère, quand le cadavre de ma voisine avait été découvert flottant dans les eaux : « il ne faut plus sortir seul, mon chéri, le monde est terrible de nos jours ! » Pourtant, j’avais continué à tester les limites du corps humain, d’abord sur des sans domicile fixe noyés dans leur mauvais alcool, oubliés par les béni oui-oui de Manchester, rejetés par la grande Britannia aux dents blanches. Le vieux Luther, un grand Noir venue de son Nigéria natal, avait pris feu en une dizaine de minutes, entre deux et trois heures du matin, la plus belle bougie de mon quinzième anniversaire. « Encore un drame à quelques pas de chez nous » avait chuinté notre pasteur gâteux, le dimanche suivant, entre deux « Je vous salue, Marie », devant des dizaines de bigots aveuglés par des promesses de salut dans un monde supposé meilleur. Je ne promettais rien mais je nettoyais la terre de ses impuretés, sans bruit et sans fureur.

J’ai du aller trop loin, au-delà des limites fixées par l’aveuglement collectif d’un peuple riche et trop gâté. Je ne savais pas que ce n’était que des mots, ces injonctions martiales à chasser les bâtards hors de notre belle Angleterre, à fermer les frontières aux hordes de réfugiés et de morts de faim venus nous envahir sous le prétexte qu’on leur devait bien ça. Je n’étais pas le seul à vouloir en découdre avec les pouilleux, à remettre les choses dans le bon ordre, celui décrit par les Saintes Ecritures et chanté par toute la chrétienté. Même en France, chez nos ennemis jurés, une grande blonde réclamait la fin du n’importe quoi, le retour aux valeurs de l’Occident. J’étais juste un héros anonyme perdu dans une masse apeurée.

Je revois mon grand-père, à l’aube de mes vingt ans. Il était venu dans ma chambre, alors que je révisais un cours de mécanique, m’avait posé des questions sur mes sorties nocturnes et s’était mis en tête de fouiller mes affaires. Je n’avais pas aimé ses soupçons, ses sous-entendus, les qualificatifs de nazillon et de sociopathe. Mon sang n’avait fait qu’un tour. Déplacer son cadavre n’avait pas été une mince affaire, vue la masse du bonhomme, mais j’y étais arrivé, comme à chaque fois. Le découper, le liquéfier, le disperser dans les faubourgs de la vieille ville avait été presque aussi simple que mon dernier fait d’armes, quand j’avais incendié ce camp de réfugiés afghans dans Phillips Park. Une fois de plus, je pensais m’en être sorti, parce que ma cause était juste.

Je sais désormais à quel point j’avais tort. Mes raisons étaient honorables mais j’avais sous-estimé ma famille, pensé que mon grand-père n’en avait parlé à personne, que mes parents voyaient encore en moi le chérubin tant espéré. Je croyais que ce troupeau d’aveugles n’oserait jamais punir un jeune homme de bonne famille, pour quelques corps calcinés, ces voleurs de poules arrivés en bouches affamés dans notre fière et blanche Grande-Bretagne. Les autres ne le voyaient pas sous cet angle, trop imbibés de cette décadence érigée en nouvelle religion sous des vocables dépassés, tels que la démocratie et la tolérance. Cette fois-ci, mes arguments n’avaient pas porté.

Je suis une créature. Ma famille m’a condamné à disparaître loin des yeux loin du cœur, telle une honte cachée dans les entrailles de la terre. Le sol prend possession de mes restes, les vers commencent leur festin de minuit et les fleurs plantent leurs racines dans mes orbites éclatées.

Posté le : 18/10/2015 13:59
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Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui bat d'une aile à dessiner
Qui bat d'une aile à rédiger
Par une aquarelle de Folon
Il vole à moi un vieux cahier
Qui dit les mots d'anciens poètes
Les couleurs d'une boîte à crayons
Il souffle des mots à l'estrade
Où il évente un émoi rose
A bord de ce cahier volant
Les animaux font des discours
Et les mystères vous font la cour
A bord de ce cahier volant
Un âne triste monte au ciel
Un enfant soldat dort la paix
Un enfant poète baille à l'ourse
A bord de ce cahier volant
Vénus éteint la douce brune
Lune et clocher vont bilboquer
L'eau le soleil sont des amants
Les cages aux oiseux sont ouvertes
Les statues font des farandoles
A bord de ce cahier volant
L'hiver soupire le temps passé
La porte est une enluminure
Les croisées des lanternes magiques
Le plafond une aurore polaire
A bord de ce cahier volant
L'enfance revient pousser le temps.
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